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  • : Présentation et publication intégrale de mon ouvrage de science-fiction appelé le Mensékhar
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:32

 

Le Messie de Dune publié en 1969 est le second roman du cycle de Dune de Franck Herbert. On y retrouve la plupart des personnages du premier roman : le Messie de Dune est la suite directe de Dune.

 

Le Messie de Dune 

 

Après 12 ans de Jihad, les fremens menés par Paul Atréides ont conquis la totalité de l'univers. Paul est devenu l'empereur Muab'dib. Doté de puissants pouvoirs, il voit l'avenir, il connait ses ennemis et sait quand ils agiront. Ses ennemis sont puissants et comptent parmi l'ancienne maison impériale Corrino qui a été renversée, le Bene Gesserit, le Bene Tleilax et la Guilde spaciale. Tous essayent de reprendre le contrôle de l'Epice, source du pouvoir de Paul.

 

Irulan, la femme de Paul et la fille du dernier empereur Corrino intrigue contre Chani, la concubine de son époux. Par un habile traitement contraceptif, Irulan empêche Chani de donner un fils à Paul et ainsi de perpétuer la maison Atréide.

 

Chani est enfin enceinte de jumeaux. Elle meurt en les mettant au monde : un fils nommé Leto et une fille nommée Ghanima.

 

Grâce à sa prescience, Paul voit que tous les chemins du futur possible mènent au désastre. Doit-il suivre le Sentier d'Or qui s'impose à ses visions ? S'il refuse cette responsabilité, il provoquera sa perte.

 

Le Messie de Dune est un roman intermédiaire dans la saga de Franck Herbert. Des sept ouvrages, c'est celui que j'ai le moins aimé. Du fait, sans doute, qu'il ne trouve son dénouement que dans le livre suivant : les Enfants de Dune.

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 14:36

 

Dune est un roman de science-fiction écrit par Franck Herbert en 1965, premier ouvrage d'une série de six romans intitulée le cycle de Dune.

 

Dans la version française le roman est parfois divisé en deux volumes : Dune 1 et Dune 2.

 

Dune 1 Franck Herbert

 

Je ne vais pas résumer l'intrigue du livre, mais plutôt présenter les principaux personnages.

 

Shaddam IV : 81ème empereur Padishah de la famille Corrino, il règne sur tout l'univers. Il est marié avec Anirul, une Bene Gesserit de rang caché qui lui a donné 5 filles, mais aucun fils pour satisfaire son ordre. Le Bene Gesserit est un ordre féminin mystérieux aux pouvoirs étranges ayant pour dessein une sélection génétique depuis plusieurs millénaires dont le but ultime est la conception d'un homme, le Kwisatz Haderach, qui pourra "voir" ce que les femmes du Bene Gesserit ne peuvent voir. Le règne de Shaddam IV est marqué par la révolte d'Arrakis décrite dans Dune, qui se terminera par la chute de la maison Corrino et l'exil de l'empereur.

 

Duc Leto Atréides : sa famille qui descendrait des Atrides (rois grecs d'Atrée) règne sur Caladan, une planète luxuriante, depuis des générations. Au début du roman, le duc Leto reçoit de l'empereur la planète Arrakis en fief. Il s'agit en fait d'un piège tendu par l'empereur, la Guilde et la famille Harkonnen. Peu après son arrivée sur Arrakis, le duc est trahi et tué. Il avait pour concubine une dame du Bene Gesserit, dame Jessica qui lui avait donné un fils : Paul Atréides.

 

Dame Jessica : membre du Bene Gesserit, elle devient la concubine du duc Leto Atréides qui ne l'épouse pas officiellement pour des raison politiques. Tant qu'il n'est pas marié, nombre de familles peuvent espérer nouer une alliance avec lui. Dame Jessica ignore ses origines comme bon nombre de membres du Bene Gesserit : elle apprendra plus tard par la bouche de son fils Paul qu'elle est la fille du baron Harkonnen, l'ennemi juré des Atréides. Par amour pour Leto, dame Jessica a enfreint les règles de son ordre en donnant un fils à son amant alors que l'ordre avait planifié une fille. Le Bene Gesserit avait prévu que l'union de cette fille avec Feyd-Rautha, le neveu du baron Harkonnen, donnerait naissance au Kwisatz Haderach tant attendu. Paul Atréides aura des pouvoirs considérables, proches du Kwisatz Haderach.

 

Paul Atréides : c'est le personnage principal de Dune et du livre qui suivra Le Messie de Dune. Il est le fils du duc Leto Atréides et de dame Jessica. Il reçoit son premier prénom de son grand-père paternel, Paulus Atréides, et le second, Oreste, du mythe d'Agamemnon. Il a une soeur Alia qui naitra après l'assassinat de Leto et la fuite de Paul et de Jessica chez les fremens. Les fremens reconnaissent Paul comme leur messie et se fédèrent autour de lui. Le soulèvement des Fremens donnera la victoire à Paul sur ses ennemis, les Harkonnens et l'empereur Shaddam IV.

 

Alia Atréides  : fille posthume du duc Leto et de dame Jessica, elle subit l'agonie de l'épice dans le ventre de sa mère. Elle a accès à la mémoire de ses ancêtres féninins, comme les Bene Gesserit, mais également à celle de ses ancêtres masculins. L'abomination d'Alia représente un danger pour l'univers tout entier (à suivre dans le Messie de Dune).

 

Baron Vladimir Harkonnen : c'est l'ennemi juré de la famille Atréides. Sa surcharge pondérale est telle qu'il ne peut se déplacer sans l'aide de suspenseurs.

 

Feyd-Rautha Harkonnen : c'est le neveu du baron Vladimir Harkonnen. Il meurt lors d'un combat au couteau contre Paul Atréides après la bataille d'Arrakeen.

