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  • : Présentation et publication intégrale de mon ouvrage de science-fiction appelé le Mensékhar
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:51

 

         Le protonyx gisait en silence sur la pelouse artificielle de la pointe transparente de la pyramide de Phylis 1. La muselière de métal lui enserrait le visage comme un masque de carnaval et était destinée à lui interdire de mordre qui que ce soit quand il se réveillerait. Deux Immortels emmenaient les cages aux portes grandes ouvertes qui ne servait plus à rien.

         A quelques mètres de là, Oued et Syris veillaient sur le sommeil de l’animal. Le Commandeur regrettait de ne pas avoir placé la muselière dès qu’ils avaient capturé la bête sur Iadès. Cela leur aurait évité de la rendormir, leur faisant perdre un temps précieux sur le sparapet Wacé.

         Le Commandeur avait coupé les émissions de Wacé sur la grande sphère holographique pour les remplacer par les différentes liaisons avec ses troupes. Les images diffusaient en direct la prise de contrôle par les Immortels de la Ceinture de Phylis 1. La voie d’accès à la cité du bas était libre, il ne restait plus qu’à attendre le réveil du protonyx.

         Aux côtés d’Oued, Syris, enfermée dans sa bulle de verre, visionnait les événements avec angoisse. Toutes les images retransmettaient les victoires des Immortels sur la maigre police de Wacé. En quelques métaheures, la planète était entièrement tombée entre leurs mains. Oued espérait ainsi supplanter le sparapet dans cette infernale chasse à l’homme.

         La seule inconnue, songeait Syris, résidait dans l’arrivée inattendue de ce deuxième protonyx. Les animaux chercheraient-ils simultanément Eden et Adonis ou, au contraire, se dirigeraient-ils naturellement vers leur congénère ? Dans les deux cas de figure, il y avait de fortes chances qu’ils se croisent dans les couloirs de la cité du bas.

         Syris avait été enchantée d’apprendre que le sparapet avait finalement décidé d’avoir recours au protonyx. Sans l’aide précieuse de cet animal, les recherches se seraient enlisées et Syris ne pouvait plus se permettre de perdre du temps. Aux dernières nouvelles, avant que le Commandeur n’interrompe les émissions, Wacé et ses hommes avaient quitté leurs véhicules pour suivre l’animal au niveau 58. Il était évident qu’ils approchaient du but.

         La Doyenne s’était bien gardée d’en parler au Commandeur des Immortels. Il fallait qu’il se débrouille par ses propres moyens. Elle avait également omis de mentionner l’existence du deuxième protonyx, celui de Wacé. Elle s’était reproché de ne pas avoir eu la brillante idée d’utiliser une muselière pour neutraliser l’animal. C’est pourquoi elle ne s’était pas vantée auprès d’Oued d’avoir déclenché un véritable massacre.

         Un peu avant l’arrivée des Immortels sur Phylis, Syris avait donné un point de ralliement à Wacé. Il devait la rejoindre au spaciodrome de l’étage 57 dès qu’il retrouverait Eden et Adonis. Elle espérait encore échapper aux Immortels en se cachant sous les nuages de pluie de la planète. Si cela s’avérait nécessaire, elle se servirait des deux jeunes hommes comme otages.

         Ils étaient trop précieux pour que Oued les sacrifie. Surtout Adonis. La Doyenne deviendrait  intouchable dès qu’elle les tiendrait sous sa coupe. Elle serait alors libre de se faire transplanter dans l’un des deux garçons sans que Oued et Sappho puissent s’y opposer. Elle avait fait son choix entre les deux proèdres. Ce serait Eden, par défaut, car Sappho ne lui pardonnerait jamais d’écraser le cerveau de son jeune amant.

         Le protonyx allongé sur le sol bougea une patte comme s’il avait voulu frapper un ennemi imaginaire. Son sommeil devenait plus léger, mais il était encore dans l’incapacité de se relever.

          Syris songea avec bonheur que cet animal faisait gagner malgré lui un temps précieux à Wacé. Elle n’avait pas pardonné au Commandeur les menaces de destruction qu’il avait proférées à l’égard de l’Apanama. Oued et ses hordes noires étaient devenus un danger trop important pour les savants. Il fallait absolument empêcher qu’il ne gagne encore plus en puissance. Il fallait l’empêcher d’épouser Sappho et pour cela il ne fallait pas qu’il retrouve Adonis le premier. Syris savait que l’Impératrice serait prête à lui accorder la moitié de l’univers si elle lui rapportait Adonis. La Doyenne se contenterait volontiers d’un seul être comme récompense : Eden.

         Tous les espoirs de Syris reposaient sur Wacé. Si lui et les deux proèdres parvenaient à quitter la cité du bas grâce au spaciodrome du niveau 57, ils n’auraient ensuite pas beaucoup de mal à s’échapper de Phylis à bord de la navette de la Doyenne.

         Syris, échaudée par tous les projets qui avaient jusqu'à présent avorté, n’osait plus se projeter dans l’avenir. Elle en avait assez des désillusions et elle ne savait même pas où en était Wacé dans la cité du bas. Peut-être avait-il retrouvé la trace des deux princes ou peut-être les avait-il définitivement perdus ?

         Le protonyx secoua sa tête sur la pelouse artificielle, sa queue battait l’air. Il essaya de se dresser sur ses pattes, mais encore groggy, retomba d’un coup sec à terre sur le flan. Oued ne cacha plus son impatience.

         - Cette maudite bête ne se réveillera t-elle jamais ?

         - Vous lui avez donné une forte dose de somnifère, expliqua Syris.

         - Nous n’avions pas le choix, se lamenta le Commandeur. Nous ne voulions pas prendre le risque qu’il se réveille avant que nous ayons eu le temps de lui poser sa muselière.

         Syris était étonnée de ne pas apercevoir beaucoup plus de soldats autour du Commandeur. Elle sonda discrètement ses intentions, prenant un ton compatissant.

         - Vous n’avez pas beaucoup d’hommes pour vous escorter dans ces quartiers malfamés.

         - Dix Immortels m’attendent au niveau de la Ceinture afin de m’accompagner.

         Wacé était parti avec le même nombre d’hommes, à quelque chose près. C’était suffisant au début puisqu’ils étaient protégés par leurs véhicules. Mais maintenant qu’ils circulaient à pied, leur expédition se retrouvait considérablement fragilisée. Syris était désireuse de savoir si le Commandeur avait envisagé l’aspect de ce problème.

         - Dix hommes ! Ce n’est pas beaucoup, à moins que vous ne vous déplaciez dans des véhicules blindés.

         Le Commandeur détendit son visage d’habitude impassible. La naïveté de la Doyenne l’amusait.

         - Nous allons nous déplacer à pied, chère Syris, ce sera beaucoup plus rapide pour circuler dans les boyaux de la cité du bas. Quant au nombre de mes Immortels, je crois que vous les sous-estimez. Un seul d’entre eux vaut cent hommes.

         Syris s’était renfrognée au fond de sa bulle de cristal. Le Commandeur était bien sûr de lui, peut-être trop. Il ne fallait cependant pas non plus trop vite oublier, comme elle l’avait fait, qu’il dirigeait les troupes d’élite de l’Empire. Wacé pourra t-il leur résister ? La Doyenne s’avéra incapable de faire le moindre pronostic.

         Le protonyx reprenait lentement conscience. Voyant qu’il allait bientôt se réveiller, Oued fit signe à deux de ses hommes de s’occuper de l’animal. Les deux Immortels passèrent des sangles le long du corps du monstre puis les relièrent avec la muselière. Syris comprit très rapidement de quoi il s’agissait.

         - Un harnais ! S’exclama t-elle. Mais pour quoi faire ?

         - J’en ai personnellement eu l’idée, expliqua fièrement Oued. Avec cet appareillage, je pourrais monter le protonyx et le diriger afin qu’il ne s’éloigne pas de son objectif.

         L’animal s’était subitement redressé sur ses quatre pattes et agitait furieusement sa tête dans tous les sens. Il essayait vainement de se défaire de la muselière qui emprisonnait sa tête de reptile.

         Soudain, il s’immobilisa et leva la tête comme pour sentir l’air de la pièce. Ses sens en éveil devaient percevoir la présence de l’un de ses congénères au sein de la Pyramide. Il lança un sifflement perçant pour entrer en communication avec l’autre. Comme il ne reçut aucune réponse, il réagit furieusement. Ses pattes avant déchirèrent la pelouse artificielle des appartements de Wacé et écorchèrent la plaque de métal découverte en dessous.

         Oued bondit sur le dos de l’animal et s’empara des rênes. Le protonyx se souleva contre cette intrusion en se cabrant de toutes ses forces. Oued s’accrocha aux rênes et pressa les flancs de l’animal avec ses jambes. Peu à peu, il parvint à le dresser, lui imposant sa présence sur son dos.

         L’animal continuait à s’acharner sur le sol, montrant son désir de s’aventurer dans les étages inférieurs de Phylis 1.

         - Je suis prêt, fit Oued à ses hommes.

         Les Immortels débloquèrent les portes de l’ascenseur qui descendait jusqu’à la Ceinture. Oued guida le protonyx, serrant fermement les rênes afin de l’obliger à entrer dans la cabine. Une fois installés, l’animal et le Commandeur des Immortels entamèrent ensemble leur  descente vers le poste de sécurité.

         Au cours de la descente, le protonyx se calma un peu, mais il manifestait de nouveau son impatience à chaque palier de décompression. Dès que l’ascenseur stoppait sa progression, l’animal déchirait furieusement le plancher de la cabine à coups de griffes. Le revêtement du sol de la capsule n’était pas aussi renforcé que celui des appartements de Wacé et se perçait de petits trous que le protonyx agrandissait à chaque arrêt. Oued craignait de finir par traverser le plancher avec sa bête. Il accueillit avec soulagement leur arrivée au niveau de la Ceinture.

         Le Commandeur entraîna sa monture à travers les longs couloirs renforcés à chaque intersection par des armatures en acier. Le métal gris ajoutait une petite note triste à la froideur des angles géométriques des galeries.

         Il n’y avait pas âme qui vive dans ces longs boyaux métalliques et toutes les portes de sécurité avaient été ouvertes par les Immortels afin de faciliter le déplacement du Commandeur. Oued trouva cet endroit particulièrement sinistre. Il respira un peu quand il fit irruption dans la salle de contrôle de la ceinture. Cette pièce agréablement éclairée était emplie de dizaines de sphères holographiques de contrôle projetant des milliers de couleurs sur toutes leurs surfaces. Quel contraste avec la grisaille du reste du bâtiment !

