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  • : Présentation et publication intégrale de mon ouvrage de science-fiction appelé le Mensékhar
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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 22:28

 

         Le prisme de cristal tournait dans son lecteur. Les images défilaient dans la sphère holographique au milieu de la salle, encore et toujours. Depuis de longues heures. La Doyenne regrettait de ne pas avoir réussi à repérer chronologiquement les faits qui l’intéressaient précisément. A partir de ce qu’elle avait aperçu, elle avait seulement pu en déduire que l’Empereur devait être âgé d’une vingtaine d’années au moment des événements, mais cela lui faisait encore des milliers de séquences à visionner.

         Une femme, très belle, blonde aux yeux d’or, apparut grandeur nature dans la sphère holographique. Syris arrêta immédiatement l’image sur cette beauté angélique. Elle venait enfin de trouver ce qu’elle recherchait.

         Les événements se déroulaient au début du règne de l’Empereur Sheshonq. Syris s’en souvenait très bien. C’était l’époque de la grande guerre contre les Amazones. Pour des raisons inconnues, ces guerrières cruelles et redoutables avaient quitté Bello, leur planète, pour déferler en hordes sur l’Empire.

         L’Empereur alors âgé d’une vingtaine d’années avait pris le commandement des Immortels pour les affronter. Après plusieurs batailles défavorables à l’Empire, les troupes de sa Majesté avaient finalement réussi à capturer la reine des Amazones, la belle Adwa.

         Les images qui défilaient dans la sphère holographique témoignaient de ces événements. Les troupes d’Adwa composées de milliers de petits vaisseaux spatiaux harcelaient les immenses bâtiments de l’Empire. Beaucoup plus petites et plus mobiles, les navettes des Amazones avaient concentré leurs tirs sur la titanesque navette impériale.

         Le vaisseau-mère qui ressemblait à un gigantesque diamant noir très brillant mesurait plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre. En raison de son envergure, l’appareil ne pouvait jamais se poser au sol, ce qui le contraignait à stationner en orbite autour des planètes qu’il assiégeait. Les Amazones étaient parvenues à faire exploser les canons thermonucléaires de l’appareil les uns après les autres. Lorsque la nef de l’Empereur fut totalement désarmée, les vaisseaux amazoniens l’abordèrent.

         Les combats qui se poursuivaient dans les couloirs du vaisseau amiral étaient extrêmement meurtriers. Les Amazones étaient conduites par leur reine, une blonde d’un mètre quatre-vingts aux longs cheveux longs. Elles combattaient les seins nus et étaient vêtues uniquement d’un cache-sexe. Les Immortels, pourtant aguerris, étaient impressionnés par la redoutable combativité de ces femmes guerrières.

         Le combat était cependant beaucoup trop inégal. Les armures noires des Immortels résistaient au feu des lasers, tandis que les femmes guerrières ne disposaient d’aucune protection en dehors de leurs boucliers magnétiques. Les tenues de combat des impériaux étaient en effet constituées d’un alliage très résistant qui avait la propriété de répartir l’énergie des lasers sur toute la surface de l’armure, rendant ces derniers totalement inopérants.

         Le seul avantage des Amazones résidait dans des disques miniatures d’un centimètre de diamètre qui, une fois lancés, créaient en tournant sur eux-mêmes un disque plus large de dix centimètres constitué d’un rayon laser. Ils volaient dans la pièce et attaquaient uniquement les Immortels dont ils détectaient l’ADN masculin. Ces disques tranchaient comme du beurre le métal le plus résistant, permettant aux Amazones de décapiter les soldats de l’Empire, complètement déroutés par cette arme des plus redoutables.

         Malgré leur vaillance, les Amazones reculaient cependant partout. La reine Adwa qui avait décapité une bonne dizaine d’Immortels finit par être maîtrisée par les impériaux. Les combats cessaient progressivement dans des couloirs remplis de milliers de cadavres. Le jeune Sheshonq entouré de ses principaux généraux fut encore plus impressionné que sa prisonnière lorsque des soldats la lui présentèrent.

         Syris monta le son de la sphère holographique. L’Empereur s’était levé de son trône pour se dresser devant la captive enchaînée à ses pieds.

         - Tu as fait preuve de beaucoup de courage. Tu auras la vie sauve.

         La jeune femme couverte de meurtrissures était plus farouche qu’un animal sauvage.