 

Duncan Idaho : c'est le seul personnage à être présent dans tous les tomes du cycle de Dune, bien que ce soit un personnage secondaire. Dans le premier livre de la saga, Duncan Idaho est un guerrier de Ginaz, maître d'armes de la famille Atréides. C'est un des professeurs de Luc Atréides. Quand les Atréides prennent lle contrôle de Dune, Duncan Idaho devient l'ambassadeur du duc auprès des fremens. Il est tué par les soldats de l'empereur en protégeant la fuite de Paul et de dame Jessica.

 

Gurney Halleck : ami et professeur de Paul Atréides.

 

Thufir Hawat : au service de la famille Atréides depuis 3 générations en tant que mentat (ordinateur humain).

 

Stilgar : personnage important parmi les fremens. Il accueille Paul et Jessica après la mort de Leto.

 

Chani Kynes : concubine fremen de Paul Atréides, mère de ses jumeaux Ghanima et Leto II. C'est la fille de Liet Kynes.

 

Liet Kynes : planétologue impérial sur Dune, il épouse une fremen dont il aura Chani, la concubine de Paul Atréides. 

 

Irulan : fille aînée de Shaddam IV et membre du Bene Gesserit. Elle épouse Paul Atréides lors de la victoire de celui-ci contre son père. Ce mariage est purement politique et ne donnera aucune postérité.

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 19:23

 

         Sappho et Oued étaient emmenés en pastille de lévitation vers les étages supérieurs du bâtiment du Grand Conseil. Après l’annonce officielle de la mort d’un empereur, l’assemblée avait en effet devoir de siéger afin de valider l’accession au trône du Proèdre, son héritier.

         Les événements s’étaient accélérés après la fuite d’Eden et d’Adonis. Les Immortels avaient investi la Cité Interdite. Du haut de son disque, Sappho pouvait admirer les unités militaires qui se déployaient dans les jardins du palais impérial. Le ciel de Gayanès était couvert de vaisseaux Immortels menaçants.

         Oued se félicitait.

         - Nous aurons bientôt le contrôle absolu de la Cité Interdite.

         - As-tu des nouvelles d’Eden et d’Adonis ?

         - Nous avons fouillé la Cité Interdite de fond en comble, mais ils demeurent introuvables. Je suis pratiquement certain qu’ils ont fui dans la navette de Wacé. C’est le seul vaisseau qui ait pu quitter Gayanès avant le bouclage complet de la planète.

         Sappho enrageait. Adonis l’avait trahi pour sauver Eden, elle le savait. Elle avait surpris les pensées les plus intimes du jeune homme alors qu’il quittait précipitamment son palais comme un voleur.

         - Il faut absolument retrouver Adonis.

         - Pour le punir ?

         Sappho éprouvait trop de tendresse pour Adonis pour envisager quelques représailles que ce fut à son égard.

         - Sûrement pas. Je veux que ce garçon revienne à mes côtés.

         Oued tempéra les ardeurs de Sappho.

         - Nous retrouverons ton protégé, je te le promets. Mais pour l’instant nous avons mieux à faire. Nous avons un trône à conquérir.

         - Nous avons la force de notre côté, mais il nous manque encore la légitimité, s’inquiéta Sappho. Eden est tout de même le véritable héritier du trône.

         - Ne te tracasse pas pour cela. J’ai une arme secrète qui éliminera toute autre prétention au trône en dehors de la tienne.

         - Tu m’intrigues. Quelle est cette arme que tu caches si farouchement ?

         - Tu ne vas pas tarder à le savoir.

         La pastille s’engouffra dans l’une des bouches de la partie supérieure du bâtiment. Oued et Sappho firent le reste du trajet à pied. Ils montèrent sur la tribune officielle et s’assirent sur leurs fauteuils respectifs. Sappho se garda bien de s’installer sur le trône impérial vacant.

         La salle reflétait la nouvelle composition du Grand Conseil. La moitié des tribunes était peuplée de représentants Immortels. Les rangs des Blancs étaient beaucoup plus clairsemés, notamment dans le groupe des nobles. De nombreux députés Blancs avaient en effet décidé de boycotter la réunion.

         La Doyenne de l’Université occupait les premiers rangs dévolus aux savants. Sappho se pencha pour murmurer quelques mots à Oued.

         - Syris ne devait-elle pas quitter Gayanès hier matin ?

         - Tout à fait. Mais Wacé est parti sans elle.

         - J’aurais préféré quelle soit absente. La reine Blanche est redoutable.

         - Cette fois-ci, elle ne pourra pas nous nuire, assura Oued confiant.

         Sappho se leva, obligeant tous les députés à en faire de même.

         - Je déclare la séance ouverte, fit-elle.

         Ils se rassirent, à l’exception de Sappho qui commença son discours d’ouverture.

         - L’Empereur est mort et le Proèdre a disparu. Peut-être est-il mort lui aussi ? Les protonyx ne vont pas tarder à se libérer du joug impérial. Aussi, je vous propose de me faire sacrer sur Iadès dans les prochains jours. Y a-t-il des objections ?

         Les députés Noirs applaudirent la Princesse. Cette dernière s’était tournée en direction des députés Blancs plus rétifs avec un regard accusateur.

         - Y a t-il des objections ? Répéta-t-elle, impérieuse.

         - Une seule !

         Tous les regards se tournèrent en direction de la bulle de verre de Syris d’où était provenu ce cri de protestation. La Doyenne fermait fortement les poings en signe d’énervement et le grincement de ses dents usées qu’elle serrait nerveusement, amplifié par son micro, traversa toute la salle.

         Sappho en entendant ce petit couinement désagréable frissonna dans tout son corps.

         - Quels sont tes arguments, chère Syris ?

         Lorsque la Doyenne s’exprimait, sa bouche semblait mâcher une substance élastique et résistante.

         - Mon argument est très simple. C’est au Proèdre que revient légitimement le trône.

         - Il a disparu ! S’emporta Sappho.

         - Nous allons le retrouver, répondit très calmement la Doyenne. Mes espions viennent de le localiser. Il est pour l’instant sur Phylis, auprès du sparapet Wacé.