         Oued avait du mal à contrôler son protonyx visiblement déboussolé par toute cette animation. L’animal était devenu comme fou et bousculait les appareils dans une course désorientée. Certaines sphères holographiques privées de leur alimentation s’éteignirent, les soldats intimidés par le monstre s’écartaient de son passage pour ne pas se faire renverser.

         Oued tira d’un coup sec sur les rênes. L’animal siffla de douleur puis s’immobilisa au milieu de la salle. Le Commandeur descendit de sa monture pour reconnaître les hommes qui devaient l’accompagner dans la cité du bas.

         Ils étaient dix en rang d’oignon. Ils n’avaient pas mis leur armure et possédaient un pistolet laser pour unique arme. Oued les examina minutieusement un par un. Il partait avec peu d’hommes mais il voulait s’entourer des meilleurs. Ces hommes à la tenue impeccable et au regard froid étaient superbes de détermination. Oued, immédiatement enthousiasmé, cria pour leur donner de l’ardeur au combat.

         - Etes-vous prêts à mourir ?

         - Notre vie est au service de l’Impératrice, répondirent-ils à l’unisson.

         Sans perdre un instant, Oued prit son élan pour sauter sur le dos du protonyx qui était retenu par quelques soldats. Serrant les rênes dans ses poignets, il dirigea le monstre pour lui indiquer la sortie. La bête bondit dans une nouvelle succession de couloirs, suivie par les dix gardes qui avaient entamé un énergique pas de course à sa suite.

         Une porte très longue leur barra le passage. Les Immortels restés dans le poste de contrôle actionnèrent le mécanisme d’ouverture de cet ultime rempart qui marquait l’entrée de la cité du bas. La porte se leva, découvrant une galerie très large qui se terminait par une nouvelle porte.

         Le protonyx fonça dans la galerie, talonné par les Immortels de la suite d’Oued. La deuxième porte s’abaissa devant eux et ils pénétrèrent dans une vaste salle carrée qui n’était en réalité qu’un immense monte-charge.

         Le protonyx reniflait le sol comme s’il sentait la présence d’un de ses congénères au-dessous de lui. Il gratta le plancher d’acier, mais ces griffes n’arrivaient pas à faire de trou dans ce métal très résistant.

         Un soldat qui se chargeait de programmer la destination du monte-charge se renseigna auprès du Commandeur.

         - A quel niveau désirez-vous vous rendre ?

         Le problème était cornélien. Oued n’avait pas le moindre indice pour commencer ses recherches. La cité du bas comportait plus de deux cents niveaux. Le protonyx qui continuait à gratter le sol lui donna une idée. Ils n’avaient qu’à descendre cinquante étages d’un coup et s’arrêter. Ils verraient bien alors comment réagirait le protonyx. Si le monstre continuait à chercher le sol, ils poursuivraient leur descente. Dans le cas contraire, ils remonteraient étage par étage.

         - Nous allons au niveau 150, décida le Commandeur.

         Le monte-charge se mit en branle. La descente semblait interminable et le monte-charge s’arrêtait par paliers de décompression tous les cent cinquante mètres, soit tous les quinze étages.

         Il se bloqua au niveau 150. Le protonyx griffa négativement le plancher du monte-charge.

         - Niveau 100, ordonna Oued.

         La descente infernale se poursuivit jusqu’au centième niveau. Le protonyx réagissait plus nerveusement, comme s’il approchait du but. Sentant de plus en plus distinctement la présence du sang d’Etran, il se cabra pour frapper furieusement le plancher du monte-charge à l’aide de ses deux pattes avant. A chaque fois qu’il retombait sur le sol, il faisait trembler la cabine du monte-charge. Les Immortels, impressionnés par la force du monstre, se plaquèrent contre les parois de la pièce. Oued avait de plus en plus de mal à maîtriser l’animal.

         - Niveau 50, cria t-il.

         Au cinquantième niveau, l’animal changea radicalement d’attitude. Il griffait les parois comme s’il cherchait une prise afin de grimper le long du mur. Ses griffes glissaient le long des parois métalliques en émettant un grincement perçant. Les Immortels se bouchèrent les oreilles à tel point que l’homme qui était chargé de manipuler les commandes du monte-charge entendit à peine Oued lui hurler la prochaine destination.

         - Niveau 58.

         Le Commandeur était sûr de lui. Le protonyx avait fait mine de s’avancer pour sortir du monte-charge quand ils étaient passés au niveau de cet étage. Lors du reste de la descente, il n’avait cessé de s’agripper aux murs comme s’il avait voulu remonter.

         Le monte-charge stoppa, les portes s’ouvrirent. Sans faiblir, le protonyx emmena Oued à travers les longues avenues du niveau 58. Les Immortels suivaient péniblement l’animal surexcité.

         L’artère qu’ils empruntaient était une large avenue, mais elle avait été totalement désertée par ses habitants. Oued fut surpris par ce calme inhabituel. Que ce soit sur Phylis ou sur d’autres planètes, les villes surpeuplées de l’Empire grouillaient habituellement d’une foule hétéroclite.

         Sous lui, il entendit le coeur du protonyx battre à tout rompre. L’animal ne contenait plus son impatience et faillit déraper en tournant dans une avenue secondaire sur la droite. Arrivé dans la rue, il stoppa net.

         Un protonyx blessé à l’arrière-train et à la tête était en train d’enfoncer la porte d’un hôtel. Derrière l’animal, Oued  reconnut le sparapet Wacé entouré de ses gardes.

 

Chapitre 29                                                                      Chapitre 31

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 14:39

 

Seconde Fondation est le troisième opus du Cycle de Fondation d’Isaac Asimov publié en 1953 aux Etats-Unis.

 

Seconde-Fondation-Asimov.jpg

 

Il se compose de deux parties au nom de deux des personnages du roman :

- Bail Channis

- Arcadia Darell

 

Le Mulet, un mutant doté de pouvoirs psychiques, a vaincu la Fondation installée autrefois par Seldon sur la planète Terminus. Devenu le chef de l’Union des Mondes, le Mulet, convaincu de l’existence d’une Seconde Fondation, va la traquer dans le but de l’affronter et de la détruire.

 

Mais cette Seconde Fondation reste secrète et mystérieuse, tant par sa localisation que par sa nature exacte. Elle vise en réalité à contrôler mentalement le Mulet pour s’emparer des territoires qu’il a conquis.

 

Le conflit qui s’engage est subtil, au ressort éminemment psychologique.

 

Dans ce jeu de dupe, la Seconde Fondation, pour l’emporter sur le Mulet va devoir se dévoiler au risque d’être anéantie.

 

L’affaire se complique d’autant plus qu’au sein de la Première Fondation, un groupe d’individus commence à se méfier des pouvoirs psychiques de cette Seconde Fondation, que la planète Kalgan manifeste des visées expansionnistes et qu’une adolescente nommée Arcadia vient s’immiscer à son tour dans le plan Seldon.

 

Parmi tous ces protagonistes un suprême manipulateur tire les ficelles.

 

Seconde Fondation se lit à la manière d’un roman policier, l’intrigue est habile et conduit à un dénouement inattendu de l’histoire.

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 15:07

 

Fondation et Empire est le second volume du Cycle de Fondation d’Isaac Asimov publié en 1952 aux Etats-Unis.

 

Fondation et Empire Asimov

 

Il se décompose en trois parties qui, à l'origine, furent publiées séparément :

- Le Général

- Le Mulet

- Le Clown

 

L’environnement autour de Terminus, la planète abritant la Fondation, change radicalement. L’Empire galactique perd le contrôle de ces territoires éloignés composés des Quatre Royaume, ce qui a pour conséquence d’exposer la Fondation qui dispose de peu de moyens et d’aucune armée pour se défendre.

 

La Fondation devient un état indépendant de l’Empire gouverné par les Maires de Terminus, qui vont devoir faire face à la puissance grandissante des marchands indépendants.

 

Mais bientôt, c’est un nouvel ennemi qui menace Terminus : le Mulet, un mutant doté de pouvoirs psychiques qui se lance à la conquête de la galaxie et traque sans répit la mystérieuse Seconde Fondation.

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 14:16

 

Fondation est un roman de science-fiction écrit par Isaac Asimov, composé à l’origine de cinq nouvelles qui furent publiées en un seul livre pour la première fois en 1951.

 

Fondation Asimov

 

Par conséquent, le premier roman du Cycle de Fondation d’Asimov (le troisième si l’on se réfère à l’ordre chronologique) est composé de 5 parties formant chacune une entité à part :

- Les Psychohistoriens

- Les Encyclopédistes

- Les Maires

- Les Marchands

- Les Princes Marchands

 

Dans un lointain futur, un empire galactique qui englobe une partie de la galaxie de la Voie Lactée s’est constitué. Cet empire regroupe des millions de mondes et des milliards d’individus. La capitale, Trantor, est une ville planète entièrement urbanisée à l’exception d’un domaine à l’air libre abritant le palais impérial.

 

Treize mille ans après la création de cet empire, un savant nommé Hari Seldon est l’auteur d’une nouvelle science, la psychohistoire, qui lui permet de prédire la chute inéluctable de l’empire galactique d’ici cinq siècles suivie d’une période de barbarie de 30 000 ans puis de l’émergence d’un nouvel empire.

 

Seldon projette de créer une Fondation rassemblant le savoir de l’univers dans une encyclopédie ayant pour finalité de réduire la période de barbarie de 30 000 ans à seulement un millénaire.

 

L’empire permet à Seldon de créer sa Fondation sur une planète lointaine nommée Terminus. Mais une seconde Fondation est créée en secret à l’autre bout de la galaxie dans le but d’épauler la première.

 

Par-delà sa mort, Seldon poursuivra son œuvre pour préserver l’essentiel de la civilisation en apparaissant à chaque crise sous la forme d’un hologramme.

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 19:58

 

         Adonis n’avait pas écouté les quelques mots que le vieil homme avait murmurés. Il avait bondi de sa chaise et s’était précipité en direction de la porte de l’hôtel, alerté les bruits en provenance de la rue. Après un bruyant moment d’agitation excessive dans l’artère à l’extérieur de l’hôtel, il ne percevait désormais plus le moindre bruit.

         Adonis examina la rue par l’une des fenêtres de la pièce et ne distingua rien de particulièrement anormal. La rue était très calme, beaucoup trop calme. Il ouvrit la porte et sortit sur le seuil, suivi d’Eden et de Khios qui l’avaient rejoint.

         - Qu’as-tu remarqué ? Demanda Eden alarmé par le comportement de son frère.

         - Ce calme, murmura Adonis. Ce n’est pas normal.

         Un lourd silence pesait dans la large avenue totalement désertique. Les badauds semblaient avoir fui subitement, abandonnant derrière eux toutes leurs affaires qu’ils n’avaient pas eu le temps d’emmener dans la précipitation.