         - Je préfère la mort au déshonneur. Toutes mes compagnes sont mortes au combat, je ne mérite pas d’être encore en vie.

         L’Empereur était circonspect. Il ordonna à ses gardes :

         - Emmenez-la dans mes appartements. Je souhaite l’interroger personnellement.

         L’enregistrement de la mémoire de l’Empereur émettait à présent un flot confus de sensations. Le jeune Sheshonq s’était épris de la reine vaincue. Dès qu’ils se retrouvèrent seuls dans la chambre, il se montra extrêmement prévenant avec sa prisonnière.

         - Pourquoi ton peuple s’attaque t-il à l’Empire ?

         La reine tendit fièrement ses poignets enchaînés à l’Empereur.

         - Détache mes liens et je répondrai à toutes tes questions.

         - Tu as une force prodigieuse. Qu’est ce qui m’assure que tu n’essayeras pas me tuer si je te libère ?

         - Chez les Amazones, la parole est sacrée. Je m’engage sur mon honneur à ne pas t’attaquer et je te promets que je n’essayerai pas de me sauver.

         L’Empereur hésita un instant, puis délia les menottes végétales. L’Amazone était beaucoup trop fière pour avoir l’esprit retors, pensa-t-il. Les menottes se dénouèrent et tombèrent sur le dallage du sol de la chambre. La reine frottait ses poignets encore endoloris par les liens.

         Elle s’expliqua :

         - Nous vivons sur la planète Bello et notre monde a deux soleils, un bleu petit et très brûlant et un gros rouge beaucoup plus froid. Tous les cinq cents ans environ, nous subissons une éclipse de soleil. Le plus petit des deux astres disparaît derrière le grand pendant douze ans. La température sur Bello se refroidit alors de six degrés. Les lacs gèlent et la froidure détruit les récoltes. Pour survivre dans de telles conditions, nous devons piller d’autres mondes et ils sont tous fédérés à ton Empire.

         - Quelles sont les coordonnées galactiques de Bello ?

         La reine se figea.

         - Si je te le dis, tes Immortels détruiront ma planète. Je préfère mourir plutôt que de trahir mon peuple.

         La reine était sur ses gardes. L’Empereur désirait orienter la conversation vers un sujet moins sensible.

         - Maintenant que tu es mon otage, tes compagnes vont cesser le combat.

         - Détrompe-toi. Des milliers de vaisseaux sont prêts à décoller de Bello. Si tu veux la paix, libère-moi. Je te promets dans ce cas que les Amazones n’attaqueront plus l’Empire tant que tu en seras le maître.

         - Je suis prêt à faire tout ce que tu me demanderas, mais auparavant donne-moi un baiser.

         La reine embrassa l’Empereur avec ardeur, puis arracha la longue cape noire qu’il portait.

         Syris avait l’impression de jouer les voyeuses et accéléra le déroulement des images. La Doyenne était satisfaite. Elle venait de comprendre pourquoi les Amazones avaient soudainement décrété une trêve avec l’Empire après tant d’années de guerres. Elle comprenait également pourquoi la reine Adwa avait si facilement pu échapper à la surveillance de ses gardes alors qu’elle était consignée sur Gayanès.

         L’amour entre l’Empereur de tout l’univers et une reine misandre était impossible. Les hommes n’étaient pas tolérés sur Bello et ceux qui osaient s’y aventurer par mégarde ou par inconscience étaient immédiatement exécutés après avoir servi à la reproduction. Les deux amants s’étaient très rapidement rendu compte que leur relation ne pouvait être qu’éphémère.

         Après quelques semaines d’une liaison secrète, alors qu’ils venaient de regagner Gayanès, ils décidèrent d’un commun accord de rompre.

         Avant de laisser Adwa monter dans le vaisseau qui devait la ramener dans sa patrie, l’Empereur lui fit don d’un somptueux pendentif très singulier. Le bijou en or représentait un protonyx, l’animal sacré de la famille impériale. Les yeux rouges étaient constitués de rubis.

         Syris fit un gros plan sur le pendentif. Elle l’avait déjà vu quelque part, mais il lui était impossible de se souvenir où. C’était très récent. Sa mémoire souvent capricieuse lui faisait de nouveau défaut. Puis, en un éclair de seconde, elle se rappela.

