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  • : Présentation et publication intégrale de mon ouvrage de science-fiction appelé le Mensékhar
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:20

 

L'empire galactique est divisé en deux factions qui s'opposent au sein du Grand Conseil, le parlement de l'empire : les blancs et les noirs. J'ai fait ce choix en référence au jeu d'échec qui voit s'affronter deux camps représentés par ces deux couleurs.

 

Echecs.JPG

 

Les luttes qui opposent les deux factions de l'empire dans le Mensékhar font penser à une partie d'échec : les coups sont calculés par avance et les personnages de l'histoire représentent autant de pions sur l'échiquier. Cette allusion aux échecs est souvent évoquée dans le roman, à commencer par le chapitre 12 dans lequel Adonis affronte Sappho aux échecs.

 

Les blancs sont favorisés par le pouvoir impérial depuis la fondation de l'empire. Comme ils regroupent deux castes, ils bénéficient de deux tiers des sièges au sein du Grand Conseil : un tiers pour les savant et un tiers pour les nobles.

 

Les noirs sont des militaires : ils ne possèdent qu'un tiers des sièges. Etran a voulu cette répartition pour neutraliser le pouvoir déjà considérable des militaires qui ont la force avec eux.

 

Les noirs sont dans l'opposition depuis 100 000 ans, ce qui génère de fortes tensions. Pour apaiser ces tensions, les deux factions s'opposent une fois par an au cours de la joute des couleurs. Cet affrontement sportif est sans conséquence politique, mais a le mérite de captiver les protagonistes comme dans la Rome Antique : "du pain et des jeux".

 

Au moment où commence le Mensékhar, les règles de la joute des couleurs vont être radicalement modifiées par l'empereur Sheshonq. En cas de victoire des blancs, la princesse Sappho devra s'exiler loin de la Cité Interdite, en cas de victoire des noirs, leur représentation au Grand Conseil sera doublée (ce qui aurait pour conséquence une stricte parité entre les deux factions).

 

Cette décision va bouleverser l'équilibre des forces en présence, ce qui aura pour conséquence de donner les pleins pouvoirs à Sappho et à Oued dans la deuxième partie du Mensékhar.

 

L'idée des factions et des couleurs m'a été inspirée par l'histoire de l'Empire Byzantin (330 à 1453 de notre ère). Il y avait deux factions principales et deux mineures à Constantinople : les bleus associés aux rouges et les verts associés aux blancs.

 

A l'origine, ces factions regroupaient les supporters des différentes équipes qui s'affrontaient dans les courses de char. L'hippodrome de Constantinople était l'un des principaux monuments de la capitale et les courses de char qui s'y déroulaient rythmaient la vie de la cité. Il avait une capacité d'accueil de près de 100 000 spectateurs.  

 

Le bas relief ci-dessous représente l'empereur Théodose Ier le Grand présidant les courses de l'hippodrome vers 390 de notre ère, entouré de son épouse, de ses deux fils, Arcadius et Honorius, et des dignitaires la cour : 

 

Course hippodrome Constantinople

 

Par la suite, les factions vont représenter les oppositions politiques et religieuses de l'Empire Byzantin qui, compte tenu de la complexité de l'esprit byzantin (d'où l'expression "querelles byzantines"), étaient innombrables.

 

Les verts regroupaient les artisans et commerçants d'origine modeste et soutenaient les concepts religieux orientaux comme le monophysisme. Les bleus, plutôt romains et patriciens soutenaient l'orthodoxie religieuse des conciles. Chacune des factions avait sa tribune dans l'hippodrome.

 

Les factions s'organisaient en véritables milices et pouvaient parfois s'opposer physiquement. Ces tensions entre factions furent à l'origine de nombreuses révoltes dont les plus célèbres furent :

- la révolte contre Anastase en 512

- la sédition Nika contre Justinien en 532 qui ébranla l'empire : la basilique Sainte Sophie, le sénat et le palais impérial incendiés brûlèrent pendant trois jours. La détermination de l'impératrice Théodora sauva le trône et l'insurrection se termina dans un bain de sang (au moins 30 000 personnes furent massacrées dans l'hippodrome).

 

Cette mosaïque de la basilique San Vitale de Ravenne représente l'impératrice Théodora qui présente une offrande :

 

Theodora-imperatrice.jpg 

 

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Published by Eloïs LOM
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