         - Je ne vois rien d’inquiétant, dit Eden.

         Khios appuya Adonis.

         - Votre frère a raison, expliqua-t-il à Eden. Cette artère est l’une des plus vivante du niveau 58. Un événement grave a dû se produire pour disperser le va et vient incessant des promeneurs.

         Adonis poussa ses compagnons à l’intérieur de l’hôtel et ferma la porte en bloquant le mécanisme d’ouverture. Ils se rassirent à leurs places respectives et énoncèrent des théories pour expliquer cette singulière ambiance. De toutes les hypothèses qu’ils avaient pu émettre, seule celle d’Eden était quelque peu satisfaisante.

         - Wacé nous a peut-être retrouvés et aura fait barrer la route par sa police.

         Après quelques instants de réflexion, Adonis balaya définitivement cette dernière théorie.

         - Ce ne serait pas prudent de sa part. Barrer la route constitue le meilleur moyen pour nous avertir de son arrivée.

         - Tant que vous ne savez pas de quoi il retourne, il est plus raisonnable de rester dans cet hôtel, leur conseilla Khios.

         Les deux garçons approuvèrent. Eden avait été plus attentif aux propos de Khios et avait entendu quelques bribes de la dernière phrase du vieil homme sans toutefois les comprendre.

         - Que disais-tu à propos d’Etran avant qu’Adonis interrompe notre conversation ? Demanda-t-il au vieil homme.

         Eden en évoquant la réaction d’Adonis avait ri nerveusement, se forçant d’être de bonne humeur afin de détendre l’atmosphère. Son effet n’avait pas été convainquant et ses compagnons restèrent de marbre.

         Khios, qui avait raté son effet de surprise en révélant aux deux jeunes hommes qu’il était l’esprit d’Etran, décida d’aborder le problème d’une manière différente.

         - Comme je vous l’ai expliqué tout à l’heure, les protonyx sont des créatures d’Etran, créées à partir de son sang.

         Adonis avait retrouvé le fil de la conversation. Tout était un peu plus clair dans son esprit. Il s’emballa.

         - C’est pourquoi le sang des descendants d’Etran leur permet de prendre le contrôle des protonyx.

         - Tout à fait, confirma Khios en ajoutant cependant une petite nuance. Tous les descendants d’Etran, excepté  un : l’Antiproèdre.

         - L’Antiproèdre ! S’exclamèrent Eden et Adonis en choeur.

         - Etran a mis en garde ses descendants contre le risque encouru si l’un d’eux devait mettre au monde deux fils. Il ne peut pas y avoir deux proèdres. Le premier né serait le Proèdre et le cadet serait l’Antiproèdre. Si ce dernier devait se faire mordre par les protonyx, il bouleverserait l’univers : il libérerait à tout jamais les monstres de toute emprise, leur permettant de détruire l’univers.

         - L’Antiproèdre est un être raté, se désola Eden.

         - Pas du tout, corrigea Khios. L’Antiproèdre ne possède aucun pouvoir sur les protonyx, mais il a hérité d’un trésor beaucoup plus précieux.

         Les yeux des deux garçons brillèrent de curiosité. Ils n’avaient jamais été aussi près de connaître les secrets de l’univers.

         Eden frémissait.

         - Quel est ce trésor ?

         Khios avait l’art de mener une conversation en passant d’un sujet à l’autre, ouvrant des parenthèses puis les refermant pour appuyer sa démonstration. Il estima qu’il était nécessaire de revenir sur les projets d’Etran.

         - Etran a fixé le monde tel que vous le voyez encore aujourd’hui, mais il n’était pas entièrement satisfait de son oeuvre. L’ordre instauré mettait fin aux guerres, mais il était impuissant à résoudre les autres fléaux inhérents à l’espèce humaine. L’Empire d’Etran était et est encore malade économiquement; la misère se développe partout. Le Premier Empereur a donc décidé d’attendre des milliers d’années le moment propice pour achever son oeuvre.

         Khios avait parlé d’une traite, sans respirer. Il arrêta son raisonnement pour déglutir la salive qui emplissait sa bouche. Adonis, de plus en plus attentif aux paroles du vieil homme, ne pouvait plus contenir son impatience.

         - Le moment propice pour achever quelle œuvre ?

         Invité par le jeune homme à s’expliquer, Khios reprit.

         - Avant d’être militaire sur Gayanès, Etran avait déjà devant lui une vie bien remplie. Etudiant à l’Elakil qui n’était alors qu’une simple école de science, il était devenu l’un des plus grands savants de l’Apanama. Les scientifiques se réunissaient déjà sur Okara pour mettre leurs recherches en commun et travaillaient sur de nouvelles armes. Certains d’entre eux prirent conscience des effets destructeurs des armes qu’ils créaient et rejetèrent la technologie. Ces naturalistes dont faisait partie Etran s’exilèrent dans les forêts qui entouraient l’Apanama et apprirent à contrôler les forces de la nature. Plus tard, ces sages chassés d’Okara par les scientistes s’installèrent sur la Planète-Mère qui venait d’être vitrifiée.

         Adonis avait déjà entendu parler de cette antique scission entre les savants de la bouche de son maître, mais Irz’gune ne lui avait jamais révélé que le Premier Empereur avait été l’un des leurs dans sa jeunesse. Cette nouvelle le remplissait d’aise.

         - Ainsi, Etran a-t-il été un sage.

         - Oui, confirma Khios, mais il ne partageait pas les vues extrémistes de ses frères. Après avoir découvert les secrets de la prescience et de la décorporation, Etran est parti s’installer sur Gayanès, la planète dont il était originaire. Doté de pouvoirs fabuleux, il visualisait l’avenir mieux que quiconque. C’est ainsi qu’il entrevit le Mensékhar.

         Khios interrompit de nouveau le fil de sa démonstration pour revenir sur le pouvoir des protonyx.

         - Ne vous êtes vous jamais demandé comment les protonyx qui étaient issus du sang d’Etran et avaient été construits mentalement par lui ont aisément pu lui survivre ? Demanda-t-il en interrogeant simultanément du regard Eden et Adonis.

         Cette question n’avait jamais effleuré les deux jeunes hommes. Adonis qui avait été initié aux forces de l’esprit par les sages en percevait un peu mieux les enjeux que son frère. Etran avait été confronté au problème inverse qui se posait avec la décorporation. Lorsque l’esprit se décorpore, il s’échappe du corps, mais il ne peut vivre indéfiniment sans lui, puisque lorsque le corps meurt, l’esprit n’a plus de réceptacle et se perd.

         Les protonyx s’étaient échappés du corps d’Etran, mais ils vivaient par son esprit. Ils auraient dû disparaître avec lui à la mort du Premier Empereur. Le cerveau d’Adonis s’échauffait. Ils auraient dû disparaître songeait-il, à moins que...

         - Je pense que le Premier Empereur a dû se décorporer avant de mourir et que son esprit s’est alors répandu dans les corps des protonyx, risqua t-il.

         - Tu n’es pas loin de la vérité, accorda Khios. Etran possédait un fabuleux pouvoir. Son esprit pouvait se décorporer à l’infini et se multiplier. Donnez-moi chacun une de vos mains et reproduisons le cercle de pensées de tout à l’heure.

         Les trois hommes s’unirent en posant chacun l’une de leurs mains sur celle de son voisin. Eden et Adonis fermèrent leurs yeux. Le film se déroulait devant eux, comme s’ils assistaient à la scène en direct. Etran se mourait sur un lit dans la chambre royale de son palais de Gayanès. Il ne rendit pas l’âme car celle-ci s’échappa de son corps un peu avant qu’il ne meure sous la forme d’un ectoplasme translucide. L’âme traversa l’univers en direction d’Iadès. Sur la planète rouge, elle explosa en des centaines de cristaux d’une incroyable transparence lumineuse qui intégrèrent chacun le corps d’un protonyx. Les animaux dotés chacun d’une conscience qui les animait pouvaient désormais survivre éternellement à leur maître.

         Khios ôta ses mains de celles d’Eden et d’Adonis, interrompant la projection des images.

         - Les protonyx en se reproduisant transmettent l’esprit d’Etran depuis des siècles, affirma t-il. Et je suis la Khios, « l’âme vivante d’Etran. »

         Cette révélation stupéfia les deux jeunes hommes. Eden n’hésita pas à contester les prétentions de Khios qui lui semblaient être inconcevables.

         - Tu délires, vieil homme. Comment l’âme d’Etran pourrait-elle se trouver à la fois divisée dans les protonyx et présente en dehors d’eux, une et entière ?

         - L’âme d’Etran vit dans les protonyx, accorda Khios, mais elle peut également posséder une existence propre. N’oubliez pas qu’elle est infinie.

         Pour étayer ses arguments, Khios modela son apparence à volonté. Sa forme humaine se brouilla en vagues de chair qui ondulaient et tournoyaient jusqu’à former une masse floue aux vagues contours humains.

         Il reprit une apparence humaine en se reconstituant à partir du corps. Le tronc se fendit en deux en son extrémité inférieure pour former des jambes, puis deux bras se détachèrent de la masse en effervescence. Seule la tête restait floue. Khios adopta une succession faramineuse de masques divers, exprimant tous les âges de la vie et les deux sexes. Le visage se fixa finalement dans les traits d’un personnage qu’Eden et Adonis avaient récemment découvert : Etran.

         - J’adopte l’apparence que vous voulez bien me donner, expliqua l’esprit.

         Adonis qui avait surmonté sa peur s’avança vers Khios mais n’osa pas le toucher.

         - Es-tu Etran ? Demanda t-il.

         - Pas vraiment, fit l’esprit. Etran est mort, je ne suis que son âme.

         - Quelles sont tes intentions ? S’enquit Eden.

         Le visage de Khios fit une mimique de compassion.

         - Je t’attends depuis des millénaires. Tu es l’Antiproèdre annoncé par le Premier Empereur. Tu es celui qui déclenchera le Mensékhar. Mais surtout, tu es celui qui concrétisera les projets d’Etran car tu es comme lui : ton esprit possède le don de se décorporer à l’infini.

         Adonis se souvint immédiatement des paroles qu’Irz’gune lui avait confiées à propos d’Eden. Il lui avait fait exactement les mêmes révélations que Khios. Les sages étaient-ils les exécutants secrets des oeuvres du Premier Empereur ? Il n’allait pas tarder à le savoir.

         - Mon maître Irz’gune s’intéresse également aux pouvoirs d’Eden. Il affirme que lui seul peut sauver l’humanité du Mensékhar et nous ouvrir la voie vers un Age d’Or.

         A l’évocation du nom d’Irz’gune, Khios s’emporta.