         Sappho resta bouche bée. Oued se leva de son siège et écarta la Princesse pour s’avancer au bord de la tribune afin de prendre la parole.

         - En ce qui concerne le Proèdre et ses agissements, je souhaiterais que vous entendiez les révélations d’une jeune personne.

         Oued fit un signe de la main aux deux Immortels qui surveillaient l’entrée de la porte principale de la salle. Ils s’écartèrent pour laisser le passage à une jolie créature brune. Elle se dirigea vers la tribune impériale et en monta les marches afin d’aller prendre place aux côtés d’Oued et de Sappho.

         La Princesse grimaça en reconnaissant la jeune fille.

         - Je vous présente Elia, fit Oued en s’adressant à l’assemblée. Cette demoiselle a beaucoup de choses à nous raconter.

         Sappho lui tira le bras pour lui parler à l’oreille.

         - Cette fille m’a trahie pour s’allier à Eden.

         - Probablement. Mais avant de songer à te venger, écoute un peu ce qu’elle va dire.

         Elia, intimidée, toussota avant de prendre la parole.

         - J’étais aux côtés du Proèdre lorsqu’il fomenta un complot contre le Commandeur des Immortels avec la complicité du sparapet Wacé.

         Oued intervint pour commenter l’explication de la jeune fille.

         - J’ai été victime hier d’un attentat au sein même du Toledo. Deux de mes hommes ont essayé de me tuer et m’ont blessé à l’épaule.

         Oued avait retroussé la manche de sa tunique pour montrer la plaie. Elia poursuivit.

         - Eden et Wacé avaient promis beaucoup de pélanine à ces deux soldats s’ils parvenaient à tuer le Commandeur.

         L’assemblée, y compris dans les rangs des Blancs, poussa un cri de protestation. La pélanine était une drogue si dangereuse que se livrer à son commerce constituait le pire crime qui puisse exister dans l’Empire.

         Oued invita Elia à se retirer. Sur un autre geste de sa main, des centaines de soldats se déployèrent autour des rangs des députés nobles.

         - Le Proèdre Eden et le sparapet Wacé sont déclarés hors la loi, décida t-il. En attendant d’éclaircir d’éventuelles complicités, tous les députés nobles sont en état d’arrestation.

         Emmenés de force en dehors de la salle par les Immortels, les délégués nobles protestèrent vainement. Les vénérables représentants étaient malmenés, frappés s’ils contestaient la décision d’Oued.

         Les savants assistèrent au spectacle sans oser s’y opposer. Avec l’élimination des nobles, ils étaient désormais très minoritaires au sein du Grand Conseil, se retrouvant seuls face aux représentants des Immortels. Syris garda parfaitement son calme et laissa la parole à Sappho.

         La Princesse s’avança au niveau d’Oued et se tourna vers les savants, les seuls qui pouvaient encore s’opposer à son pouvoir.

         - Le Proèdre nous a tous déçus. Il est déchu de ses droits au trône. Je serai votre nouvelle impératrice puisque je suis la dernière représentante de ma famille.

         - C’est faux ! Cria Syris en sortant subitement de son mutisme.

         La stupeur puis l’étonnement marqua le visage de Sappho après l’intervention inattendue de la Doyenne.

         - Que dis-tu ? Mon frère est mort et je suis sa seule soeur.

         Toutes les têtes interrogeaient Syris du regard. Quel secret la Doyenne s’apprêtait-elle à révéler ?

         La vieille femme mouilla ses lèvres avec sa langue, puis retenant son souffle, martela le terrible secret.

         - L’Empereur a eu un deuxième fils.

         L’assemblée était abasourdie. La nouvelle tombait comme un couperet. Personne n’ignorait la malédiction d’Etran. Personne ne pouvait imaginer qu’un Empereur serait inconscient au point de défier la légende.

         Sappho éclata d’un rire nerveux.

         - Tu te fais vieille, ma pauvre Syris. Tu radotes. Mon frère n’aurait jamais fait une telle erreur.

         Syris grimaça un sourire.

         - Ton frère a eu un fils et tu le connais bien. Il s’agit de ton protégé Adonis. J’en veux pour preuve le pendentif que Sa Majesté avait confié à la mère de son enfant, la reine Adwa. Il n’existe qu’un unique exemplaire de ce pendentif dans tout l’Empire et tu le portes actuellement à ton cou.

         L’assemblée poussa un soupir de stupéfaction. Le protonyx d’or brillait sur la robe de Sappho. La Princesse le serra dans son poing, comme si elle voulait le protéger du regard des dignitaires présents.

         L’histoire de Syris paraissait incroyable et le pendentif ne prouvait rien. Pourtant Sappho était intimement convaincue que la Doyenne ne mentait pas. Son frère lui avait un jour confié qu’il avait entretenu une éphémère liaison avec la reine des Amazones. Il ne lui avait jamais parlé du pendentif, mais ce nouvel élément apporté par Syris expliquait comment il avait pu entrer en possession d’Adonis.

         - Pourquoi nous avoues-tu tout cela ? Demanda Sappho à Syris.

         La vieille femme répondit tranquillement.

         - Je pense avant tout au Mensékhar. Je suis très âgée, mais le sort de l’univers m’inquiète. Que pouvons-nous faire pour éviter l’accomplissement de la malédiction ?

         - Eden sera condamné à mort pour ses crimes, trancha Sappho.

         - Et Adonis ? Demanda la vieille femme pleine de malice. N’est-il pas en tant que fils aîné de l’Empereur Sheshonq, l’héritier légitime du trône ?

         - Adonis a disparu, bafouilla Sappho.

         Oued vint à sa rescousse.

         - Adonis a disparu. Nous avons de bonnes raisons de penser qu’il a pu aider Eden et Wacé à fuir. Peut-être est-il leur complice ?     

