Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2014
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Partager

Visiteurs

 

Depuis le début du site, le nombre de visiteurs s'élève à :

   

Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 14:06

  

Cliquez sur le lien suivant pour accéder à la présentation du Meilleur des mondes de Aldous Huxley.  

 

Le résumé détaillé du livre chapitre par chapitre qui suit en révèle les moments clés.

 

Chapitre 1

 

Le directeur du Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central fait visiter ses locaux à un groupe d’étudiants nouvellement arrivés. Le directeur leur présente les différentes étapes du processus de fécondation artificielle et les dernières prouesses technologiques : le procédé Bokanovsky, permettant de cloner jusqu’à 96 fois les ovules fécondés des Gammas, Deltas et Epsilons, couplé à la technique de Podsnap de croissance accélérée, permettent d’obtenir onze mille frères et sœurs dans cent cinquante groupes de jumeaux identiques, tous du même âge à deux ans près, voire même plus de quinze mille individus adultes à partir d’un seul ovaire. Ces manipulations génétiques ayant pour objet de garantir la stabilité sociale grâce à des hommes et des femmes uniformisés. Toute l’idéologie de l’Etat planétaire est contenue dans sa devise : « Communauté, Identité, Stabilité ». Les embryons sont ensuite immatriculés dans la salle de prédestination avant de finir dans la salle de décantation où ils subissent des manipulations supplémentaires permettant de les différencier avec d’un côté les Alphas et les Bêtas, la future élite de la société, et d’un autre côté les Gammas, Deltas et Epsilons, constituant une main d’œuvre laborieuse et peu qualifiée. Pour terminer, des infirmières dont Lenina Crowne inoculent des maladies aux embryons afin de les immuniser dans l’avenir.

 

Chapitre 2

 

Les étudiants et le directeur parviennent au cinquième étage du bâtiment abritant les pouponnières et les salles de conditionnement néo-pavlovien où les enfants sont conditionnés à coups de sirènes et de secousses électriques pour y apprendre la haine des livres et des fleurs, les livres car ils sont considérés comme subversifs et les fleurs car elles sont gratuites donc contraires à la consommation de masse qui fait tourner les usines. L’hypnopédie, enseignement pendant le sommeil, est utilisée non pour acquérir un savoir, mais pour conditionner les comportements (acceptation des classes sociales, etc.).

 

Chapitre 3

 

La visite se poursuit dans le jardin, pendant la récréation. Les enfants font une partie de Ballatelle Centrifuge, un des jeux compliqués homologués par les autorités pour stimuler la consommation. Les enfants apprennent également les jeux érotiques : la sexualité est enseignée aux enfants comme un jeu.

 

Sa Forderie Mustapha Menier, l’administrateur Résident de l’Europe Occidentale, un des dix administrateurs mondiaux, interrompt à cet instant la visite des étudiants. Il explique aux étudiants que l’histoire a été effacée. Il leur apprend que les hommes autrefois étaient vivipares, monogames et vivaient en famille. Les étudiants frémissent à cette idée. L’antique leader, « Notre Ford » ou « Notre Freud » comme il lui plaisait de s’appeler, a été le premier à considérer la vie de famille comme un danger pour la stabilité sociale, cause selon lui de pauvreté, d’incertitude, de passion, de sentiments. L’enseignement par le sommeil et le système des classes ont été rejetés dans un premier temps comme atteinte à la liberté. Puis vint la guerre de Neuf Ans en l’an 141 de « Notre Ford » et avec elle la destruction des livres, le conditionnement, la consommation obligatoire, les classes sociales, la destruction des monuments historiques, l’abandon de la religion et bien sûr le soma (médicament parfait et  drogue euphorisante).

 

La très jolie Lenina Crowne quitte son poste de travail, prend un bain aux vestiaires puis se change. Elle explique à Fanny, une collègue, qu’elle sort depuis quatre mois avec Henry Foster sans avoir vu un autre homme. Pourtant, les relations exclusives qui s’éternisent sont très mal vues : chacun appartient à tous les autres. Lenina finit par avouer qu’elle se lasse peu à peu d’Henry Foster et qu’elle est attirée par Bernard Marx qui a pourtant la mauvaise réputation d’être solitaire. Il l’a pourtant invitée à visiter une réserve à sauvages. Fanny trouve que Bernard Marx est laid pour un Alpha-Plus, mais son air plait à Lenina.

 

De son côté, Henry Foster s’étonne avec un collègue d’être le seul des deux à être sorti avec la « pneumatique » Lenina. Il lui conseille vivement de l’essayer. Bernard Marx entend leur conversation. Il est écoeuré de constater qu’ils parlent de Lenina comme s’il s’agissait d’un morceau de viande.