         - Les sages pervertissent les projets d’Etran. Ils veulent se servir d’Eden pour assurer leur propre gloire.

         Le visage d’Adonis d’habitude d’une blancheur presque maladive, s’empourpra des joues jusqu’au front. Le jeune homme ne pouvait pas tolérer que l’on noircisse l’image des saints hommes qui l’avaient élevé.

         - Les sages ne veulent que le bien de l’humanité, hurle t-il. Ils essayent de contrer le Mensékhar. C’est toi et l’Empereur que tu représentes qui souhaitent provoquer la destruction de l’univers.

         Khios restait très maître de lui, son calme tranchait avec l’agitation qui traversait Adonis. Les paroles sortirent lentement de sa bouche, impeccablement articulées. Elles tombèrent comme un couperet.

         - Il est encore trop tôt pour que tu puisses comprendre les projets d’Etran. Il te faudra d’abord t’affranchir de la tutelle des sages. Tu dois aussi savoir qu’Etran n’a jamais souhaité le Mensékhar, même s’il constitue le ferment d’un renouveau pour l’humanité. Etran n’a jamais rien fait pour provoquer le Mensékhar, il l’attend c’est tout.

         L’esprit du Premier Empereur s’était volatilisé sur ces dernières paroles. L’image de l’homme était devenue de plus en plus transparente avant de disparaître complètement de la pièce.

         Eden s’était senti totalement démuni avec la disparition de cette présence rassurante. Il en fit le reproche à Adonis.

         - Tu es fier de toi ? Comment allons-nous nous débrouiller tous seuls ? Il aurait pu nous aider à quitter Phylis.

         - Tu es bien naïf, gronda Adonis. N’as-tu donc pas remarqué qu’il s’agissait d’un mauvais esprit qui voulait nous faire tomber dans son piège ?

         - Peut-être, mais s’il avait raison ?

         Adonis n’eut pas le temps de répondre à Eden. Un sifflement aigu leur parvint de la rue, suivi par de violents coups portés contre la porte d’entrée de l’hôtel. En branchant l’appareil de contrôle qui visualisait la rue, ils eurent le temps d’apercevoir un protonyx blessé à la tête qui s’en servait néanmoins comme bélier pour enfoncer la porte. Des hommes armés s’approchaient derrière l’animal. Au premier rang, les deux jeunes hommes reconnurent le sparapet Wacé.

         La porte en métal se tordait sous les coups portés par le protonyx. Elle n’allait pas lui résister longtemps.

         - J’ai remarqué une porte de service derrière l’hôtel, expliqua Adonis à Eden. Je crois qu’il est temps de quitter ces lieux.

         Ils traversèrent la salle de restauration en courant, renversant les tables et les chaises qui se trouvaient en travers de leur chemin. Arrivés au fond de la pièce, ils traversèrent une petite cuisine. Adonis poussa de toutes ses forces sur la porte de service et fit irruption dans une ruelle. Eden le suivit de peu.

         A cet instant, la porte d’entrée sauta dans un déchirement d’acier.

 

Chapitre 28                                                               Chapitre 30

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 18:49

 

Le Grand Conseil est le parlement de l'Empire galactique.

 

Le bâtiment qui abrite les délégués est situé au centre de la Cité Interdite sur la planète Gayanès. Il a la forme d'un immense champignon.

 

Champignons

 

L'image ci-dessus présente des bâtiments construits au milieu de hautes tours et faisant penser à des champignons. Ce sont les architectes chinois MAD qui sont à l'origine de cette vision futuriste.

 

Cette photo permet de se représenter le Grand Conseil dont les membres gouvernent l'Empire dans l'univers du Mensékhar.

 

3 groupes à parts égales composent l'assemblée : les nobles, les savants et les militaires.

 

Si vous souhaitez en savoir plus, le roman commence ici.

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 21:32

 

Le cycle de Fondation est une série d’ouvrages de science-fiction écrits entre 1942 et 1992 par Isaac Asimov, écrivain américain d’origine russe.

 

Le Cycle de Fondation

 

Asimov a écrit plus de 500 livres, des romans de science-fiction, mais également des romans policiers, des ouvrages de vulgarisation scientifique, des guides. Il est l’auteur de deux cycles qui constituent une part majeure de son œuvre : Les Robots et Fondation.

 

Entre 1942 et 1950 paraissent les huit nouvelles originelles de Fondation dans le magasine Astounding Stories. L’éditeur Gnome Press rassemble ces nouvelles et publie la trilogie fondamentale :

Fondation (Foundation) en 1951

Fondation et Empire (Foundation and Empire) en 1952

Seconde Fondation (Second Foundation) en 1953

 

Trente ans plus tard, deux livres s’y ajouteront pour lui donner une suite :

Fondation Foudroyée (Foundation's Edge) en 1982

Terre et Fondation (Foundation and Earth) en 1986

 

Puis un début :

Prélude à Fondation (Prelude to Foundation) en 1988

L'Aube de Fondation (Forward the Foundation) en 1992

 

Par conséquent, l’ordre chronologique du cycle de Fondation n’est pas le même que celui de son écriture.

 

L’originalité du Cycle de Fondation tient dans la psychohistoire, une science imaginée par Isaac Asimov, sorte de dynamique historique de l’humanité. Il définit lui-même cette science comme "la branche des mathématiques qui traite des réactions des ensembles humains en face de phénomènes sociaux et économiques constants".

 

La psychohistoire a pour objet l’étude statistique des comportements de grands groupes humains dans le but de prévoir leur évolution future. Elle suppose que le comportement de milliards d’individus répond aux lois de la physique et est parfaitement prévisible alors que le comportement de chaque individu pris séparément est totalement imprévisible (libre-arbitre).

 

La psychohistoire ne peut fonctionner que sur des populations qui ne sont pas trop informées de ses conclusions afin d’éviter toute autoréférence. Pour cette raison, la Fondation est scindée en deux entités : une partie visible basée sur Terminus qui ne s’occupe que de sciences exactes et historiques et la Seconde Fondation basée à l’autre bout de la galaxie qui veille dans l’ombre à l’application du Plan Seldon (projet visant à réduire de 30 000 ans à seulement 1000 ans l’ère de chaos prévue entre la chute du premier empire galactique et l’avènement du second).

 

Pour réaliser son œuvre magistrale, Asimov s’est largement inspiré de l’histoire du déclin et de la chute de l’Empire Romain.

 

Les romans d’Asimov ont vieilli, pourtant par le génie de ses idées et la scrupuleuse rigueur de ses récits, Asimov reste un grand auteur de science-fiction en dépit de la relative pauvreté psychologique de ses personnages et un vocabulaire un peu restreint.

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 17:41

 

         Le protonyx ivre de sang bondissait sur les badauds qui n’avaient pas eu le temps de se réfugier dans les habitations. Il balisait son parcours de cadavres défigurés par une vieillesse extrême. Aux cris déchirant des suppliciés, succédaient les cris de douleur des proches de la victime qui découvraient leur parent ou ami sans vie et pratiquement transformé à l’état de squelette.

         A bord de leurs voitures blindées, Wacé et ses policiers suivaient le chemin de mort que le protonyx laissait derrière lui. Après une enquête sans résultat auprès des habitants du niveau 57, Wacé s’était en effet résigné à utiliser la bête de Syris. Il n’aurait jamais imaginé qu’il serait aussi difficile de retrouver les fuyards dans l’anarchique  misère urbaine de Phylis 1. Soit Eden et Adonis possédaient les dons de camouflage du caméléon, soit ils bénéficiaient d’un important réseau de complicité. Dans les deux cas, Wacé ne parvenait pas à comprendre pourquoi les récompenses faramineuses promises n’avaient pas réussi à délier les langues de ces miséreux.

         Il n’avait guère eu plus de résultats au niveau de la Ceinture. Les policiers qui surveillaient la cité du bas sur leurs sphères de contrôle avaient envoyé des caméras mobiles supplémentaires, spécialement programmées pour détecter les deux fugitifs. Tous ces instruments de contrôle qui balayaient la ville en permanence avaient été incapables jusqu’à présent de localiser les deux individus.

         Eden et Adonis restaient invisibles. Wacé les soupçonnait de s’être réfugiés dans une habitation, ce qui expliquait que rien ni personne n’aura pu les rencontrer. Dans ce cas, il faudrait des jours entiers pour les retrouver et le sparapet manquait cruellement de temps.

         Syris l’avait averti grâce à la sphère holographique de ses appartements, lui apprenant que le Commandeur des Immortels avait également décidé de partir à la recherche des deux fugitifs. La course contre la montre était amorcée et Wacé devait impérativement l’emporter sur Oued.

         Sa terrible décision travaillait sa conscience et à chaque nouvelle victime du protonyx, le remords le rongeait un peu plus. Il ne parvenait plus à détourner son regard des cadavres qui jonchaient le sol par dizaines au bord de la rue. Il avait fait mine de les ignorer au début, mais cela devenait de plus en plus impossible. On pouvait ignorer un cadavre, mais difficilement une centaine. Le protonyx dès qu’il avait été lâché était parti en trombe et possédait une avance sur la voiture du sparapet. Combien de morts allait-il encore découvrir ? Wacé craignait qu’il faille traverser la cité de long en large avant de retrouver les deux proèdres.

         Heureusement, les rumeurs circulaient vite et les gens, avertis qu’un protonyx en liberté errait dans la ville, se claquemuraient maintenant dans leurs maisons. Au fur et à mesure de leur progression, les véhicules croisaient de moins en moins de cadavres. Les rues étaient pratiquement désertiques.

         Les personnes endeuillées trouvaient encore la force pour hurler sur le passage des véhicules et pour envoyer des débris qui rebondissaient sans un choc sur les vitres blindées. Wacé s’engonça dans la banquette d’un air triste. Le chef de sa police n’avait pas prononcé un seul mot depuis leur violente altercation, lorsqu’ils avaient libéré l’animal. Le policier s’était alors élevé contre cette solution radicale.

         - Vous avez perdu toute humanité ! S’était-il exclamé à l’attention du sparapet. Vous trouvez qu’il n’y a pas assez de misère dans cette ville pour y semer la mort.

         - Avez-vous une meilleure solution à me proposer ? Avait alors demandé Wacé. Toutes nos méthodes d’investigation ont échoué.

         Le chef des gardes s’était renfrogné. Décidément cet argument était loin de l’avoir convaincu.

         - Nous devons continuer nos recherches et tant pis si nous ne les retrouvons pas.

         - Si nous ne les retrouvons pas, les Immortels pilleront la planète, avait prétendu Wacé. Ne vaut-il mieux pas sacrifier quelques individus pour sauver la collectivité ?

         - En réalité vous essayez surtout de sauver votre vie. Adonis reste votre dernière monnaie d’échange avec les impériaux.