         - Mais nous n’avons pas de preuve, objecta Syris.

         Sappho frémit à l’idée qu’Adonis puisse être condamné aux côtés d’Eden et de Wacé. Elle ne pouvait pas supporter l’idée que son amour puisse être ainsi jeté en pâture aux Immortels.

         - Adonis est innocent, protesta t-elle.

         Oued n’était pas de son avis.

         - Comment peux-tu être si formelle, ma chère Sappho ?

         Il se pencha vers l’oreille de la Princesse pour lui souffler sa vision de la situation.

         - La révélation de Syris change toutes les données du problème, expliqua t-il. Adonis devient ton rival. Il peut réclamer le trône et ses prétentions valent les tiennes.

         - Je connais Adonis, il ne revendiquera jamais le pouvoir.

         Sappho contempla tous les députés qui ne savaient qui choisir entre les deux prétendants. Les savants marquaient ouvertement leur préférence pour Adonis, dans l’espoir de gagner du temps. Les Immortels étaient eux-mêmes partagés. D’aucuns espéraient voir un homme monter sur le trône de préférence à une femme.

         Oued mit un terme à la cacophonie en rassemblant ses troupes.

         - Je vous rappelle que nous avons pour l’instant une seule personne capable matériellement d’affronter les protonyx. Par conséquent, la Princesse Sappho sera sacrée demain sur Iadès.

         - Je suis prête à faire un geste, concéda t-elle. En l’absence d’Adonis, j’assumerai la responsabilité du pouvoir. Mais comme je n’ai pas eu d’enfants, je recommanderai Adonis pour me succéder sur le trône d’Etran.

         Les applaudissements fusèrent dans les rangs Immortels, relayés par les représentants des savants. Tous étaient soulagés d’apprendre que la relève pourrait être assurée après la mort de Sappho dont le tribadisme était notoire.

         Syris accepta le verdict de l’assemblée.

         - Je sais où se trouve Adonis, annonça-t-elle. Je suis prête à le prendre sous ma protection.

         Sappho n’avait pas entièrement confiance en Oued pour retrouver le jeune homme. Elle soupçonnait toujours le Commandeur jaloux de vouloir le faire périr.

         - Ramène-moi Adonis, dit-elle. Ma reconnaissance te sera éternelle.

         - Je vais embarquer pour Phylis sur-le-champ.

         Satisfaite, la Doyenne déplaça sa bulle de verre sur une pastille et quitta la salle du Grand Conseil en s’envolant, suivie de ses inséparables gardes du corps. Les députés se levèrent de leurs bancs dans un brouhaha infernal et se dirigèrent vers les portes de sortie.

         Oued et Sappho restaient seuls sur la tribune impériale.

         - Tu dois être satisfait, fit-elle à son compagnon. Tu me reprochais d’être la dernière représentante de ma terrible famille. Maintenant que j’ai un second neveu, la succession de la dynastie d’Etran est assurée.

         - Maintenant que nous savons où il se trouve, nous allons faire investir Phylis pour le retrouver.

         - Je te le déconseille, s’opposa Sappho. Laisse plutôt agir les savants.

         - Comme tu voudras. Mais ne trouves-tu pas étrange l’empressement de la Doyenne pour t’aider dans la recherche d’Adonis ?

         L’interrogation d’Oued inquiéta Sappho. La reine blanche n’était pas femme à s’avouer si facilement vaincue.

         - A quoi songes-tu ?

         - Au projet Djed. Je tiens cette information de l’Empereur. Les savants peuvent faire survivre n’importe quelle âme en la transférant dans un jeune corps. Je suis étonné que la Doyenne n’ait pas encore envisagé de se servir de cette invention pour son propre compte. Au contraire, elle persiste à supporter son corps en ruine.

         - Les jeunes corps ne manquent pas, reconnu Sappho.

         - Les corps des Fils d’Etran sont beaucoup plus rares, objecta Oued.

         Sappho venait subitement de comprendre les motivations qui présidaient aux agissements de la Doyenne. Comment n’y avait-elle pas songé plus tôt ? La vieille femme avait des vues sur le trône des Fils d’Etran. Eden étant proscrit, elle espérait se servir du corps d’Adonis pour parvenir à ses fins. La Princesse se devait de faire échouer les plans de la Doyenne.

         - Tu vas attendre que la reine blanche localise Adonis sur Phylis. Nous interviendrons alors immédiatement avec les Immortels.

         Oued hocha de la tête pour montrer son approbation. Il ne souhaitait pas particulièrement sauver Adonis des griffes des savants, mais il craignait plus que tout de voir la sorcière s’emparer du trône d’Etran.

         Il était heureux. Le discret roi noir avait été plus vigilant que sa reine et venait de contribuer à mettre en échec les plans de la rusée reine des savants.

 

Chapitre 19                                                             Chapitre 21    

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:23

 

Je vais commencer à mettre en ligne les 18 chapitres de la seconde partie du Mensékhar intitulée Le Souffle de l'Esprit.

 

Le second livre du roman se déroule pour l'essentiel sur la planète Phylis appartenant au sparapet Wacé et sur laquelle Adonis et Eden se sont réfugiés. Les deux jeunes hommes ne sont pas au bout de leurs peines, Phylis étant une planète dont les monumentales villes de près de 4000 mètres de hauteur parviennent à peine à émerger d'une mer de nuages.

 

C'est sur Phylis qu'Adonis et Eden vont être traqués par la plupart des protagonistes du roman. C'est sur Phylis qu'ils vont faire connaissance avec l'âme du Premier Empereur et que ce dernier va leur révéler ses projets millénaires.

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 10:53

 

Chelsea est la nièce d'Adwa, la reine des Amazones. Avec elle, je termine la présentation des personnages de mon roman de science-fiction.

 

Tout comme sa tante et la plupart des guerrières amazones, Chelsea a de longs cheveux blonds et des yeux au iris dorés. Elle est âgée de 20 ans.