         L’un de ses étudiants possédait un pendentif semblable en tout point à celui là. Un objet tellement particulier qu’il ne pouvait être qu’unique. Comment pouvait-on alors expliquer qu’il se trouve entre les mains d’un jeune pensionnaire de l’Université ?

          La reine Adwa ne l’aurait cédé pour rien au monde. A moins que cette personne ne soit... Non c’était strictement impossible, Syris évacua cette idée de son esprit. Les Amazones ne pouvaient mettre au monde que des filles. Une exception était néanmoins possible. Adwa en était déjà une, puisque à l’inverse de ses congénères, elle n’avait pas égorgé l’homme avec lequel elle avait fait l’amour. Elle l’avait même aimé, ce qui était invraisemblable chez une Amazone. L’aurait-elle aimé au point de lui donner un fils ?

         De nombreux étudiants possédaient des yeux aux reflets dorés, semblables à ceux des Amazones. Les métissages étaient importants entre les différentes populations de l’Empire, y compris avec les femmes guerrières de la planète Bello.

         Wacé et Adonis possédaient tous les deux des yeux aux reflets dorés et Syris ne parvenait plus à se souvenir sur lequel de ces deux étudiants elle avait pu apercevoir le pendentif. Ils étaient tellement inséparables qu’on les confondait souvent malgré leurs différences de caractère.

         Un petit détail venait soudainement de lui rafraîchir la mémoire. Syris pensa à l’étudiant. Il n’y avait plus aucun doute. Il possédait les traits fins de la reine des Amazones et la noblesse de l’Empereur. Elle avait vu le pendentif sur le torse imberbe du jeune homme. Elle s’en souvenait très bien maintenant, il n’y avait plus le moindre doute.

         L’Empereur avait eu un second fils et Syris cherchait à évaluer les conséquences de cette nouvelle situation. Une vieille légende envisageait une telle éventualité, mais à quel sujet ? Syris pestait. Sa mémoire prodigieuse malmenée par l’âge lui faisait une fois de plus défaut. Elle éteignit tous ses appareils de contrôle et appela ses serviteurs par holophone.

         - Rejoignez-moi immédiatement dans la salle du Djed avec les plus grands archivistes de l’Apanama.

         La Doyenne se cala au fond de son fauteuil et se tourna en direction de la porte. Les savants arrivèrent en courant suivis par plusieurs archivistes, des savants à la retraite chargés de la conservation des documents de l’Apanama. Très érudits, ils passaient la plupart de leurs journées à consulter les livres et les prismes lasers dont ils avaient la charge. Aucun conte ou mythe de l’Empire ne leur était inconnu.

         La Doyenne interrogea le plus vieux qui passait pour être le plus instruit.

         - Quand j’étais jeune, mon père m’avait parlé d’une légende concernant un Empereur qui engendrerait deux fils. De quoi s’agit-il exactement ?

         Le vieil homme tendit son index en l’air, sa voix sourde tremblait.

         - Ainsi parle Etran, le Premier Empereur, s’écria-t-il. Quand un de mes fils mettra au monde deux proèdres, aucun d’eux ne pourra monter sur le trône et l’équilibre du cosmos sera rompu. Alors viendra l’heure du Mensékhar. L’Empire disparaîtra dans un déluge de feu plus intense que toutes les fournaises.

         Toute l’assemblée était suspendue aux paroles du vieux savant. Ils avaient tous plus ou moins entendu parler du Mensékhar, cette fin du monde tant redoutée, annoncée depuis des lustres. Syris se souvint d’un hymne qu’elle chantait alors qu’elle était à l’école.

 

         Craignez le Mensékhar.

         Le sol tremblera, la terre se fendra.

         Les planètes embraseront les cieux.

         Les étoiles cesseront de briller.

 

         Cette fin du monde n’était pas une simple chimère puisqu’elle avait été annoncée par le fondateur de l’Empire, celui-là même qui avait organisé le monde selon sa propre volonté. Le Mensékhar devait arriver dans un cas de figure très précis. Il suffisait tout simplement qu’un empereur mette au monde deux fils.

         Depuis des millénaires, les empereurs s’étaient bien gardés d’avoir un autre enfant après la naissance de leur fils premier-né. En dépit de toutes ces précautions, la prédiction semblait pourtant se réaliser. Sheshonq avait enfreint la loi d’Etran en mettant au monde deux héritiers mâles, et ce sans même en avoir eu conscience.