         L’insolence du policier avait poussé Wacé à bout. Il l’aurait tué de ses propres mains s’il n’avait pas eu tant besoin de lui pour l’escorter dans les bas-fonds de la capitale. Le sparapet avait réfréné sa colère et était remonté dans le véhicule suivi du policier.

         Depuis cet événement, ils restaient chacun d’un côté de la banquette arrière sans se regarder ni même se parler.

         Au milieu d’une longue ligne droite, Wacé aperçut le protonyx qui tournait à gauche, dans une artère secondaire. Les deux véhicules suivirent la bête qui galopait de plus belle, bondissant avec agilité sur les grilles d’aération. Les maisons étaient closes. Les portes étaient verrouillées et les volets d’acier avaient été tirés.

         Les véhicules roulèrent un long moment dans cette artère qui ne cessait pas de se rétrécir avant de s’arrêter devant un escalier qui se réduisait en montant. Le protonyx les avait conduits dans une impasse. Il allait être nécessaire de poursuivre à pied.

         Wacé pestait.

         - Où ce maudit animal nous entraîne t-il donc ?

         Le chef des gardes marmonna.

         - En enfer.

         Les deux hommes descendirent du véhicule à contre-coeur et firent signe aux occupants de la deuxième voiture d’en faire de même. Ils n’étaient pas rassurés d’avoir à traverser la ville sans la protection de leurs véhicules blindés. Le chef des policiers s’inquiéta.

         - Croyez-vous qu’il soit raisonnable de nous aventurer à pied dans ces quartiers malfamés ?

         Wacé n’était guère plus rassuré mais il était prêt à tout risquer pour retrouver Eden et Adonis.

         - Nous serons tranquilles car le protonyx aura effrayé les habitants, fit-il.

         Le chef des gardes n’osa pas lui expliquer que c’était justement le protonyx qui l’inquiétait le plus. Il craignait que l’animal qui les précédait ne se retourne subitement contre eux.

         La dizaine de policier qui les accompagnaient pressèrent leurs doigts sur la détente de leurs pistolets pour se donner une contenance. Ils scrutaient la ruelle comme des animaux apeurés, redoutant de voir surgir le protonyx à n’importe quel moment dans leur dos.

         Wacé qui avait branché un émetteur sur le monstre leur ôta cette angoisse.

         - L’animal continue sa course en haut de l’escalier, annonça t-il. Nous devons nous dépêcher avant de le perdre.

         Les hommes montèrent l’escalier au pas de course, sautant deux marches à la fois. L’escalier montait en biaisant vers la droite et en se réduisant jusqu’à ne laisser passer plus qu’une seule personne de front. Wacé guidait l’expédition, suivi de près par le chef de sa garde.

         L’escalier se terminait par une porte entrouverte. Devant la porte, gisait une nouvelle victime du protonyx. L’homme au visage flétri avait les lèvres retroussées, laissant découvrir des dents déchaussées. Ses yeux ouverts entourés de cernes violet propres aux drogués à la pélanine étaient figés dans une peur terrifiante.

         Wacé et ses policiers enjambèrent le corps et poussèrent la porte entrouverte pour déboucher dans une artère beaucoup plus large et plus éclairée que celle qu’ils avaient quitté à l’étage inférieur. Une inscription en caractère gras leur confirma qu’ils étaient bien à l’étage 58.

         Sous l’impulsion de Wacé, les hommes remontèrent l’avenue au pas de course à la poursuite du protonyx. Cette grande artère était désertique. Les magasins avaient éteint leurs devantures, les badauds avaient abandonné dans la précipitation la plupart de leurs affaires au milieu de la route. Wacé et ses hommes slalomaient entre les paquets d’emballage et les petites voitures individuelles, ces véhicules bon marché utilisés dans la cité du bas.

         Les cadavres des personnes qui n’avaient pas été assez rapides pour se cacher à temps, jonchaient la rue ça et là. Ces nouveaux corps abandonnés incitèrent Wacé à accélérer l’allure, comme s’il voulait rattraper le protonyx afin de l’empêcher de perpétrer de nouveaux crimes. Le sparapet faisait de grands pas, inspirant à chaque fois qu’il élançait sa jambe devant lui et expirant dès qu’elle retombait sur le sol.

         Cette petite course lui faisait beaucoup de bien. Elle lui permettait d’oxygéner son cerveau et d’évacuer ses idées noires. A chaque bond, il ressentait un sentiment de puissance très agréable. Les hommes derrière lui avaient un peu de mal à le suivre. Il courut un peu moins vite pour leur laisser le temps de le rattraper.

         Le cortège courait à nouveau en file indienne dans la large avenue. Il bifurqua à un moment, dans une petite ruelle sur la droite, afin de suivre les traces du protonyx. La ruelle était très droite et inhabituellement éclairée pour une petite artère. Wacé reconnaissait là un chemin de traverse destiné à relier deux grandes avenues parallèles.

         La ruelle d’une longueur monotone n’en finissait pas. Leurs pas résonnaient sur les grilles des bouches d’aération. Des relents d’eau croupie et une persistante odeur de renfermé agressaient leurs narines, révélant que le conduit d’aération sous leurs pieds était en panne.

         Au sortir de la ruelle, ils débouchèrent, comme l’avait prévu Wacé, dans une large avenue. Ils furent même surpris de constater qu’ils avaient rattrapé le protonyx. L’animal à la queue pendante ne se trouvait plus qu’à une dizaine de mètres devant eux. Et pour cause. Ils découvrirent avec horreur, à leur gauche, un véritable massacre. Le monstre avait tué tous les clients d’un magasin qui avait eu l’inconscience de rester ouvert.

         La course tournait au cauchemar. Wacé priait pour que le protonyx parvienne rapidement à débusquer Eden et Adonis. Depuis qu’ils avaient lâché l’animal, ils avaient déjà dû traverser la moitié de la pyramide en transversale.

         A quelques mètres seulement devant eux, le monstre se livrait à de nouvelles horreurs. Ils le virent très nettement transformer une petite fille d’une dizaine d’année en une ridicule momie naine. Son père n’eut guère plus de chance qu’elle. Le monstre le mordit au bras, faisant apparaître ses os sous une peau qui séchait et craquelait à vue d’oeil.

         Wacé ne put s’empêcher de jeter en passant un coup d’oeil à l’infortuné couple. Ces visages transfigurés par un rictus de douleur le firent tressaillir d’effroi, mais plus rien ne pouvait désormais le dissuader d’interrompre la terrible expérience. Même pas ces gens qui ouvraient leurs volets pour agonir d’insultes Wacé et ses hommes après le passage du protonyx.

         Les nerfs du chef des gardes étaient à fleur de peau. Il accéléra le pas pour rattraper Wacé.

         - Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Nous devons absolument mettre ce protonyx hors de nuire.

         - Il est trop tard pour reculer, le raisonna Wacé en reprenant son souffle. Nous arrivons près du but. Si nous abandonnons maintenant tous ces morts n’auront servi à rien.

         - Qu’est ce qui vous fait dire que nous approchons ?

         - Cet animal semble savoir précisément où il veut aller. Or depuis que nous sommes arrivés à ce niveau, il a dépassé de nombreuses cages d’escalier sans jamais les emprunter. Je suis sûr qu’Eden et Adonis se cachent à cet étage.

         Le chef des gardes reconnut en son fort intérieur que l’argument de Wacé était très pertinent. Il était lui-même convaincu, plus ou moins par son intuition, qu’ils avaient découvert le bon étage.

         - Maintenant que nous avons localisé les deux hommes, ne pourrions-nous pas continuer les recherches grâce à des moyens plus... plus traditionnels ? Proposa t-il.

         - Il n’en est pas question, émit définitivement Wacé. Le protonyx a fait ses preuves, laissons le aller jusqu’au bout.

         Leur bonne tenue à la course leur permettait de talonner le monstre à bonne distance, c’est-à-dire assez près pour ne pas le perdre de vue et assez loin pour ne pas exciter sur eux sa folie meurtrière.

         C’est ainsi qu’ils devinèrent à l’avance qu’un drame était sur le point de se produire. L’animal venait de repérer un magasin de produits alimentaires encore ouvert. Alors qu’il s’apprêtait à bifurquer dans une autre grande artère sur la droite, le protonyx se tourna vers le côté opposé, prêt à bondir dans la boutique.

         Le magasin était noir de monde, essentiellement des femmes accompagnées de leurs enfants. Wacé et ses hommes arrêtèrent leur course pour ne pas se retrouver nez à nez avec le monstre. Le sparapet ferma les yeux pour ne pas assister au massacre qui semblait être inévitable. Il les rouvrit en entendant le déclic caractéristique qui accompagnait une salve tirée par un pistolet laser.

         Le chef des gardes avait dégainé son arme et n’avait pas hésité à faire feu sur le protonyx, atteignant celui-ci à l’arrière train. La bête siffla brièvement de douleur, mais continua de courir en boitant vers l’entrée du magasin.

         Le chef de la police rajustait son arme.

         - Non, ne faites pas cela, s’écria Wacé en braquant son pistolet laser sur le policier. Ne faites pas cela sinon je serais dans l’obligation de vous tuer.

         - Tuez-moi alors répondit le policier.

         Une deuxième salve brûla le protonyx à la tête, détournant cette fois-ci l’animal de son objectif. Il se retourna en direction de son agresseur et, voyant le pistolet laser braqué sur lui, détala dans une avenue sur la droite qu’il avait premièrement eu l’intention d’emprunter.

         Wacé avait rangé son arme, n’ayant pas eu le courage de mettre ses menaces à exécution. Il avait bluffé pour sauver le protonyx, sachant qu’il n’aurait jamais eu le courage de tuer le chef de sa police.

         - Vous avez fait du beau travail, se plaignit-il. Maintenant que l’animal est blessé, il ne pourra plus nous conduire à Adonis.

         - Au contraire, contesta le policier. Tout animal blessé va se réfugier auprès des siens.

         Wacé et ses hommes tournèrent à droite sur les traces du protonyx. Ils débouchèrent dans une avenue, large d’environ deux cents mètres, qui se terminait au coin par un hôtel.

         Le protonyx blessé sifflait devant le bâtiment.

 

Chapitre 27                                                                  Chapitre 29

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 12:20

 

Quittons un peu la science-fiction pour nous attacher au côté « Apocalyptique » de mon roman intitulé le Mensékhar.

 

Une des nombreuses prophéties en vogue à l’heure actuelle est la Prophétie des Papes ou Prophétie de Saint-Malachie. Elle est attribuée à Saint Malachie d’Armagh, évêque d’Irlande mort en 1148.