 

Chelsea

 

Chelsea apparaît brièvement au début du roman comme Mignonne dans l'entourage de la princesse Sappho où elle espionne la cour impériale pour le compte de la reine des Amazones.

 

Le personnage de Chelsea prendra toute sa mesure dans la troisième partie du Mensékhar. Elle y fera la connaissance de son cousin Adonis dont elle tombera éperdument amoureuse.

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:53

 

En 2300, la Planète-Mère, autrefois appelée Terre, règne sur une multitude de planètes qu'elle a colonisées depuis 200 ans. Surpeuplée, la Planète-Mère ne survit que par le pillage de ses colonies qui croulent sous le poids des taxes et des impôts.

 

Parmi toutes ces colonies, la planète Gayanès est particulièrement prospère. C'est sur cette planète qu'un général du nom d'Etran s'empare du pouvoir et fédère les oppositions à la Planète-Mère. La guerre qui fait rage dure des années et se solde par la destruction totale des principales villes de la Terre qui finit par capituler.

 

Etran fonde un empire qui s'étend sur tout l'univers. De son épouse naissent huit enfants, des filles septuplées et un fils unique. Pour savoir ce qu'il est advenu des sept filles du Premier Empereur, je vous invite à lire la troisième et dernière partie du Mensékhar.

 

Du fils d'Etran est issue la dynastie des Etranides qui règne sur l'univers depuis 100 000 ans. Les Etranides sont parfois appelés hémocrates car ils tirent leur pouvoir du sang qui coulent dans leurs veines. Leur trône est celui des protonyx, ces animaux fabuleux créés par Etran, dont seuls les empereurs peuvent maîtriser la folie destructrice.

 

Trône des protonyx

 

Les protonyx peuvent produire de l'antimatière et détruire l'univers, les empereurs contrôlent les protonyx et les neutralisent. La boucle est bouclée, les descendants d'Etran ne peuvent être détrônés sans mettre l'univers en péril. Les protonyx sont les garants du trône.

 

Mais pour limiter les prétendants au pouvoir suprême, le Premier Empereur a posé une condition non négociable : aucun empereur ne doit mettre au monde deux fils. Sans quoi viendra l'heure du Mensékhar, c'est-à-dire l'apocalypse.

 

Sheshonq, lointain descendant d'Etran a eu l'imprudence, outre un fils légitime, d'avoir un second fils d'une courte liaison avec la reine des Amazones. La prédiction du Premier Empereur va-t-elle se réaliser ? Le Mensékhar pourra t-il être évité ?

 

Je vous invite à poursuivre la lecture de mon roman avec les prochains chapitres qui vont être mis en ligne.

 

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 15:29

 

Avec les chapitres 18 et 19 se termine la première partie du Mensékhar intitulée Le Maître du Trône.

 

Voici le résumé de ces deux derniers chapitres :

 

Chapitre 18 : sur Gayanès, Oued, le commandeur des Immortels, est victime d'une tentative d'assassinat dans les sous-sols du Toledo.

 

Chapitre 19 : Adonis et Eden quittent Gayanès en détournant la navette de Wacé. Ils sont poursuivis par les troupes impériales.

 

C’est ainsi que s’achève le premier livre du Mensékhar, relatant la mission d’Adonis sur Gayanès.

 

Le second livre est intitulé Le Souffle de l’Esprit, car l’esprit d’Etran, le Premier Empereur, plane telle une ombre sur les destinées des différents protagonistes, alors que le Mensékhar se rapproche chaque jour un peu plus inexorablement.

 

Le troisième livre, intitulé La Fin des Jours, traite du crépuscule des protonyx et de la grande guerre qui va opposer les forces de l’Empire multimillénaire d’Etran aux impitoyables guerrières Amazones.

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 10:22

 

La planète Okara est riche en cristaux de roche de différentes couleurs. Le cristal jaune est très répandu, mais il existe aussi des cristaux roses, bleus ou transparents.

 

Ces derniers, sous forme de prismes, sont utilisés comme support de données.

 

Prisme de cristal

 

Les prismes de cristal ont une capacité de mémoire considérable et peuvent contenir des milliards de données. Ces dernières sont enregistrées à partir d'un appareil appelé holograveur.

 

Les données sont ensuite lues dans une sphère holographique, sorte d'écran interactif virtuel en trois dimensions.

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 22:31

 

         Adonis attendit que Sappho et Oued furent hors de vue pour se rhabiller rapidement. Réveillé en même temps que la Princesse par la lourde démarche du Commandeur, il avait fait semblant de continuer à dormir.

         Il ne regrettait pas sa prudence. L’Empereur était décédé et Eden était en danger de mort. Adonis devait quitter le palais de Sappho au plus vite afin de prévenir le Proèdre. Il devait être très rapide. Dès qu’il pénétrerait dans la partie vivante du palais, il le savait, Sappho serait immédiatement mise au courant de sa fuite.

         Adonis courut le long de la rivière de saphir et la franchit sans passer par le pont de pierre. Il gravit en cadence les marches de l’escalier du puits et déboucha dans un long couloir aux monotones murs blancs.

         Prenant ses jambes à son coup, Adonis courut à perdre haleine. Il craignait une réaction imprévue de ce palais vivant qui pouvait sans cesse changer de forme. Une sueur de peur s’échappait par tous les pores de sa peau, avertissant les murs vivants de sa mauvaise conscience.

         Adonis poussa la porte qui fermait le couloir et déboucha dans le hall désertique. Les murs tremblaient de colère, une voix sourde sortie de nulle part l’interpella.

         - Tu me trahis, Adonis.

         Le jeune homme terrorisé ouvrit la porte d’entrée et s’enfuit dans les jardins. Sans perdre une seconde, il courut en direction du palais d’Eden. Un domestique qui l’avait reconnu le fit entrer dans la demeure.

         - Je vais avertir mon maître de votre visite, dit-il.

         - Fais vite, supplia Adonis.

         Le domestique revint moins d’une minute plus tard en compagnie du Proèdre. Son air renfrogné témoignait d’une grande inquiétude.

         - Quelles sont les nouvelles en provenance du palais de ma tante ?

         - Très mauvaises. Ton père est mort et Oued et Sappho veulent ta perte.

         Le visage d’Eden vira à la terreur.

         - J’ai trempé dans un complot contre Oued et celui-ci sera bientôt au courant du rôle que j’ai pu jouer pour provoquer sa perte. Seul mon père pouvait me garantir l’impunité. S’il est mort, je suis perdu.

         - Oued a en effet été victime d’un attentat au sein même du Toledo, confirma Adonis. Toute participation à ce crime est passible de la peine capitale. Même le Proèdre n’est pas au-dessus des lois.

         - Je suis le fils unique de l’Empereur. Ils ont besoin de moi pour contrôler les protonyx.

         - Cet argument n’est pas suffisant. Sappho peut elle aussi monter sur le trône et elle n’hésitera pas à tirer profit de cet argument.

         Eden était désemparé. Il se tourna vers Adonis.

         - Que me conseilles-tu ?

         - La fuite. Dans quelques heures, la Cité Interdite sera investie par les Immortels.

         Le Proèdre prit rapidement une décision.

         - Je ne sais pas où nous allons aller, mais je te suivrai aveuglément.

         Les deux hommes sortirent du palais et disparurent dans les arbustes du jardin. Un Immortel surgi de derrière un arbre barra leur retraite et les menaça de son pistolet laser.

         - Ne bougez plus.

         - N’as-tu pas honte de trahir le Proèdre pour obéir aux ordres de Sappho ? Lui reprocha Eden.

         - Je ne suis pas au service de la Princesse. Quelqu’un d’autre m’a envoyé ici pour te tuer.

         Eden connaissait cet Immortel, mais il n’arrivait plus à se souvenir des circonstances au cours desquelles il avait pu le rencontrer.

         L’homme arma son pistolet laser.

         - Adieu, fit-il en braqua son arme sur l’héritier du trône.

         L’ectoplasme d’Adonis attaqua le soldat et dévia le tir de son arme. La salve bleue décapita un arbuste. Adonis immédiatement rematérialisé assomma l’homme contre un arbre.

         Ce contretemps avait retardé les fugitifs. Des unités d’Immortels prenaient position autour de la villa du Proèdre à moins d’une centaine de mètres des deux jeunes hommes. Adonis entraîna Eden par le bras en direction du spaciodrome.

         - Nous n’avons pas intérêt à nous attarder près de ton palais.

         Le jour commençait à poindre derrière les arbres de la Cité Interdite. Il ne leur restait plus beaucoup de temps pour quitter la planète s’ils voulaient profiter de l’obscurité pour échapper aux Immortels.

         Eden ne parvenait pas à détacher ses pensées du visage du soldat qui avait essayé de le tuer. Il était persuadé d’avoir rencontré l’homme chez lui. Les images lui revinrent soudainement à l’esprit.

         Wacé était également présent et c’était le jour où ils avaient engagé trois Immortels pour assassiner Oued.

         - Je me souviens de cet Immortel, expliqua t-il à Adonis. Je l’avais engagé avec Wacé pour tendre une embuscade à Oued.

         Adonis obligea Eden à s’accroupir derrière un buisson.

         - Nous sommes en bordure du spaciodrome. Il ne va pas être facile de nous emparer d’un vaisseau.

         - Nous pouvons prendre le mien, suggéra Eden.

         - Es-tu fou ? Nous serions interceptés dans l’espace par les Immortels avant même d’avoir pu quitter l’atmosphère.

         Des hommes étaient en train d’affréter un vaisseau sur la piste de décollage. C’était le seul appareil qui était dans la possibilité de décoller sur-le-champ.

         - Sais-tu à qui appartient cette navette, Adonis ?

         - C’est celle de Wacé. Je reconnais les armes de Phylis

         - Nous ne pouvons pas l’emprunter, alerta Eden. C’est Wacé qui a demandé à cet Immortel de me tuer.

         La lucidité d’Eden fit sourire Adonis.

         - Cela me semble être évident.

         Les deux hommes attendirent qu’il n’y ait plus personne autour de la navette pour traverser discrètement la piste du spaciodrome. Ils se faufilèrent dans le vaisseau. Les couloirs aux parois métalliques étaient intensément éclairés.

         - Nous avons de la chance, il n’y a personne, murmura Adonis aux oreilles d’Eden. Si nous arrivons à atteindre la cabine de pilotage, nous sommes sauvés.

         Les portes de la cabine n’étaient pas verrouillées. Elles s’écartèrent automatiquement sur le passage des deux hommes. Alerté par l’ouverture des portes, l’homme qui était assis aux commandes de l’appareil fit basculer son fauteuil et se retrouva face aux deux intrus.

         Adonis sortit son pistolet laser et le menaça.

         - Ne bouge pas, Wacé.

         Le jeune homme ne cacha pas sa stupeur.

         - Que faites-vous là tous les deux ? Tu peux rentrer ton arme, Adonis. Ne sommes-nous pas amis ?

         - Je ne crois pas. En venant ici, nous avons croisé l’Immortel que tu avais envoyé pour tuer Eden.

         - Je vais tout t’expliquer, tu comprendras que je n’avais pas le choix.

         - Nous n’avons pas le temps. Nous sommes poursuivis par les Immortels et nous devons quitter Gayanès le plus vite possible.

         Wacé était embarrassé.

         - Cette navette a été affrétée afin que je raccompagne Syris sur Okara. La Doyenne ne va pas tarder à monter à bord.

         - Cela n’a aucune importance, fit Adonis, nous serons partis avant. Mets les machines en route Wacé.