         Le vieil homme ajouta d’un ton solennel.

         - Une légende apocryphe ajoute même : Un seul d’entre eux survivra au Mensékhar. Et plusieurs d’entre elles.

         - Qu’est-ce que cela signifie ? Demanda Syris.

         - Le Mensékhar en détruisant notre univers marquera l’avènement d’un nouveau monde. Il n’y aura qu’un élu et plusieurs élues. Mais cette citation attribuée au Premier Empereur est d’origine douteuse.

         Syris ne se faisait pas d’illusion. Elle ne serait pas au nombre de ces heureux élus.

         Etran avait bien réussi à préserver sa dynastie. Seul un de ses descendants pouvait prétendre monter sur le trône car le sang d’Etran préservait de la morsure fatale des protonyx. Et sans morsure, l’Empereur ne pouvait pas accéder à la conscience de l’univers qui lui permettait d’être le garant de l’équilibre du monde.

         Le désespoir étreignit Syris. Après des années de recherche, elle était enfin parvenue à percer les défenses de la dynastie impériale. Alors qu’elle allait enfin atteindre son but en s’emparant du corps d’Eden et par conséquent du pouvoir, un fils inconnu venait contrarier tous ses plans.

         Parce qu’un empereur avait mis au monde deux fils, l’humanité toute entière était en péril.

         Syris ne souhaitait pas se laisser abattre pour autant.

         - En quoi l’existence de deux proèdres menacerait-elle l’équilibre du monde ?

         - La prédiction ne nous le révèle pas. Entreraient-ils en conflit ? Ce n’est pas impossible. Une citation du Premier Empereur parle des deux proèdres en ces termes : L’un sera éclatant comme le jour, l’autre sombre comme la nuit. Pourtant, ils ne feront qu’un.

         - Cela ne nous avance guère, se lamenta Syris. Et si l’un des deux proèdres venait à mourir ?

         - Il y a fort à parier que la malédiction serait levée.

         Syris avait décidé de se satisfaire de cette réponse rassurante. Elle était déterminée à se débarrasser du deuxième proèdre par tous les moyens. Personne n’avait connaissance de son existence et il ne représenterait bientôt plus aucune menace pour qui que ce soit.

         Elle regrettait simplement de ne pas avoir eu l’information plus tôt. Il aurait été plus aisé pour elle de se débarrasser de l’étudiant tant qu’il résidait au sein de l’Université. A présent, elle allait devoir engager ses meilleurs espions pour exécuter cette mission particulièrement périlleuse.

         La Doyenne sortit le prisme contenant la mémoire impériale de son lecteur. Il ne lui était plus d’aucune utilité maintenant. Le prisme translucide exposé à la lumière reflétait toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Syris, hypnotisée un temps par ce bal des couleurs, passa ses longs ongles sur la surface finement gravée. Le grincement était désagréable, les savants avaient l’impression que leurs dents se déchaussaient, mais le prisme de cristal ne présentait pas la moindre éraflure.

         Syris le plongea dans un bain d’acide destiné à supprimer les documents inutiles. De la fumée blanche s’échappa du bac lorsque l’acide attaqua la texture du prisme.

         Un savant s’indigna :

         - Nous n’avions qu’une seule copie de la mémoire de l’Empereur. Comment allons-nous opérer le transfert maintenant ?

         Syris ressortit un morceau de cristal à moitié fondu du bain. Elle tenait entre ses doigts le dernier espoir de l’Empereur et jeta finalement ce qu’il en restait dans l’acide. Le bain bouillonna, la fumée devint grise.

         - L’opération est annulée, fit-elle. Votre nouvelle mission est de sauver ma mémoire. Je vais bientôt avoir cent vingt-trois ans, ma longue expérience ne doit pas être perdue.

         Ses maigres forces l’accompagnèrent péniblement jusqu’à la couche du laboratoire. Elle s’allongea et, avant de s’endormir, pensa à ses tueurs qui allaient bientôt éloigner définitivement le spectre du Mensékhar.

         Elle avait toutes les cartes en main et quand elle se réveillerait, dans un peu moins de deux heures, elle serait immortelle.