 

Ce document n’est pas reconnu comme authentique par l’Eglise, mais il refait régulièrement surface lors de chaque conclave.

 

Conclave

 

La Prophétie de Saint-Malachie contient 111 devises qui correspondent à 111 Papes en partant de Célestin II, contemporain de Saint Malachie. Avant Célestin II, 177 papes se sont succédés du 1er siècle de notre ère à la moitié du 12ème siècle, mais la prophétie ne les concerne pas puisqu’ils lui sont antérieurs.

 

Fait curieux, la 111ème prophétie correspond au pape actuel.

 

Le document aurait été découvert vers 1590 et publié en 1595 par Arnold de Wyon. On suppose qu’en réalité ces devises ont été rédigées pour le conclave de 1590 afin d’en influencer le résultat, même si le but recherché ne fut pas atteint.

 

Pour chaque pape, une devise latine est donnée qui a suscité des interprétations prophétiques. Le problème de la prise en compte ou non des antipapes se pose différemment suivant la date à laquelle ce document aurait été rédigé.

 

Les devises sont parfaitement sibyllines et interchangeables, pouvant sans guère de difficultés s'appliquer à de nombreux papes. Les ésotéristes, pour les justifier, sont souvent obligés de faire laborieusement appel aux armoiries du pape en question, ou à celles de sa famille, ou à celles de sa ville natale, ou à celles d'une ville dont il a été évêque, ou à celles de l'ordre auquel il appartenait, etc. 

 

Les interprétations des devises et les indices visant à faire concorder devise et papes sont extrêmement variables suivant les sources. Il est toujours possible de trouver, dans la vie d'une personne, un fait permettant de donner une signification à la devise.

 

1. Ex castro Tiberis : D'un château sur le Tibre
Célestin II (26 septembre 1143-8 mars 1144)

Guido di Citta di Castello
Ce pape naquit à Citta di Castello, la cité du Château, petite ville située sur le Tibre, en Toscane.

 

2. Inimicus expulsus : L'ennemi expulsé
Lucius II (10 mars 1144-25 février 1145)

Gérard de Ciaccianemici
Issu de la famille Caccianemici (cacciare=chasser, nemici=les ennemis)

 

3. Ex magnitudine montis : De la grandeur de la montagne
Eugéne III (27 février 1145-8 juillet 1153)

Pietro Bernado, dit Bernard de Pise, né à Montemagno
Patrie étrusque, ville de Montemagno (grand mont).

 

4. Abbas Suburramus : L'Abbé de suburre
Anastase IV (9 juillet 1153-2 décembre 1154).

Corrado della Suburra, né à Rome dans le quartier de Suburre
De la famille Suburra (avait été chef d'une abbaye).

 

5. De rure albo : De la campagne blanche
Adrien IV (5 décembre 1154-1er septembre 1159)

Nicolas Breakspear ou Hastifragus, né à Langlais, près de Saint-Albans, au nord de Londres
Paysan né dans le bourg de Saint-Alban (alba=blanc).

 

6. Ex tetro carcere : D'une noire Prison
Victor IV, antipape (7 septembre 1159-20 avril 1164)

Ottavio de Monticelli, né à Tivoli en 1095
Fut cardinal de Saint-Nicolas in carcere (en prison)

 

7. Via Transtiberina : La voie transtibérine
Pascal III, antipape (26 avril 1164-20 septembre 1168)

Guido da Crema (Guy de Créma), cardinal de Ste Marie au Transtevere.

 

8. De Pannonia Tusciae : De la Pannonie à la Toscane
Callixte III, antipape (1168-1178)

Jean Morson ou Jean de Strouma, né en Hongrie
Hongrois de nationalité (Pannonia en latin), cardinal-évêque de Tusculum.

 

9. Ex ansere custode : De l'oie gardienne
Alexandre III (7 juillet 1159-30 août 1181)

Rolando Bandinelli ou Rainucci, dee la famille Paparona (ce nom signifie oie - gardien parce que vrai pape).

 

10. Lux in Ostio : La lumière dans la porte
Lucius III (29 août 1181-25 novembre 1185)

Humbaldo Alluciengola, originaire de Lucques (lux signifie lumière), cardinal d'Ostie (ostia signifie porte).

 

11. Sus in cribro : Le pourceau dans le crible
Urbain III (25 novembre 1185-20 octobre 1187)

Uberto Crivelli, Milanais de la famille crivelli (signifie crible) qui porte un porc dans ses armes.

 

12. Ensis Laurentii : L'épée de Laurent
Grégoire VIII (20 octobre 1187-15 décembre 1187)

Alberto de Mora ou de Spinacchio, né à Bénévent
Cardinal de St Laurent en Lucina, dont les armoiries représentaient des épées croisées.

 

13. De schola exiet : Il sortira de l'école
Clément III (19 décembre 1187-25 mars 1191)

Paolo Scolari, de la maison Scholari (signifie école).

 

14. De rure bovensi : De la campagne des Bovis
Célestin III (30 mars 1191-8 janvier 1198)

Giacinto di Pietro di Bobone, de la famille des Bovis (originaire de la campagne romaine).

 

15. Comes signatus : Le comte signé
Innocent III (8 janvier 1198-16 juillet 1216)

Le cardinal Giovanni-Lotario di Segni, de la famille des Conti dei Segni (signifie comtes des signes).

 

16. Canonicus ex latere : Le chamoine conforme à Latran
Honorius III (1216- 18 mars 1227)

le cardinal-prêtre Censius Savelli, chanoine de St Jean de Latran.

 

17. Avis Ostiensis : L'oiseau d'Ostie
Grégoire IX (19 mars 1227-22 août 1241)

Hugolin, comte de Segni (qui avait un oiseau dans ses armes), cardinal évêque d'Ostie.

 

18. Leo Sabinus : Le lion de la Sabine
Célestin IV (25 octobre 1241-10 novembre 1241)

Goffredo Castiglione, dont les armes représentaient un lion, cardinal évêque de la Sabine.

 

19. Comes Laurentius : Le comte Laurent
Innocent IV (25 juin 1243-7 décembre 1254)

Gênois Sinibaldo Fieschi, comte de Lavagne de St Laurent in Lucina.

 

20. Signum Ostiense : Le signe d'Ostie
Alexandre IV (12 décembre 1254-1261), d
e la famille des Contes de Segni (des signes), cardinal évêque d'Ostie.

 

21. Jerusalem Companiae : Jérusalem de champagne
Urbain IV (22 août 1261-1264).

Jacques Pantaléon, francais de Troyes en Champagne, patriarche de Jérusalem.

 

22. Draco depressus : Le dragon vaincu
Clément IV (5 février 1265-29 novembre 1268)

Guy Foulques dit Le Gros dont les armes représentaient un aigle tenant dans ses serres un dragon.

 

23. Angiunus vir : L'homme-serpent
Grégoire X (1er septembre 1271-10 janvier 1276)

Théobaldo Visconti, de la famille des Visconti, qui avaient un serpent dans leurs armes (tenant un homme dans sa gueule).

 

24. Concionator Gallus : Le prédicateur français
Innocent V (1276-22 juin 1276)

Pierre de Tarentaise, Français, de l'ordre des Prêcheurs.

25. Bonus Comes : Le bon comte
Adrien V (1276-18 août 1276)

Ottobono Fieschi, comte de Lavagne.

 

26. Piscator Tuscus :  Le pêcheur Toscan
Jean XXI (15 septembre 1276-20 mai 1277)

Prénommé Pierre (nom de l'apôtre pêcheur) et cardinal-évêque de Tusculum.

 

27. Rosa composita : La rose composée
Nicolas III (25 novembre 1277-22 août 1280)

Gaetano Orsini, de la famille des Orsini qui portait une rose dans ses armes, et surnommé le Composé.

 

28. Ex telonio Liliacei Martini : Du trésor de martin des lis
Martin IV (22 février 1281-28 mars 1285)

Simon de Brie, dont les armes représentaient des lis, chanoine et trésorier de St Martin de Tours.

 

29. Ex rosa leonina : De la rose aux lions
Honorius IV (2 avril 1285-3 août 1287)

Giacomo Savelli, de la famille Savelli dont les armes représentaient une rose portée par deux lions.

 

30. Picus inter escas : D’Ascoli Piceno
Nicolas IV (22 février 1288-1292). Mort le 4 avril

le cardinal Girolamo Masci, né à Ascoli Piceno

 

31. Ex eremo celsus : De l'ermitage élevé aux grandeurs
Célestin V (5 juillet 1294-13 décembre 1294)

Petro Angelari du Murrone, ermite octogénaire.

 

32. Ex undarum benedictione : De la bénédiction des ondes
Boniface VIII (24 décembre 1294-11 octobre 1303)

Benedetto Caëtani (Benedictus, béni), dont les armes représentaient des ondes.

 

33. Concionator pataraeus : Le prêcheur de Patara
Benoit XI (22 octobre 1303-7 juillet 1304)

Niccolo Boccassini, (Saint Nicola était né à Patara), de l'ordre des Prêcheurs.

 

34. De Fasciis Aquitanicis : Des fasces d’Aquitaine
Clément V (14 novembre 1305-20 avril 1314)

Bertrand de Got, Aquitain d’origine, dont les armes représentaient des fasces (trois fasces de gueule).

 

35. De sutore Osseo : Du cordonnier d'Ossa
Jean XXII (25 septembre 1316-4 décembre 1334)

Jacques Duèze ou d’Ossa, fils d'un cordonnier.

 

36. Corvus Schismaticus : Le corbeau schismatique
Nicolas V, antipape (1328-1330)

Pierre de Corbière, antipape contre Jean XII (donc schismatique).

 

37. Frigidus Abbas : L'Abbé froid
Benoît XII (20 décembre 1334-25 avril 1342)

Jacques Fournier, abbé de Fontfroide

38. De rosa Atrebatensi : De la rose d'Arras
Clément VI (7 mai 1342-6 décembre 1352)

Pierre Roger, évêque d'Arras, dont les armes représentaient des roses.

 

39. De montibus Pammachii : Le lutteur des monts
Innocent VI (18 décembre 1352-12 septembre 1362)

Etienne Aubert, corrézien originaire de Monts-les-Beyssac, évêque d’Ostie où saint Pammaque fonda un hospice

 

40. Gallus Videcomes : L’aristocrate français
Urbain V (1362-19 décembre 1370)

Guillaume de Grimoard, français issu des barons de Grisac

41. Novus de virgine forti : Fort de Sainte Marie Nouvelle
Grégoire XI (30 décembre 1370-26 mars 1378)

Pierre-Roger de Beaufort, cardinal de Ste Marie la Neuve.