 

Chapitre 4

 

Section I

 

Dans l’ascenseur menant au toit du centre Lenina Crowne côtoie Georges Edzel et Benito Hoover, ses anciens amants, ainsi que Bernard Marx. Arrivés sur le toit, ils constatent qu’il fait beau et chaud. Lenina s’envole à bord de l’hélicoptère d’Henry Foster après qu’il lui a reproché quatre minutes de retard. Il arrivent à Stoke Poges et commencent une partie de Golf-Obstacles.

 

Section II

 

Bernard Marx, complexé, traverse le toit du centre les yeux baissés en direction de son garage privé. Il souffre des potins qui circulent au sujet de l’alcool qui aurait été versé par erreur dans son pseudo-sang. Il se sent inférieur en raison de son physique plus proche d’un Gamma moyen que d’un Alpha. Sa petite taille notamment fait qu’il est constamment l’objet de railleries de la part des femmes. Il se sent un paria et se sentant un paria, il se conduit comme tel, intensifiant l’hostilité et le mépris qu’éveillent ses défauts physiques. Il se sent même obligé d’être désagréable avec les membres des castes inférieures pour affirmer son autorité. Une fois dans son avion, il vole en direction du sud et atterrit sur le toit de la Maison de la Propagande. Il y rencontre Helmholtz Watson, un bel homme qui ressemble bien à un Alpha-Plus, contrairement à lui. Il exerce la profession de maître de conférence au Collège des Ingénieurs en Emotion. Helmholtz est doué, mais un peu trop. Tout comme Bernard se sent isolé en raison de ses déficiences physiques, Helmholtz se sent isolé en raison de son excès mental. Travail, sport, amour, il excelle en tout, mais finalement s’intéresse à autre chose. Il a mis un terme à toutes ses activités, à la stupéfaction de tous. Il envisage de faire autre chose, mais quoi ? Les deux hommes partent ensemble en avion jusqu’au domicile de Bernard.

 

Chapitre 5

 

Section I

 

A la tombée de la nuit, Lenina et Henry abandonnent leur partie de golf. Ils partent en hélicoptère et voient les membres des castes inférieures qui rentrent chez eux en monorail. De même les castes inférieures vivent dans d’énormes casernes, tandis que les Alphas et les Bêta vivent dans des maisons plus petites. Ils passent au-dessus du crématorium dont les fumées sont recyclées pour produire du phosphore. Chaque caste est néanmoins satisfaite de sa condition grâce au conditionnement : « chacun travaille pour tous les autres, nous ne pouvons nous passer de personne ». Dans cette société ordonnée : « Tout le monde est heureux ». Après avoir dîné à la salle à manger de l’immeuble d’Henry, ils terminent le repas avec un peu de soma puis traversent la rue pour aller danser dans un cabaret qui vient d’ouvrir depuis peu de temps. La musique de l’établissement vante les bienfaits du soma, le « flacon que j’aime ». Plusieurs doses plus tard, plongés dans leur bonheur artificiel, ils regagnent le domicile d’Henry. Lenina n’oublie cependant pas de prendre toutes les précautions anticonceptionnelles réglementaires.

 

Section II

 

Un jeudi sur deux, à l’occasion du jour des Offices de la Solidarité, Bernard Marx se rend en taxicoptère à la Chanterie, dont le bâtiment en pseudo marbre blanc de carrare se distingue par son horloge appelée « Big Henry ». Dans une des 7000 pièces de la Chanterie, Bernard Marx se retrouve parmi un groupe de 12 personnes composé de 6 hommes et de 6 femmes en alternance autour d’une table. A coups de formules rituelles et de coupe de l’amitié remplie de soma, les 12 personnes participent à un office s’inspirant de l’eucharistie chrétienne. Bernard Marx fait semblant de ressentir une extase comme les autres participants, mais en réalité il est parfaitement réfractaire au rituel. Il se sent isolé et différent des autres.

 

Chapitre 6

 

Section I

 

Au fil des semaines, Lenina Crowne trouve Bernard Marx de plus en plus bizarre. Elle se demande même si ce voyage en Amérique avec lui est une bonne idée. Pourtant il est un des rares en tant que psychologue Alpha-Plus à avoir une accréditation pour visiter une Réserve à Sauvages. Lenina ne voudrait manquer cette opportunité pour rien au monde. Cependant, elle le trouve inquiétant dans sa manie de préférer faire des activités dans l’intimité (promenades en amoureux notamment) en évitant soigneusement la foule. Il évite de prendre du soma, préférant rester lui-même et désagréable, plutôt qu’un autre aussi gai soit-il. Il veut ressentir les choses, mais c’est interdit car cela menace la communauté. Mais en dépit de toutes ces bizarreries, Lenina trouve Bernard attirant.