 

Chapitre 4                                                           Chapitre 6

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 22:19

 

"Le soleil se levait derrière les crêtes rocheuses, sur l'immense plaine désertique. Tout était rouge dans ce paysage mélancolique, un rouge dont les dégradés variaient à l'infini selon l'intensité de la lumière et les aspérités du relief. Le soleil lui même s'empourprait dans une combustion sans cesse renouvelée, des premières lueurs du matin jusqu'aux derniers feux du soir où il embrasait littéralement les cieux. Telle était Iadès, la grande planète désertique située au centre de l'univers." 

 

Mémoires de l'empereur Sheshonq : le jour où je fus sacré sur Iadès. 

 

Iadès7

 

La vie humaine ne pouvait pas perdurer très longtemps sur cette planète hostile et dangereuse. Les températures qui avoisinaient les soixante degrés à l'ombre en milieu de journée étaient au contraire négatives la nuit. Les rares cours d'eau qui traversaient les canyons tortueux étaient en général souillés par la terre rougeâtre qu'ils charriaient dans leurs flots déchaînés.

 

Pourtant, en dépit de toutes ces imperfections, Iadès restait la planète la plus convoitée de l'univers. Peuplée de chétifs rats du désert et de quelques rares variétés d'insectes, elle était avant tout l'unique repaire des protonyx, les animaux sacrés de la Maison Impériale.

 

Lors d'un voyage à Istambul en 2005, j'ai visité le musée des mosaïques byzantines situé à deux pas de la basilique Sainte Sophie et de la Mosquée Bleue. Le bâtiment d'aspect modeste renferme des splendeurs insoupçonnables de l'art antique : le parterre de mosaïques du Grand Palais des empereurs byzantins. Parmi les nombreuses représentations exposées dans ce musée, figure un animal mythologique qui m'a immédiatement fait penser aux protonyx du Mensékhar.

 

Image Protonyx2

 

Les protonyx, dotés d'un corps de lion et d'une tête de serpent surmontée de deux cornes, sont de cruels prédateurs, des tueurs implacables qui ne laissent aucun survivant sur leur passage. Leur morsure fatale a la particularité de faire mourir instantanément de vieillesse. Seuls les prétendants au trône, les descendants d'Etran, de par le sang qui coulent dans leurs veines, sont immunisés contre le venin mortel des protonyx.

 

Seuls les descendants du Premier Empereur sont également capables de contrôler mentalement les protonyx afin de les empêcher de créer de l'antimatière (l'antimatière et la matière peuvent s'annihiler mutuellement lorsqu'elles rentrent en contact). Sans empereur, l'univers est condamné au chaos et à la destruction. La dynastie d'Etran s'impose en entretenant la terreur.

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 15:26

 

La Nuit des temps est un roman français de René Barjavel que j'ai lu en 1983, à la suite de Niourk, toujours sur les conseils du même professeur de français. Je n'ai eu cet enseignant qu'en classe de 6ème car j'ai changé de collège l'année suivante : c'est donc la seule fois dans toute ma scolarité que j'ai eu l'occasion de rencontrer un professeur de français amateur de science-fiction (En 5ème, dans le nouveau collège, les cours de français étaient encore plus hors norme car l'enseignant nous faisait travailler sur les chansons de Renaud : "Mme Thatcher" notamment).

 

La couverture du roman de Barjavel que j'ai lu se présentait ainsi :

 

NUIT DES TEMPS 

 

La Nuit des temps est avant tout une très belle histoire d'amour superbement écrite.

 

"Que tes souvenirs étaient tirés du vide. Du néant. Que la lumière, l'espoir, la vie était dans notre présent, avec nous. J'ai tranché derrière toi avec une hache. Je t'ai fait mal. Mais toi, la première, en prononçant son nom, tu m'avais broyé le coeur."

 

Une histoire d'amour un peu empruntée à Shakespeare, on ne peut s'empêcher de penser à Roméo et Juliette.

 

Le roman commence dans une atmosphère insolite : en Antartique (Pôle Sud), à une profondeur de 1000 mètres, une expédition française découvre une sphère en or émettant un signal. Dans la sphère se trouve un oeuf et dans l'oeuf, un homme et une femme endormis depuis 900 000 ans.

 

Les principaux personnages de la Nuit des Temps sont :

- Le Docteur Simon : c'est le personnage principal du roman. C'est le médecin de la mission française en Antartique qui découvre le signal sous la glace.

- Eléa : beauté éternelle de la femme découverte dans l'oeuf sous les glaces de l'Antartique.

- Païkan : c'est l'amour d'Eléa.