 

42. De cruce apostolica : De la croix apostolique
Clément VII, antipape (20 septembre 1378-1394)

Robert de Genève qui fut cardinal presbyte des S. S. XII Apôtres, dont les armes représentaient une croix.

 

43. Luna Cosmedina : La lune de Cosmedin
Benoît XIII, antipape (24 septembre 1394-23 mars 1423)

Pierre de Luna, cardinal diacre de Ste Marie en Cosmedin.

 

44. Schisma Barcinonum : Le schisme de Barcelone
Clément VIII, antipape (1424-1429).

Gil Sanchez de Munoz, antipape, (donc schismatique) qui fut chanoine de Barcelone.

 

45. De inferno praegnanti : De l'enfer de Pregnani
Urbain VI (1378-15 octobre 1389)

Bartolomeo Prignano, il est né dans un faubourg de Naples appelé Inferno

46. Cubus de mixtione : Le cube du mélange
Boniface IX (2 novembre 1389-1er octobre 1404)

le cardinal prêtre Pietro Tomacelli, originaire de Gênes en Ligurie, dont les armes représentaient des cubes mélangés.

 

47. De meliore sydere : D'un astre meilleur
Innocent VII (17 octobre 1404-6 novembre 1406)

Cosimos de Migliorati (signifie amélioré), dont les armes représentaient une étoile.

48. Nauta de Ponte-Nigro : Le nautonnier de la mer noire
Grégoire XII (30 novembre 1406-14 juillet 1415)

Angello Correr, Vénitien, commendataire de l'église de Négrepont (signifie mer noire).

 

49. Flagellum solis : Le fléau du soleil
Alexandre V, antipape (26 juin 1409-3 mai 1410)

Petros Philargos, Grec, archevêque de Milan, dont les armes représentaient un soleil (et fléau parce qu'il était un antipape).

 

50. Cervus Sirenae : Le cerf de Sirène
Jean XXIII, antipape (17 mai 1410-26 juillet 1417)

Balthasar Cossa, cardinal diacre de St Eustache, qui est représenté avec un cerf, légat de Bologne, Napolitain (Naples était appelé jadis Parthénope, du nom d'une sirène).

 

51. Corona veli aurei : La couronne du voile d'or
Martin V (11 novembre 1417-20 février 1431)

Oddo Colonna, cardinal diacre de St Georges au voile d'or (les armes des Colonna représentaient une couronne).

 

52. Lupa coelestina : La louve célestine
Eugène IV (3 mars 1431-23 février 1447)

Ermite de Saint Augustin, Gabriel Condulmer, d'abord chamoine régulier célestin et évêque de sienne (les armes de cette ville représentaient une louve).

 

53. Amator crucis : L'amant de la croix
Félix V, antipape (5 novembre 1439-avril 1449)

Duc Amédée VIII de Savoie, qui fut appelé Amédée (Amadeus, aime-dieu) duc de savoie, dont les armes représentaient une croix.

 

54. De modicitate Lunae : De la petitesse de la lune
Nicolas V (6 mars 1447-24 mars 1455)

Tommaso Parentucell, originaire la Lunégiane de Sarzane, né de parents modestes.

 

55. Bos pascens : Le Boeuf paissant
Calixte III (8 avril 1455-6 août 1458)

Alonzo de Borgia, dont les armes représentaient un boeuf paissant.

 

56. De capra et albergo : De la chèvre et de l'auberge
Pie II (1458-15 août 1464)

Enée Piccolomini, qui fut secrétaire des cardinaux Capranica (capra signifie chèvre) et Albergati (Alberga signifie auberge).

 

57. De cervo et leone : Du cerf et du lion
Paul II (30 août 1464-26 juillet 1471)

Pietro Barbo, qui fut commendataire de l'église de Cervie et cardinal du titre de St Marc (dont le symbole est un lion). Il avait d'ailleurs un lion dans ses armes.

 

58. Piscator Minorita : Le pêcheur mineur
Sixte IV (1471-12 août 1484)

Francesco della Rovere, fils de pêcheur, franciscain (ordre mineur).

 

59. Praecursor Siciliae : Le précurseur de Sicile
Innocent VIII (29 août 1484-25 juillet 1492)

le cardinal Jean-Baptiste Cibo, évêque de Malfetta, qui fut appelé Jean-Baptiste (nom du précurseur du Christ) et qui vécut à la cour l'Alphonse, roi de Sicile.

 

60. Bos Albanus in porta : Le boeuf d'Albano au port
Alexandre VI (1492-18 août 1503)

Rodrigo Borgia de Valence, cardinal évêque d'Albano et Porto (signifie port) dont les armes représentaient un boeuf.

 

61. De parvo homine : Du petit homme
Pie III (22 septembre 1503-18 octobre 1503)

le cardinal Francesco Todeschini Piccolomini (piccolo signifie petit; uomini, hommes).

 

62. Fructus Jovis juvabit : Le fruit de Jupiter aidera
Jules II (31 octobre 1503-20 février 1513)

le cardinal Giuliano della Rovere, dont les armes représentaient un chêne, arbre de Jupiter.

 

63. De craticula Politiana : Du gril de Politien
Léon X (9 mars 1513-1er décembre 1521)

Giovanni de Médicis, fils de Laurent de Médicis (St Laurent a comme insigne un gril) et élève de Politien.

 

64. Leo Florentius : Le lion de Florent
Adrien VI (1522-14 septembre 1523)

Adrien Florenz, évêque de Tortosa, fils de Florent, dont les armes représentaient un lion.

 

65. Flos pilaei aegri : La fleur du globe malade
Clément VII (1 octobre 1523-25 septembre 1534)

Giulio de Medicis, de la maison des Médicis, dont les armes représentaient des boules, la supérieure surmontée de lis (malade dérive d'un jeu de mot sur son nom de Médicis, médecin).

 

66. Hiacynthus Medicorum : La jacinthe des médecins
Paul III(1534-10 novembre 1549)

Alexandre Farnèse, qui portait des lis (bleus ou hyacinthes) dans ses armes et fut cardinal de S. S. Côme et Damien (deux médecins martyrs).

 

67. De corona montana : La couronne du mont
Jules III (8 février 1550-23 mars 1555)

Giovanni Maria Del Monte (du mont), avait deux couronnes dans ses armes.

 

68. Frumentum floccidum : Le froment prêt à tomber
Marcel II (9 avril 1555-1er mai 1555)

le cardinal Marcello Cervini, dont les armes représentaient un cerf et du froment (des épis de blé), et prêt à tomber parce qu'il vécut si peu de temps comme pape.

 

69. De fide Petri : De la foi de Pierre
Paul IV (23 mars 1555-18 août 1559)

le cardinal Jean Pierre Carafa (carafé signifie chère foi).

 

70. Aesculapi pharmacum : Le remède d'Esculape
Pie IV (25 décembre 1559-9 décembre 1565)

Giovanni Angelo de Medicis avait étudié la médecine, puis le droit (jeu de mot sur son nom de famille, parce que le père de la médecine est appelé Esculape).

 

71. Angelus nemorosus : L'ange des bois
Pie V (7 janvier 1566-1er mai 1572)

Michel Ghislieri, appelé Michel (nom d'un ange), né dans la ville de Bosco (signifie bois).

 

72. Medium corpus pilarum : La moitié du corps des globes
Grégoire XIII (13 mai 1572-10 avril 1585)

le cardinal Ugo Boncompagni, dont les armes représentaient une moitié de corps de dragon, créé cardinal par Pie IV qui portait des boules dans ses armes.

 

73. Axis in medietate signi : L'axe au milieu du signe
Sixte V (24 avril 1585-27 août 1590)

Felice Peretti qui portait un axe au milieu d'un lion dans ses armes (le lion est un des signes du zodiaque).

 

74. De rore coeli : De la rosée du ciel
Urbain VII (14 septembre 1590-27 septembre 1590)

Gianbattista Castagna qui fut archevêque de Rossano en Calabre, où la manne est rassemblée (ros signifie rosée en latin).

 

75. Ex antiquitate Urbis : De l'ancienneté de la ville
Grégoire XIV (5 décembre 1590-15 octobre 1591)

Niccolo Sfondrati (Nicolas Sfondrato), originaire de Milan, ville ancienne, et sénateur, fils de sénateur (senator signifie ancien).

 

76. Pia civitas in bello : La cité sainte en guerre
Innocent IX (29 octobre 1591-30 décembre 1591)

Gian Antonio Facchinetti, originaire de Bologne, cité célèbre dans les anales de l'Eglise romaine et souvent appelé à défendre la Papauté. Ce pape envoya en outre des troupes aux Ligueurs de France, seul fait important de son pontificat très court.

 

77. Crux romulea : La croix romuléenne
Clément VIII (2 février 1592-5 mars 1605)

Ippolito Aldobrandini, de la famille romaine des Aldobrandini (Romulus fut le fondateur de Rome), dont les armes représentaient une série de croix attachées les unes aux autres et qui rappelle la croix du pontife romain à plusieurs croisillons.

 

78. Undosus vir : L'homme aux ondes
Léon XI (1 avril 1605-26 avril 1605)

Alexandro Ottaviano de Medicis. Ce pape ne régnât que 27 jours, il ne fit que passer comme l'onde qui fuit.

 

79. Gens perversa : La gent perverse
Paul V (16 mai 1605-28 janvier 1621)

Camillo Borghese, de la famille des Borghèse qui portaient dans leurs armes un aigle et un dragon, gent perverse.

 

80. In tribulatione pacis : Dans la tribulation de la paix
Grégoire XV (9 février 1621-8 juillet 1623)

Alessandro Ludovisi avait étudié le droit, institua la Propagande, rédigea la Constitution sur la législation des Conclaves et réforma les ordres religieux dans le but de rendre la paix au monde chrétien si troublé par la guerre de Trente ans.

 

81. Lilium et Rosa : Le lis et la rose
Urbain VIII (6 août 1623-29 juillet 1644)

Maffeo Barberini. Le pontificat fut marqué par l'alliance de la rose de l'Angleterre protestante avec le lis de la France catholique au cours de la guerre de Trente ans, alliance désastreuse pour la Papauté.

 

82. Jucunditas crucis : La joie de la croix
Innocent X (16 septembre 1644-5 janvier 1655)

Giambattista Pamfili, élu le jour de l'Exaltation de la croix (14 Septembre).

 

83. Montium custos : Le gardien des monts
Alexandre VII (7 avril 1655-22 mai 1667)

Fabio Chigi, de la famille des Chigi dont les armes représentaient des montagnes que domine une étoile.

 

84. Sidus olorum : L'astre des cygnes
Clément IX (20 juin 1667-9 décembre 1669)

Giulio Rospigliosi qui naquit près de la rivière Stellata (Stella signifie étoile) et au conclave où il fut élu il occupait la chambre des cygnes, appartement du Vatican appelé ainsi en raison des peintures représentant ces oiseaux.