 

Section II

 

Le directeur de Bernard Marx signe à contrecœur son autorisation pour se rendre dans une Réserve à Sauvages car elle est sur papier à entête au nom de l’Administrateur Mondial Mustapha Meunier. Il n’approuve pas la conduite privée individualiste de Bernard qui nuit à l’image de son Centre. A la surprise de Bernard, le directeur lui confie néanmoins une anecdote personnelle, quand vingt cinq ans auparavant, son amie de l’époque disparut dans la même réserve lors d’une visite similaire.

 

Section III

 

Bernard et Lenina arrivent en fusée à la Nouvelle-Orléans et dorment dans un des hôtels luxueux que Lenina affectionne par-dessus tout. Le lendemain matin, ils partent pour la réserve qui est entourée d’une clôture électrique. A l’intérieur, vivent environ 60 000 personnes qui conservent leurs coutumes : famille, mariage, religion, etc. Helmholtz Watson apprend par téléphone à Bernard Marx qu’il va être muté en Islande dans un sous-centre car il ne respecte pas les conventions sociales de sa caste. Bernard est abattu par la nouvelle et se détend avec une dose de sauma, dans le voyage en avion qui l’amène à la réserve en compagnie de Lenina.

 

Chapitre 7

 

Quittant l’auberge, Bernard et Lenina gravissent la montagne, accompagnés de leur guide, en direction du pueblo de Malpais. Arrivés au sommet, ils découvrent un village indien très différent de leur monde : les indiens sentent mauvais, les ordures s’entassent, les femmes donnent le sein à leurs bébés. Pire encore, les vieux indiens sont édentés, ridés, amaigris. Ils ne gardent pas leur jeunesse intacte jusqu’à soixante ans comme dans le monde de Bernard et de Lenina. Cet univers choque Lenina qui regrette d’avoir oublié son soma à l’auberge, mais émerveille Bernard. Sur la place du village, ils assistent à une curieuse cérémonie au cours de laquelle un jeune homme de dix-huit ans se fait flageller jusqu’au sang, au milieu des chants et du battement des tambours, pour faire venir la pluie et faire pousser le blé. L’homme tombe finalement sous les coups et la foule se disperse. Lenina est horrifiée. Bernard et Lenina font alors la connaissance de John, un homme blanc, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, habillé comme un indien. Il leur présente sa mère, prénommée Linda, qui est en réalité la compagne du directeur de Bernard qui avait disparu dans la réserve vingt-cinq ans auparavant. Linda est obèse, abîmée par les années et sent l’alcool. Elle leur raconte l’enfer qu’elle a vécu pendant toutes ces années dans la réserve, loin, très loin de la civilisation, dans un univers radicalement différent du sien.

 

Chapitre 8

 

John raconte sa vie à Bernard Marx. Il lui montre la petite maison dans laquelle il vit avec sa mère en dehors du village. Il lui parle des amants de sa mère, souvent mariés et de leurs femmes jalouses qui viennent ensuite la frapper. Il explique que l’un d’eux, prénommé Popé, a commencé à rapporter de l’alcool à sa mère qui se met à boire de plus en plus et se laisse aller. Enfant, il écoute souvent sa mère qui lui parle de « Là-bas », cet autre monde d’où elle vient. Il écoute aussi les vieillards du pueblo raconter des histoires indiennes étranges et merveilleuses sur Jésus, Marie, le Grand Aigle, etc. Plus tard, Linda lui apprend à lire. Popé ramène un jour un vieux livre de Shakespeare que Linda offre à John. Plus John aime les mots dans le livre, plus il déteste Popé et son oisiveté. Un jour il frappe Popé avec un couteau, mais il n’arrive pas à le tuer. A quinze ans, John apprend à travailler la glaise, puis à façonner l’arc. A seize ans, il connaît sa première déception amoureuse : la jeune Kiakimé qu’il aime en épouse un autre. John est souvent seul, victime du mépris des autres adolescents pour le fils d’une étrangère. Bernard Marx partage cette solitude avec le jeune sauvage. Soudain, une idée lui vient à l’esprit, un esprit de vengeance : il envisage de se servir de John contre le directeur qui veut l’expédier en Islande. Il propose à John et à sa mère de le suivre à Londres. Le jeune sauvage est enthousiaste et se prend à rêver d’un monde meilleur…

 

Chapitre 9

 

Lenina avale six comprimés de soma dès son retour à l’auberge. Pendant que sa compagne plonge dans un monde merveilleux sous l’emprise de la drogue, Bernard peaufine son plan. Il se rend en hélicoptère à Santa-Fé où, arguant un intérêt scientifique, il obtient de Mustapha Meunier l’autorisation de ramener John et sa mère à Londres. Pendant ce temps, à l’hôtellerie, John s’introduit dans la chambre de Lenina en cassant une vitre. Il contemple la jeune femme sous l’emprise du soma, puis se sauve à l’arrivée de Bernard Marx.