- Coban : c'est la plus grand savant de Gondawa, la mystérieuse civilisation de l'homme et de la femme découverts sous les glaces de l'Antartique.

- Joe Hoover : c'est le chimiste américain de l'expédition.

- Léonova : c'est une anthropologue chef de la délégation soviétique.

- Le Docteur Lebeau : médecin réanimateur français.

- Lukos : traducteur turc de l'expédition.

- Rochefoux : Chef des expéditions polaires françaises.

- Brivaux : Ingénieur des expéditions polaires françaises.

- Moïssov : réanimateur soviétique.

- Grey : Glaciologue des expéditions polaires françaises.

- Lanson : ingénieur anglais chargé de la télévision.

- Lokan : président du Gondawa

- Hoï-To : physicien japonais.

- Mourad : adjoint de Lukos

- Vignont : famille française suivant la découverte en Antartique grâce aux journaux télévisés. Elle est composée, du père, de la mère, du fils et de la fille.

 

Je ne vais pas révéler les éléments de l'intrigue car la Nuit des temps est un roman qui distille progressivement les clés du mystère. 

 

La Nuit des temps est une réussite du genre, mêlant action et suspens, on ne peut pas s'empêcher de dévorer le livre du début jusqu'à la fin.

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 10:37

 

J'ai découvert la science-fiction en lisant Niourk de Stefan Wul. C'était en 1983, j'étais en 6ème et un professeur de français un peu original nous avait initié à la science-fiction en nous faisant lire ce classique destiné à un jeune public.

 

Voici la couverture du roman que j'avais lu dans la collection folio junior :

 

NIOURK

 

"La tribu avait élu domicile dans la vaste dépression située entre la chaîne Cuba au Nord, les monts Haït à l'Est et les lointains contreforts du massif Jamaï. L'herbe y était toujours verte et le gibier abondait..."

 

Le roman décrit les pérégrinations d'une tribu dans un monde post apocalyptique dans lequel l'humanité a régressé suite à une catastrophe écologique majeure. La terre a été abandonnée par les hommes au profit de Vénus, à l'exception de quelques tribus barbares à l'état sauvage.

 

Le héros est un enfant noir (le seul de la tribu) qui part à la recherche du sorcier de la tribu, lui même parti en direction du domaine des dieux. Cet enfant va décupler son intelligence au fil de son périple, sous l'influence des radiations.

 

Niourk est l'aboutissement du périple, la ville mythique de New York où vivent les dieux. 

 

Les personnages de Niourk sont :

- l'enfant noir appelé plus tard Alf : héros de l'histoire

- le Vieux : sorcier de la tribu de l'enfant noir

- Thôz : guerrier et chef de la tribu de l'enfant noir

- Bagh : guerrier de la tribu de l'enfant noir

- Capt 4 ou Jax : capitaine androïde de Vénus

- Doc 1 : médecin androïde de Vénus

- Ing 3 ou Bring : ingénieur androïde de Vénus  

 

Niourk est un roman initiatique. C'est aussi un roman d'apprentissage : le style narratif du début est très simple, car il se situe au niveau culturel de la tribu qui est plus que sommaire (satisfaction des besoins alimentaires et survie du groupe). Le style progresse ensuite, au fur et à mesure que progresse la connaissance de l'enfant noir.

 

Ce roman est idéal pour découvrir l'univers de la science-fiction, pour les jeunes (11-13 ans) et pour les moins jeunes.

 

Cliquez sur le lien qui suit pour accéder au résumé détaillé de Niourk chapitre par chapitre. 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 22:10

 

La Planète Okara appartient aux savants et abrite l'université de l'empire galactique, composée de 50 écoles supérieures. Parmi ces écoles, la plus prestigieuse est celle de l'Elakil au sein de laquelle Adonis et Wacé ont passé leur 5 années universitaires.

 

Au centre de ces 50 écoles, se trouve l'Apanama, la résidence privée des savants, une cité entourée d'une enceinte de 10 kilomètres de diamètre. Au coeur de l'Apanama, s'élève une tour hélicoïdale de 60 mètres de hauteur, le palais de Syris, la Doyenne de l'Université.

 

Palais-de-Syris.JPG

 

En raison de sa forme originale, le monument a été surnommé le cône. Les niches de l'étage inférieur contiennent les statues des plus grands savants de l'Apanama. La terrasse située au sommet de la tour permet à la doyenne de l'université de mettre en scène ses rares apparitions, en général le jour de la remise des diplômes qui correspond au premier jour de l'été.