 

85. De flumine magno : Du grand fleuve
Clément X (29 avril 1670-22 juillet 1676)

Emilio Altieri, de la famille des Altiéri dont les armes représentaient la constellation de Cassiopée, qui est traversée par la voie lactée appelé jadis le grand fleuve. Autre interprétation il naquit sur les bords du Tibre, le grand fleuve de Rome, qui déborda le jour de sa naissance, et il fut sauvé des eaux, comme Moïse, alors que son berceau flottait déjà à la dérive.

 

86. Bellua insatiabitis : La bête insatiable
Innocent XI (21 septembre 1676-12 août 1689)

Benedetto Odescalchi, dont les armoiries représentaient un aigle et un lion, deux bêtes insatiables.

 

87. Poenitentia gloriosa : La pénitence glorieuse
Alexandre VIII (6 octobre 1689-1 février 1691)

Pietro Ottoboni, élu en la fête de St Bruno, fondateur de l'ordre de pénitents très sévère des Chartreux (6 Octobre).

 

88. Rastrum in porta : Le râteau à la porte
Innocent XII (12 juillet 1691-27 septembre 1700)

Antonio Pignatelli, de la famille Pignatelli del Rastello (du Râteau) qui habitait aux portes de Naples, le grand port Italien.

 

89. Flores circumdati : Des fleurs tout autour
Clément XI (23 novembre 1700-19 mars 1721)

le cardinal Gian Francsico Albani, né à Urbino, ville dont les armes représentaient une couronne de fleurs.

 

90. De bona religione : De bonne religion
Innocent XIII (8 mai 1721-7 mars 1724)

Le cardinal Michelangelo dei Conti, de la famille des Conti dei Segni, la seule qui a donné neuf papes à l'Eglise et qui était donc bien "de bonne religion".

 

91. Miles in bello : Le soldat en guerre
Benoît XIII (29 mai 1724-21 février 1730)

Pietro Francesco Orsini, de la famille des Orsini, fort connus au moyen âge pour leur audace et leur héroïsme guerrier.

 

92. Columna excelsa : La colonne élevée
Clément XII (12 juillet 1730-8 février 1740)

Le cardinal Lorenzo Corsini qui s'occupa beaucoup d'architecture; il fit décorer de colonnes monumentales le portique principal de St Jean de Latran à Rome et créa au Capitole l'Ecole d'Architecture.

 

93 Animal rurale : L'animal des champs
Benoît XIV (20 août 1740-3 mai 1758)

Le cardinal Propero Lambertini qui par sa lutte constante, opiniâtre et patiente contre la philosophie impie et amorale de son siècle, rappelle le boeuf, animal des champs, et justifie cette qualification au même titre que St Thomas et Bossuet.

 

94. Rosa Umbriae : La rose de l'Ombrie
Clément XIII (6 juillet 1758-2 février 1769)

Le cardinal Carlo Rezzonico, d'abord gouverneur de Rieti, ville de l'Ombrie. La plaine de Rieti, comparée par Cicéron à la vallée de Tempé, est particulièrement délicieuse par les roses qui la parfument.

 

95. Ursus velox : L'ours rapide
Clément XIV (19 mai 1769-22 septembre 1774)

Giovanni Vincenzo Antonio Ganganelli, dont maison paternelle de ce pape avait comme enseigne un ours à la course.

 

96. Peregrinus apostolicus : Le voyageur apostolique
Pie VI (15 février 1775-29 août 1799)

Le cardinal Giovanni Angelo Braschi qui fit deux voyages à l'étranger. Le premier, volontaire, lorsqu'il se rendit à Vienne auprès de Joseph II, pour défendre les droits de l'Eglise compromis par l'ingérence de cet empereur dans les affaires spirituelles. C'était la première fois, depuis des siècles, qu'un pape quittait l'Italie. La seconde fois, le voyage fut involontaire. Fait prisonnier par les troupes républicaines commandées par le général Berthier, il fut emmené à Sienne, à Florence, à Parme, à Turin, à Briançon, à Grenoble puis à Valence en France et y mourut en prison. Deux fois, Pie VI avait été le "Voyageur apostolique".

 

97. Aquila rapax : L'aigle rapace
Pie VII (14 mars 1800-20 août 1823)

Le cardinal Luigi Barnaba Chiaramonti fut emprisonné à Fontainebleau par Napoléon Ier le 19 juin 1812, l'aigle rapace qui l'obligea de signer le Concordat le 25 janvier 1813.

 

98. Canis et Coluber : Le chien et la couleuvre
Léon XII (28 septembre 1823-10 février 1829)

le cardinal Hannibal della Genga dont le pontificat est marqué par l'efflorescence des sociétés secrètes, caractérisées par le cynisme et la traîtrise.

 

99. Vir religiosus : L'homme religieux
Pie VIII (31 mars 1829-30 novembre 1830)

le cardinal Castiglioni, dont le pontificat très court est signalé par une seule encyclique, et elle attaque les erreurs et l'indifférence moderne en matière de religion.

 

100. De balneis Etruriae : De Balnes en Etrurie
Grégoire XVI (2 février 1831-1 juin 1846)

Bartolomeo Alberto Cappellari qui appartenait à l'ordre des Camaldules, fondé par St Romuald à Balnes en Etrurie, et créa le musée étrusque au vatican.

 

101. Crux de cruce : La croix de la croix
Pie IX (16 juin 1846-7 février 1878)

Giovanni Maria Mastai-Ferretti eut à supporter la croix de la persécution lors de la révolution italienne (le Risorgimento) et cette révolution était dirigée par la maison de Savoie qui porte une croix dans ses armoiries.

 

102. Lumen in caelo : La lumière dans le ciel
Léon XIII (20 février 1878-20 juillet 1903)

Le cardinal Vincenzi Giaccommo Pecci appartenait à la famille des Pecci dont les armes représentent une comète dans un ciel d'azur. De plus, son influence en matière de lumière chrétienne fut essentielle. On pense en particulier à son encyclique sur le social.

 

103. Ignis ardens : Le feu ardent                                                       
Pie X (4 août 1903-20 août 1914)

Giuseppe Melchiore Sarto, élu en la fête de St Dominique (4 Août) dont l'ordre porte en chef une torche ardente et il était cardinal du titre de St Bernard-aux-Thermes.

 

104. Religio depopulata : La religion dépeuplée                              
Benoît XV (3 septembre 1914-22 janvier 1922)

Giacomo Della Chiesa vécut toute la guerre mondiale 1914-18 et la révolution mondiale consécutive qui dépeupla vraiment les temples de la chrétienté.

 

105. Fides intrepida : La foi intrépide                                               
Pie XI (6 février 1922-10 février 1939)
Achille Ratti, le pape des missions et de l'action catholique, preuves d'une foi intrépide.

 

106. Pastor angelicus : Le pasteur angélique                                      
Pie XII (2 mars 1939-9 octobre 1958)

Eugenio Pacelli, pasteur angélique dont parle la prophéties depuis le moyen âge.

 

107. Pastor et nauta : Le pasteur et nautonnier
Jean XXIII (25 octobre 1958-3 juin 1963)

Angello Roncalli, fut patriarche de Venise, qui est la ville des navigateurs. Il fut, tel un pasteur, à la source de la grande étape du Concile Vatican II.

 

108. Flos florum : La fleur des fleurs                                                    
Paul VI (21 juin 1963-13 mai 1978)

Giovanni Basttista Montini. Le lys, surnommé "la fleur des fleurs", est le symbole de la ville de Florence dont ce pape était originaire. De plus, ses armes étaient formées de trois lys.

 

109. De mediate lunae : De la moitié de la lune                                    
Jean-Paul Ier (26 août 1978-28 septembre 1978)

Albino Luciani, élu lors de la demi-lune, Jean-Paul Ier mourut 33 jours plus tard.

 

110. De Labore solis : Du labeur du soleil                                             
Jean-Paul II (16 octobre 1978-2 avril 2005)

Le cardinal Carol Wojtyla, ce pape venant de l'Est (Pologne) est comme le soleil levant venant de l'Est. De plus son rôle de voyageur infatigable, tel le soleil apportant partout la bonne parole (lumière), peut en faire un soleil très travailleur. Né le jour d'une éclipse de soleil, il fut enterré le 8 avril 2005, jour d'éclipse.

 

111. De gloria olivae : De la gloire de l'olive
Benoît XVI (19 avril 2005)

C’est la pape actuel. L’olivier serait-il un signe de paix ?

 

L'énumération des 111 devises se termine par un texte qui est parfois considéré comme une 112ème devise :

 

112. Petrus Romanus : Pierre le Romain

Cette dernière prophétie apparaît pour la première fois dans l'édition princeps d'Arnold de Wyon du Lignum Vitae de 1595.

 

Dans cette édition, elle est rédigée ainsi : In psecutione. extrema S.R.E. sedebit. Petrus Romanus, qui pascet oues in multis tribulationibus : quibus transactis ciuitas septicollis diruetur, & Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis.

 

Traduction : « Dans la dernière persécution de l'Église Chrétienne siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et un Juge redoutable jugera son peuple ».

 

L'interprétation en est controversée : faudrait-il y voir l'annonce d’un dernier pape « Pierre le Romain », durant le règne duquel Rome et la chrétienté seraient détruites, ou l'annonce d'un nouveau prophète ?

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 12:16

 

Le Mensékhar comporte 12 personnages que j'ai déjà présentés individuellement, mais que je vais synthétiser dans cet article.

 

Pour accéder au détail d'un personnage, il suffit de cliquer sur son nom. Les personnages sont classés par ordre alphabétique et non pas par ordre d'importance ou d'apparition dans le roman.

 

Adonis : le héros du roman.

 

Adwa : la reine des Amazones, mère d'Adonis.

 

Chelsea : la nièce de la reine des Amazones et la cousine d'Adonis.

 

Eden : le fils légitime de l'empereur Sheshonq et l'héritier du trône.

 

Elia : la prophétesse de Sappho puis la maîtresse d'Eden.

 

Etran : le Premier Empereur, fondateur de l'empire galactique. Il est mort depuis 100 000 ans, mais son esprit plane au-dessus des protagonistes tout au long du roman.

 

Irz'gune : le chef des sages de la Planète-Mère et le mentor d'Adonis.

 

Oued : le commandeur des Immortels, les troupes d'élite de l'empire.

 

Sappho : la soeur de l'empereur et la tante du prince Eden.

 

Sheshonq : l'empereur de tout l'univers aux tendances paranoïaques.

 

Syris : la vieille doyenne de l'université galactique.

 

Wacé : le sparapet de la planète Phylis.

 

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