 

Chapitre 10

 

Le directeur s’apprête à faire un exemple public en sanctionnant Bernard Marx devant les meilleurs collaborateurs du centre. Mais la démonstration se retourne contre le directeur : Bernard fait entrer Linda qui se jette au coup de son ancien amant. John fait ensuite son entrée et se met à genoux devant lui en l’appelant « père ». Les rires éclatent, énormes, en rafales successives. Humilié, le directeur s’enfuit.

 

Chapitre 11

 

Le directeur a démissionné, mais son fils est la coqueluche du tout Londres. Linda quant à elle est pestiférée car le simple fait d'être une mère est une obscénité. Par-dessus tout, son physique est une abomination. Mais Linda ne souhaite pas être vue, seul compte les doses de soma qu’elle ingurgite les unes après les autres quitte à raccourcir dramatiquement son existence, car tel est le prix à payer pour les moments d’éternité qu’il procure. Le sauvage est au centre de toutes les attentions et Bernard, son gardien attitré, devient un personnage de toute première importance. Le succès lui monte à la tête. De son côté, Mustapha Meunier suit attentivement l’évolution des événements et lit régulièrement les rapports que Bernard lui adresse au sujet du sauvage. Ce dernier semble s’adapter assez vite à la technologie du monde civilisé, mais il refuse catégoriquement de prendre du soma. En visitant l’école supérieure d’Eton, John découvre avec stupéfaction, lors de la diffusion d’un documentaire, que les indiens des réserves et leur mode de vie sont la risée des étudiants. Le soir, occupé par un rendez-vous galant, Bernard demande à Lenina d’emmener John au cinéma sentant. La jeune femme est euphorique, elle voit une occasion de pouvoir faire l’amour avec le sauvage qui au fil des mois lui plait de plus en plus. Ils visionnent un film moralisateur, condamnant les relations amoureuses exclusives. Lenina trouve le film ravissant, tandis que John le trouve horrible. Pour Lenina, la soirée se termine mal, John la raccompagne chez elle, mais à se plus grande surpris il l’éconduit. Elle prend trois grammes de soma pour oublier son chagrin.

 

Chapitre 12

 

Alors que Bernard organise une soirée à son domicile avec plusieurs grands pontes dont l’archi-chantre de Canterbury, le sauvage refuse de se montrer et reste enfermé dans sa chambre. Lenina qui s’était rendue à l’invitation de Bernard dans l’espoir de revoir John sombre dans une mélancolie inaccoutumée. Les invités affichent leur mépris vis-à-vis de Bernard Marx et s’en vont fort mécontents. Au même moment, dans son bureau, Mustapha Meunier censure un livre qui remet en cause la course effrénée au bonheur. Le lendemain, Bernard trouve un peu de réconfort à ses misères en se confiant à ses deux seuls amis : John le sauvage et Helmholtz qui est en conflit avec les autorités. Ces deux-là éprouvent d’ailleurs de la sympathie l’un pour l’autre. A tel point que Bernard en ressentait une jalousie cuisante.

 

Chapitre 13

 

Henri Foster propose un cinéma sentant à Lenina Crowne qui décline l’invitation à son plus grand étonnement. Lenina n’a que faire des hommes qui passent dans sa vie, elle n’en veut qu’un seul qui l’obsède : John. Sur les conseils de Fanny, Lenina se décide à faire le premier pas et se rend chez le sauvage. Ce dernier lui avoue son amour : il admire tellement Lenina qu’il veut accomplir quelque chose pour être digne d’elle. La jeune femme ne comprend pas, pour elle ce n’est pas nécessaire. Pour John, un amour ne peut être consommé que dans un mariage indissoluble, notion totalement étrangère à Lenina. L’incompréhension entre eux est à son paroxysme quand Lenina commence à se déshabiller, sûre d’être désirée sexuellement par John. Le sauvage terrorisé devient comme fou, rejette violemment les étreintes de la jeune femme, la traite de « catin » et de « courtisane ». Lenina épouvantée se réfugie dans la salle de bains. John lui passe ses vêtements par le vasistas. Il passe un coup de fil puis disparaît.