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:42

 

Le Mensékhar est divisé en trois livres.

 

Le premier livre est intitulé le Maître du Trône car l'empereur Sheshonq est au centre des intrigues. Composé de 19 chapitres, ce livre relate pour l'essentiel la mission d'Adonis sur Gayanès.

 

A ce jour, j'ai publié les 4 premiers chapitres qui posent les bases de l'intrigue et présentent les principaux personnages.

 

Chapitre 1 : remise des diplôme sur la planète Okara. Personnages par ordre d'apparition : Adonis, Wacé, Syris, Sheshonq, Irz'gune.

 

Chapitre 2 : toujours sur Okara, Syris dévoile à l'empereur son invention secrète qui permet de se rematérialiser dans un autre corps.

 

Chapitre 3 : sur la Planète-Mère, Irz'gune prépare Adonis à sa mission sur Gayanès.

 

Chapitre 4 : sur Gayanès, Eden fait un rêve prémonitoire qui l'inquiète à tel point qu'il va sur le champ consulter une chiromancienne de sa tante. Personnages par ordre d'apparition : Eden, Elia, Sappho.

 

Les chapitres suivants du Mensékhar seront publiés sous la forme d'articles. 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 12:50

 

Le collège des savants c'est scindé en deux groupes après la mort d'Etran. Les scientifiques d'une part qui résident au sein de l'université sur la planète Okara et les sages qui ont élu domicile sur la Planète-Mère.

 

Contrairement aux scientifiques d'Okara, les sages de la Planète-Mère refusent la plupart des technologies. Ils ont développé des capacités paranormales : décorporations et prescience.  Ils semblent inoffensifs au premier abord, mais ils ont développé une idéologie radicale que personne ne soupçonne. Leur chef s'appelle Irz'gune, c'est lui qui a recueilli Adonis lorsque ce dernier a été abandonné par sa mère à la naissance.

 

Irz'gune est âgé d'environ 65 ans. Son crâne est dégarni et il porte une longue barbe blanche. 

 

IRZ-GUNE.JPG

 

Adonis a vécu pendant les 12 premières années de sa vie auprès des sages de la Planète-Mère.  Il partage naturellement leurs aspirations. Irz'gune croit beaucoup dans le potentiel d'Adonis : c'est pour cette raison qu'il a décidé d'envoyer son protégé étudier chez les scientifiques d'Okara, pourtant ennemis jurés des sages. Irz'gune espère ainsi faire d'Adonis un homme accompli dans tous les domaines qui deviendra le fer de lance des sages. Au départ, Adonis accepte volontiers la mission qui lui est confiée par Irz'gune, par la suite, il deviendra de plus en plus critique vis à vis des projets révélés au grand jour de son mentor. 

 

Irz'gune perdra la confiance d'Adonis et bien plus encore...

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 09:57

 

Après avoir achevé mon roman en 1996, je me suis naturellement mis en quête d'un éditeur dans le but de le faire publier. J'ai bien entendu reçu de nombreuses réponses négatives toutes assez stéréotypées ("en dépit des qualités de votre roman...").

 

En 1998, le Mensékhar a néanmoins obtenu un écho très favorable de la part du comité de lecture d'un grand éditeur parisien. Ce comité estimait que le roman avait de bonnes chances d'être édité, mais il était très réservé sur la fin de l'histoire.

 

Pour comprendre la position de cet éditeur, il faut se placer dans le contexte de l'époque. L'An 2000 approchait et de nombreux charlatans tenaient pour imminente la fin du monde. Le Mensékhar traitant de visions apocalyptiques, il était un peu dans l'air du temps, trop peut être. L'éditeur craignait l'assimilation du roman à des thèses extrémistes (sectes millénaristes), ce qui explique sa réserve sur la conclusion de l'ouvrage et sur son éventuelle publication en l'état.

 

Entre temps l'éditeur avait changé de politique éditoriale et ne souhaitait plus publier de nouveaux auteurs. Je n'ai donc pas eu l'occasion de reprendre la fin comme il me le suggérait.

 

L'An 2000 est bien loin maintenant et je pense que l'actualité est plus favorable au Mensékhar. Encore que l'apocalypse soit annoncée cette fois-ci pour le 21 décembre 2012 (calendrier Maya faisant foi).

 

Je reste néanmoins ouvert à toute proposition de publication. 

 

Le comité de lecture de l'éditeur en question m'avait adressé un résumé du roman : "Le jour où Adonis et Wacé recçoivent leur diplôme universitaire et passent leur dernière journée sur la planète Okara, ils ignorent que l'Empire galactique, fondé il y a des millénaires par Etran, est menacé de disparaître. Pendant que l'empereur actuel s'éteint, victime d'une mystérieuse maladie, et que l'héritier, Eden, semble trop faible, sa soeur Sappho tente de prendre le pouvoir que convoite également la vieille doyenne Syris, détentrice d'une invention qui permet se se rematérialiser dans un autre corps. Rencontrant Adonis, Sappho, haïssant jusqu'alors les hommes, tombe éperdument amoureuse de ce beau jeune homme..."

 

Le résumé était suivi de la conclusion suivante : "Un ouvrage de science-fiction plus proche de la fiction que de la science. Les emprunts à la mythologie sont nombreux : le bel Adonis, les malheurs de Sappho, les Amazones, les pouvoirs du premier empereur de créer la vie à partir de la matière. Le roman est riche, presque trop riche en péripéties qui s'enchaînent sans aucun temps mort. Le récit se meut à travers les galaxies et les planètes avec une assurance certaine. A chaque page, une idée prouve l'imagination de l'auteur. Une seule restriction cependant, cette fin où..."

 

J'ai volontairement tronqué la fin du résumé ainsi que celle de la conclusion afin de garder le suspens sur le déroulement de l'intrigue.

 

La fin vous étonnera...

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 19:53

 

Le Prince Eden est l'unique fils légitime de l'Empereur Sheshonq. Cette naissance fait de lui le Proèdre, c'est-à-dire l'héritier du trône. Par conséquent, il est malgré lui au centre de toutes les intrigues.

 

Les yeux marrons du Proèdre sont légèrement cernés de noir, ce qui renforce la noblesse de ses traits. Ses cheveux sont courts et foncés. 

 

EDEN

 

Son ancêtre Etran a tracé pour lui une destinée bien plus ambitieuse que l'accession au trône impérial. Grâce à Eden, Adonis va être révélé. La réunion des deux opposés, d'Eden qui symbolise la lune et les ténèbres et d'Adonis qui symbolise le soleil et la lumière va aboutir à la naissance d'un esprit nouveau, doté de plus de pouvoirs et de puissance que le Premier Empereur lui-même, assurant par là même une porte de sortie à l'humanité.

 

Mais le Prince Eden ignore tout de son potentiel. Au yeux de tous, c'est un jeune homme immature, écrasé par le poids de la couronne qui lui est destinée. La Princesse Sappho veut le perdre pour gagner le trône, la Doyenne de l'université compte s'emparer de son corps pour retrouver sa jeunesse et se hisser au sommet du pouvoir. Son propre père est prêt à le sacrifier. Seul Adonis sera en mesure de le comprendre et de lui permettre d'accomplir sa destinée.

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 16:14

 

La Princesse Sappho est la soeur aînée de l'empereur Sheshonq. Elle aurait dû régner, de préférence à son cadet, si la règle de succession au trône n'avait pas préféré "l'homme à la femme". Ecartée injustement selon elle du pouvoir, la Princesse n'a de cesse de récupérer ce trône impérial qu'elle estime lui revenir de droit. La maladie de son frère ravive ses espoirs, néanmoins, son neveu, le Prince Eden, la précède encore dans l'ordre de succession.  

 

La Princesse est fantasque, elle se moque des conventions. Tout comme son homonyme de l'Antiquité, elle ne cache pas son attirance pour les femmes. Ses préférences sexuelles fragilisent ses prétentions au trône, au nom de la morale d'abord, mais surtout parce que Sappho refuse de se marier et d'enfanter un héritier.

 

La Princesse Sappho est âgée de 43 ans, ses joues roses sont légèrement saillantes, ses lèvres sont fermes, ses yeux sont gris et ses cheveux auburn.

 

SAPPHO

 

Alors que ses rêves sont sur le point de se réaliser et qu'elle s'apprête à devenir la première femme a succéder à Etran, Sappho va s'éprendre éperdument d'Adonis.

 

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