         Le sparapet alluma le tableau de bord et tira une manette vers lui, déclenchant le processus de décollage. Les panneaux qui fermaient la cabine s’abaissèrent, offrant à ses occupants une vue à cent quatre-vingts degrés sur la piste de décollage. La passerelle d’embarquement se releva, fermant la porte du navire. Les ailes, semblables à des ailerons de requin pliés, se redressèrent parallèlement au sol.

         Sans un bruit de moteur, le vaisseau s’élança sur la piste et prit son envol.

         - Nous sommes sauvés, s’écria Eden.

         - Ne crie pas trop vite victoire, prévint Wacé. Nous n’avons pas encore passé les barrages spatiaux des Immortels.

         - Où allons-nous ? S’inquiéta subitement Eden.

         Adonis se tourna vers Wacé, un petit sourire au coin des lèvres.

         - Tu m’as invité un jour sur Phylis. C’est l’occasion ou jamais de faire le voyage ensemble.

         Wacé n’était pas ravi par cette proposition, mais il n’avait à vrai dire pas vraiment le choix. Adonis n’avait pas relâché son attention un seul instant depuis le décollage et il n’aurait pas hésité à faire feu sur son camarade en cas de danger.

         Adonis aurait préféré emmener Eden auprès de son maître sur la Planète-Mère. Mais c’était le premier endroit où Sappho le ferait rechercher. Il ne voulait pas exposer les sages à des représailles de la Princesse.

         Dans le ciel de Gayanès, des vaisseaux Immortels se mirent en travers de leur chemin pour les intercepter. Ils souhaitaient entrer en contact avec la navette de Wacé.

         Adonis le prévint.

         - Ne fais pas le malin. Donne leur ta destination initiale.

         Un soldat apparut sur la sphère holographique de contrôle.

         - Veuillez nous donner vos coordonnées afin que nous vous accordions l’autorisation de quitter Gayanès.

         Adonis se tenait en retrait derrière Wacé pour surveiller sa réaction.

         - Je suis le sparapet Wacé de Phylis. Je dois raccompagner Syris, la Doyenne de l’Université sur Okara.

         - Nous avons été prévenus de votre départ de Gayanès, tout est en règle. Bon voyage.

         La sphère holographique s’éteignit. Il était heureusement plus facile de quitter la planète impériale que d’y arriver. Les Immortels ne s’attardaient pas dans ce sens à fouiller les vaisseaux.

         Adonis poussa un soupir de soulagement.

         - L’alerte n’a pas dû être encore déclenchée sur Gayanès.

         Il n’avait pas cru si bien dire. Il venait à peine de terminer sa phrase lorsqu’un voyant s’alluma pour avertir les passagers de la navette qu’un autre vaisseau souhaitait entrer en contact avec eux. Wacé réactiva sa sphère de contrôle.

         - Nous sommes poursuivis par cinq appareils Immortels. Ils ne vont pas tarder à nous rattraper. Que dois-je faire ?

         - Prends la communication afin de gagner du temps, conseilla Adonis.

         L’Immortel réapparut dans la sphère holographique.

         - Je vais devoir vous demander de regagner Gayanès, sparapet Wacé. Ordre du Commandeur, aucun vaisseau ne doit quitter la planète impériale.

         Wacé était conciliant.

         - Nous allons faire demi-tour.

         Adonis organisait la résistance au sein du vaisseau. Il restait très calme, malgré la précarité de leur situation.

         - Eden, tu vas t’occuper d’armer le canon laser. Quant à toi, Wacé, tu vas commencer à amorcer un retour vers Gayanès.

         Eden prit place dans un siège à gauche du poste de pilotage. Il pouvait manipuler à volonté le canon laser fixé au-dessus de la navette. Le vaisseau actionné par Wacé piqua sur la droite, donnant l’impression qu’il rebroussait chemin.

         Les navires Immortels perdirent un peu de terrain au cours de la manœuvre. Adonis s’écria à l’attention de Wacé.

         - Cap vers l’espace. Enclenche le processus d’hyperespace, direction Phylis.

         Le vaisseau changea brusquement de trajectoire, s’échappant de l’atmosphère de Gayanès. Dans la sphère holographique, le soldat en trois dimensions s’égosillait.

         - Que faites-vous ? Avez-vous perdu l’esprit ? Nous allons être obligés de vous abattre.

         Adonis s’approcha d’Eden, tout en maintenant son arme braquée sur Wacé.

         - C’est eux ou nous, lui souffla t-il. Essaye de détruire les vaisseaux qui nous poursuivent.

         Eden fit pivoter le canon et ajusta l’un des vaisseaux dans sa ligne de mire. Alors que l’appareil était au centre de son objectif, il tira. Un rayon laser partit du vaisseau de Wacé et désintégra le navire Immortel le plus proche.

         Les quatre autres vaisseaux ripostèrent par un tir nourri. Wacé louvoya pour ne pas être touché.

         - Quand allons-nous passer en hyperespace ? S’inquiéta Adonis.

         - Dans quelques secondes.

         Eden venait d’abattre un autre vaisseau Immortel. Les trois autres se rapprochaient dangereusement et ajustaient leurs tirs. Le canon de l’appareil de Wacé, touché de plein fouet, explosa.

         - On dirait qu’ils ne veulent pas nous tuer, constata Wacé.

         - Ils nous veulent vivant, confirma Adonis.

         La navette de Wacé perdait du terrain sur ses poursuivants. Les Immortels étaient sur le point de l’aborder quand une voix métallique redonna espoir aux fuyards.

         - Processus d’hyperespace enclenché. Nous allons bientôt déclencher l’ouverture d’une passerelle spatio-temporelle.

         Les vaisseaux Immortels étaient au coude à coude avec celui de Wacé.

         - Pourvu qu’ils ne s’engouffrent pas dans l’hyperespace avec nous.

         La prière d’Adonis fut exaucée. Un point noir entouré de lumière apparut devant le vaisseau et l’aspira. Le trou se referma aussitôt après, juste devant les navires Immortels. Les fuyards avaient disparu dans l’infini de l’univers.

         A l’intérieur de la passerelle spatio-temporelle, le vaisseau de Wacé fut entraîné dans un entonnoir aux parois striées de traits rouges, verts et bleus. Le tunnel se rétrécissait jusqu’à ce que les parois soient devenues d’un blanc très lumineux.

         A peine furent-ils aveuglés que les occupants de la navette furent propulsés hors de l’hyperespace, face à une planète toute grise.

         - Phylis, présenta fièrement Wacé.

         Adonis et Eden trouvèrent que l’astre était plutôt beau vu du ciel. Ils espéraient sans trop oser y croire que les Immortels d’Oued ne viendraient pas les traquer jusque sur cette planète.

 

Chapitre 18                                                             Chapitre 20  

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 14:29

 

A 19 ans en 1991, j'ai découvert le Cycle de Dune, une oeuvre littéraire de science-fiction commencée en 1965 par Franck Herbert.

 

Dune de Franck Herbert

 

Cinq ans après, j'écrivais mon roman intitulé le Mensékhar.

 

Le Cycle de Dune m'a fortement inspiré pour écrire mon livre, pas tant au niveau de l'histoire, mais plutôt au niveau du projet : la création d'un monde futuriste. Tout comme Franck Herbert, je me suis inspiré de l'histoire, de la mythologie et d'emprunts à des langues étrangères.

 

Le premier tome du Cycle (Dune) est en grande partie inspiré des débuts de l'Islam et de la vie de son Prophète : un peuple peu structuré et issu du désert part à la conquête du monde en suivant les idéaux d'un chef mystique :

- Le désert d'Arabie devient la planète désertique Arakkis

- Les bédouins deviennent les Fremens (Free men = homme libre)

- Le pétrole d'Arabie qui alimente les modes de transport devient l'épice qui alimente les vaisseaux spaciaux

- L'Empire Perse qui est vaincu par les Arabes devient l'Empire du Padishah Shaddam IV vaincu par les fremens (Padishah est un mot perse signifiant "le seigneur qui est un roi")

- Le prophète Mohammed devient le Messie Paul Atréides

- Mohammed fédère des Arabes, Paul Atréides fédère les fremens

- Nombreux mots et termes empruntés à l'Arabe

 

Mais Dune emprunte également à la mythologie grecque (les Atréides descendants des Atrides), au latin (le Bene Gesserit), au Judéo-Christianisme (venue d'un Messie, Bible Catholique Orange).

 

Le Mensékhar quant à lui s'inspire essentiellement :

- de la mythologie grecque (Adonis, Sappho, les Les Amazones)

- de l'histoire (empires perses, byzantins et chinois)

- de langues étrangères (Okara, Gayanès)

 

Il semble difficile de partir de rien pour créer un nouvel univers.

 

Pour revenir au cycle de Dune, celui-ci est composé de 6 ouvrages qui se succèdent chronologiquement et conte l'histoire de la Maison des Atréides :

Dune (1965)

Le Messie de Dune (1969)

Les Enfants de Dune (1976)

L'Empereur-Dieu de Dune (1981)

Les Hérétiques de Dune (1984)

La Maison des Mères (1985)

 

Tous ses ouvrages m'ont séduit par la richesse de leur univers et la profondeur de leurs personnages. L'univers de Dune est particulièrement immersif tant il est dépaysant et atemporel.

 

Dune est avant tout une aventure humaine, une épopée digne des plus grands récits mythologiques, dans la lignée de l'Iliade et de l'Odyssée.

 

L'imagination de l'auteur est prolifique, ce qui rend son univers particulièrement original.

 

Jihad Butlérien : guerre ayant mit fin à la suprématie des ordinateurs et ayant abouti à leur interdiction pure et simple. Tous les calculs sont effectués par des "ordinateurs humains" nommés Mentats.

 

La Guilde Spaciale : en l'absence d'ordinateurs, elle a pris le contrôle des voyages spaciaux. La Guilde est un gros consommateur d'épice qui sert de carburant mental à ses navigateurs en particulier pour trouver une voie sûre dans l'espace.

 

L'épice : produite sur la planète Arrakis par les vers des sables dont elle est une sécrétion. L'épice est une sorte de drogue au multiples vertus : elle prolonge la durée de vie, renforce les défenses immunitaires, permet les voyages interstellaires de la Guilde.

 

Arrakis : nom officiel de la planète appelée également Dune. Il s'agit d'une planète entièrement désertique couverte de sable et de roches. La plupart des animaux sont de petite taille, à l'exception des vers de sable qui produisent l'épice. La planète est peuplée de fremens et appartient à l'empereur qui exploite l'épice par l'intermédiaire de la Maison Harkonnen.

 

Maison Harkonnen : maison féodale ennemie des Atréides, leurs membres sont avides et cruels.

 

Maison Atréide : ils sont présentés comme les descendants de la famille des Atrides (Agamemnon). Le héros du premier tome du cycle de Dune, Paul Atréides est issu de cette famille.

 

Bene Gesserit : ordre féminin spirituel très mystérieux qui pratique une sélection génétique dans le but de créer le Kwisatz Haderach, un homme doté de pouvoirs fabuleux. 

 

Bene Tleilax : autre ordre utilisant des pouvoirs biologiques et génétiques pour créer des clones (danseurs-visage et gholas).

 

Les Ixiens : concepteurs et fabriquants de matériels de haute technologie.

 

Les Sardaukars : soldats d'élite de l'empire.

 

Le Landsraad : organisation politique, sorte de parlement regroupant les maisons féodales composant l'empire.

 

La CHOM : Combinat des honnêtes ober marchands. C'est une sorte de marché commun où toutes les maisons de l'empire viennent échanger les marchandises produits par leurs fiefs respectifs.

 

D'autres articles seront l'occasion de présenter plus en détail l'univers de Dune et ses personnages : je consacrerai un article pour chaque tome de la saga.

 

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