 

Chapitre 14

 

Le sauvage arrive à l’hôpital de Park Lane pour mourants où sa mère vient d’être admise. Il n’y a plus d’espoir, elle est condamnée. Des enfants vagabondent entre les lits de mourants : il sont là pour être conditionnés à la mort. Linda qui délire ne reconnaît pas tout de suite John, elle croit voir Popé. Elle meurt après avoir prononcé le nom de son fils.

 

Chapitre 15

 

Le sauvage prend conscience que Linda était l’esclave du soma et que cette drogue l’a tuée. Il prend la parole alors qu’il assiste à une distribution de soma à des Deltas dans les couloirs de l’hôpital, accusant la précieuse drogue d’être un poison. Alertés par téléphone, Bernard et Helmoltz accourent à l’hôpital. John se bat avec les Deltas et jette les cachets de soma par la fenêtre au nom de la liberté, Helmoltz vient lui prêter main forte. Des policiers arrivent et répandent dans l’air d’épais nuages de vapeur de soma qui calment les combattants. Bernard, Helmoltz et John sont emmenés par les policiers.

 

Chapitre 16

 

Les trois fauteurs de trouble sont convoqués dans le bureau de l’administrateur Mustapha Meunier. Le sauvage admet ouvertement qu’il n’aime pas la civilisation au grand dam de Bernard. Mustapha cite un passage de Shakespeare, le visage du sauvage d’éclaire. L’administrateur fait les lois, il peut les enfreindre. Il a lu un livre interdit. Tout ce qui est vieux est interdit, place à la nouveauté. Mustapha explique que seul compte la stabilité du monde : les gens sont heureux car ils sont à l’aise, ils sont en sécurité, il ne sont jamais malades, ils n’ont pas peur de la mort, ils ignorent la passion et la vieillesse. Les castes apportent la stabilité, chaque être reste à son niveau. Et si par hasard quelque chose va de travers, il y a le soma. L’art et la science sont muselés car considérés comme dangereux pour la stabilité. L’administrateur leur apprend que la punition qui va leur être appliquée va en réalité être une récompense : il vont être envoyés sur une île où la société est composée de gens intéressants qui ont des idées indépendantes bien à eux, en un mot qui sont quelqu’un. Bernard Marx s’effondre à cette annonce, tandis Helmoltz Watson choisit une île au climat hostile plus propice selon lui à l’écriture.

 

Chapitre 17

 

Le sauvage reste seul avec Mustapha Meunier. Ce dernier lui avoue qu’en plus de l’art et de la science, la religion est un sujet qui l’a toujours vivement intéressé. Il sort de son coffre une Bible, ainsi que divers ouvrages religieux. Mais ceux-ci doivent rester cachés car le religieux est devenu superflu dans cette société où l’on reste jeune et où l’on est prospère. Le sauvage reproche à la civilisation de se débarrasser de tout ce qui est désagréable au lieu d’apprendre à s’en accommoder. Le sauvage réclame le droit d’être malheureux, l’administrateur promet de le lui accorder.

 

Chapitre 18

 

Le sauvage retrouve Bernard et Helmoltz qui lui disent au revoir : ils partent vers les îles. John a demandé à l’administrateur de pouvoir les suivre, mais ce dernier a refusé, voulant poursuivre l’expérience. Le sauvage a finalement choisi pour ermitage un vieux phare perché sur la côte anglaise. Il passe la première nuit à prier et choisit de vivre là parce que la vue est si belle qu’il a l’impression de contempler l’incarnation d’une chose divine. Pendant les premiers jours, il vit seul sans être dérangé. Il espère pouvoir vivre là en chassant des lapins et en cultivant son jardin, mais des travailleurs agricoles le surprennent en train de se flageller. Trois jours plus tard, les reporters arrivent. John chasse l’un d’eux à coup de pied dans le derrière, mais d’autres reporters arrivent à leur tour. L’un d’eux, Darwin Bonaparte filme le sauvage pendant qu’il se flagelle, coupable qu’il se sent de repenser à Lenina. Il sort un film, « le Sauvage de Surrey » qui rencontre un vif succès. Dès ce moment, la retraite de John est troublée par un flot ininterrompu d’hélicoptères de curieux qui l’observent comme une bête sauvage. John attaque Lenina alors que celle-ci se joint aux curieux avec Henri. Le lendemain, il se réveille et dégoûté par ce qu’il a fait, il se pend dans la cage d’escalier du phare.

 

Par Eloïs LOM - Communauté : Lecture sans frontières
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés