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  • : Présentation et publication intégrale de mon ouvrage de science-fiction appelé le Mensékhar
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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 15:45

 

         Le vaisseau impérial entouré d’une escouade de navettes bondées d’Immortels traversait les cieux de l’univers en direction de la planète Phylis, située au coeur de la galaxie d’Istro.

         Les Immortels venaient à peine de prendre le contrôle de la Cité Interdite lorsque Oued les avait à nouveau mobilisés en vue d’une autre mission : retrouver le Proèdre Adonis et le ramener sur Gayanès dans l’entourage de l’Impératrice.

         Oued, assis devant la fenêtre de sa chambre, était pensif. Il regardait inlassablement les étoiles briller dans les ténèbres en songeant aux derniers événements survenus dans la Cité interdite. Il venait enfin d’accéder à son rêve le plus cher, réalisant les ambitions démesurées qu’il s’était fixé au cours de son adolescence.

         Elevé avec les enfants impériaux, il se revoyait jouant dans les jardins de la Cité Interdite en compagnie de Sheshonq et de sa soeur. Les enfants ne cessaient pas de se chamailler, Oued et Sappho prenant un malin plaisir à persécuter Sheshonq. Les deux aînés en réalité jalousaient leur cadet, l’héritier de l’univers.

         Parmi des milliards d’êtres humains, la providence avait désigné Sheshonq pour devenir le Maître des protonyx et par conséquent le maître de l’Empire d’Etran. La providence avait désigné un enfant terne et frustré pour dominer l’humanité. Sheshonq tirait gloire de sa naissance et méprisait ses compagnons de jeu, voulant les obliger à l’honorer et à le respecter comme s’il était déjà empereur.

         Par son attitude, il ne récoltait que des sarcasmes de la part d’Oued et de Sappho. Les deux enfants ne cessaient pas de lui jouer des tours, s’alliant toujours ensemble contre lui. Sappho, plus âgée, avait toujours considéré que le trône lui revenait de droit. Oued vibrait pour  cette adolescente envoûtante, froidement égoïste, parfaitement consciente de sa beauté, provocante jusqu’à étaler son tribadisme. Il rêvait de l’épouser et de régner à ses côtés.

         Il n’avait  plus qu’à retrouver Adonis pour que le rêve devienne réalité. Sappho le lui avait promis et elle tiendrait sa promesse. Elle lui accorderait sa main s’il lui ramenait son protégé. Mais la situation ainsi créée ne satisfaisait pas Oued. Adonis serait là, toujours interposé entre Sappho et lui.

         Le Commandeur amoureux de la belle Princesse depuis des dizaines d’années n’avait jamais éprouvé de la jalousie en voyant la femme qu’il aimait s’abandonner à d’autres femmes tandis qu’elle l’ignorait superbement. Il avait compris que Sappho ne pourrait jamais l’aimer non pas parce qu’il ne lui plaisait pas, mais tout simplement parce qu’il était un homme. Cette princesse exécrait les mâles et tout ce qu’ils représentaient pour elle : brutalité, force virile et assouvissement des femmes.

         Lorsque Sappho rejetait ses avances, Oued ne se remettait pas en cause. Il s’était même surpris à regretter de ne pas avoir été une femme afin d’avoir pu partir librement à la conquête de la belle Princesse. Il s’était imaginé en femme, amante de Sappho. Il tenait la Princesse dans ses bras, la pressait contre ses seins, embrassait sa bouche voluptueuse.

         Oued s’était fait une raison. Il avait accepté les travers de Sappho et aimait secrètement la Princesse, acceptant que cet amour ne soit pas partagé. De plus, les amantes de la Princesse ne constituaient pas à ses yeux des rivales sérieuses. Il ne se battait pas sur le même terrain qu’elles. N’était-il pas un homme, tandis qu’elles n’étaient que des femmes ?

         L’intrusion d’Adonis avait bouleversé ce fragile équilibre. Oued était confronté à un homme, ne fut-il qu’un adolescent. Et il avait perdu la partie avant même d’avoir commencé à la jouer. Sappho s’était immédiatement enflammée pour le jeune garçon et lui avait accordé ses faveurs, surpassant son dégoût naturel pour les hommes.

         Adonis était beau comme un dieu. Ses cheveux dorés et bouclés rehaussaient un visage aux traits finement découpés. Nouvel Apollon, imberbe, d’une beauté pubère éternelle presque féminine, il était dépouillé des caractéristiques viriles que Sappho exécrait. Peut-être était-ce ce côté adolescent qui avait séduit la Princesse ?

         Oued ne pouvait pas se résoudre à accepter ce rival, lui le grand chef militaire qui avait mené et gagné la dernière guerre contre les Amazones. Ses soldats admiraient sa vaillance et son esprit de commandement. Il n’avait jamais montré le moindre signe de faiblesse. Tout le monde s’accordait à faire ses louanges. Pourquoi Sappho n’appréciait-elle pas aussi ses qualités ?

         Elle s’était amourachée au contraire d’un adolescent qui manquait terriblement de confiance en lui. Là où le bas blessait, c’était qu’Oued s’était une fois confronté à Adonis dans un domaine pourtant où il excellait : le combat. Le jeune homme à la silhouette fragile avait alors battu le vieux soldat expérimenté. Cet échec hantait le Commandeur.

         Oued réfléchissait à une solution qui lui permettrait de l’emporter définitivement sur Adonis. Il ne pouvait pas faire assassiner le jeune homme comme il l’avait un moment envisagé. Sappho ne lui pardonnerait jamais ce crime et le maudirait à jamais. Il devait faire preuve de beaucoup plus d’imagination.

         Une main douce comme la soie le caressa tendrement dans le cou, le tirant de ses sombres pensées.

         - Tu m’inquiètes Oued, fit une voix suave. Tu es prostré devant cette vitre depuis notre départ de Gayanès.

         Le Commandeur fixa les yeux tristes de la jeune fille. Elia était perdue depuis qu’elle avait été abandonnée par Eden et elle avait besoin de beaucoup plus d’aide que l’homme pour lequel elle s’inquiétait. Le Commandeur lui avait offert sa protection en échange des révélations qui avaient permis de compromettre le Proèdre. Depuis, Elia ne cessait plus de le suivre. Excédé au début par cet attachement excessif, il s’était finalement habitué à sa présence et en avait presque fait sa confidente.

         - Je songeais aux difficultés qui nous attendent sur Phylis, avoua t-il.

         Elia repoussa ses longs cheveux noirs en arrière avec ses mains.

         - Je connais un peu la capitale de la planète, dit-elle. Cette ville est immense et complètement désordonnée. Il sera difficile de retrouver Eden et Adonis dans ce labyrinthe urbain.

         Oued fut amusé par l’inquiétude de la jeune fille. Il ne songeait pas du  tout au même problème qu’elle et il le lui fit savoir.

         - Ce n’est pas cela qui m’inquiète. Je dispose d’un moyen infaillible pour retrouver nos deux fugitifs. Je me donne moins d’une journée pour leur mettre la main dessus.

         - Tu comptes déployer le maximum d’Immortels sur Phylis 1 afin de ratisser la ville ?

         - Pas du tout. La flotte qui nous accompagne n’a qu’un seul but : nous assurer le contrôle de Phylis face à la police de Wacé.

         Elia ne cacha pas son étonnement.

         - Comment pourras-tu alors mener à bien ta chasse à l’homme si tes soldats sont mobilisés contre ceux de Wacé ?

         Oued estima qu’un long discours n’était pas nécessaire pour expliquer la situation à la jeune fille. Il décida de lui montrer la chose.

         - Suis-moi, ordonna t-il.

         Il quitta sa chambre suivit par Elia. La jeune fille était pratiquement obligée de courir tellement il pressait le pas devant elle. Ils montèrent dans un ascenseur qui leur fit traverser le vaisseau pour gagner les étages supérieurs. Le vaisseau en forme de diamant abritait le poste de pilotage et les appartements du personnel dans la pointe, à l’extrémité inférieure. La partie supérieure, la plus large, couverte de spaciodromes était destinée à accueillir les navettes et le fret.

         L’ascenseur les déposa sur l’une des nombreuses pistes d’envol qui permettaient de libérer les centaines de navettes contenues dans le vaisseau impérial. Les hangars contenant les vaisseaux avaient été ouverts, en perspective de l’arrivée prochaine sur Phylis. Des Immortels en arme surgissaient de tous les côtés et montaient dans les appareils affrétés à tour de rôle.

         Ces navettes qui pouvaient toutes ouvrir des portes dans l’espace-temps pour traverser à une vitesse record l’univers étaient grandes consommatrices d’énergie. Mais leur système de propulsion actionné par de micro explosions thermonucléaires était très économique.

         Oued et Elia montèrent dans une petite voiture pour traverser la piste du spaciodrome en direction de la zone de fret. La porte d’accès s’ouvrit sur un gigantesque puits sombre dont on n’apercevait pas le fond. Une route descendait en tire-bouchon le long des entrepôts du vaisseau impérial. Oued arrêta le véhicule devant l’un des premiers entrepôts. Sur la porte métallique, Elia déchiffra l’avertissement en lettres majuscules rouges : « Ne pas entrer. Danger. »

         Oued actionna l’ouverture de la porte en composant le code d’accès. Le mur de fer se mit en branle et se souleva pour libérer l’accès à l’entrepôt. L’intérieur de la pièce était plongé dans la pénombre et Elia se retrouva devant un rideau noir. La lumière éclaira subitement la pièce, laissant découvrir la chose.

         Elia, paralysée par la peur, resta prostrée sur place. Son doux visage se crispa, ses traits se tordirent de terreur. Elle ouvrit la bouche pour crier, mais aucun son n’en sortit. Elle attendait la mort résignée, mais celle-ci ne vint pas.

         Reprenant ses esprits, elle constata avec soulagement que la bête était enfermée dans une cage. L’animal avait beau frapper les barreaux de toutes ses forces avec sa tête, le métal résistait. Le moment de panique terminé, elle eut même le courage de s’approcher de la cage pour satisfaire sa curiosité.

         Le protonyx qu’elle avait devant elle était en fin de compte moins terrifiant que les descriptions qu’on avait pu en faire. Il était un peu plus grand qu’un homme et ses lourdes pattes étaient impressionnantes. Sa tête de reptile ressemblait à celle d’un serpent, mais en plus grosse.

         - Ce protonyx ne ressemble pas à ce que j’imaginais.

         - Que veux-tu dire ? Demanda Oued.

         - Je les voyais plus grands et plus dangereux.

         - Il est en cage, rappela Oued. Totalement inoffensif. Tu serais peut-être moins fière si je le laissais sortir.

         Elia frissonna. L’animal était neutralisé et ne représentait plus aucun danger pour elle. Mais elle n’osait pas imaginer ce qu’il adviendrait s’il devenait soudainement libre de ses mouvements. Elle se mit même à douter de la solidité de la cage.

         - Ne peut-il pas se sauver ?

         - Ce métal est indestructible, certifia Oued.

         Elia soupira de soulagement. Elle reprit lentement ses esprits, tandis que l’animal, excité par l’odeur humaine, frappait de plus belle contre les barreaux de sa cage. La jeune fille en avait oublié les raisons qui avaient conduit Oued à lui montrer l’animal.

         - Que veux-tu faire de ce monstre ?

         - Il va nous aider à retrouver Eden et Adonis, sourit Oued.

         - Je ne vois pas le rapport.

         - Les protonyx vont toujours vers leurs semblables. Eden et Adonis sont des descendants d’Etran.

         Elia n’était pas sûre d’avoir bien compris.

         - Eden et Adonis ne sont pas des protonyx.

         - Bien sûr que non, reprit Oued exaspéré par les questions de la jeune fille. Les protonyx qui ont été créés par le Premier Empereur savent détecter ses descendants.

         Elia, dubitative, hocha la tête pour montrer qu’elle avait compris le raisonnement du Commandeur. De multiples questions lui venaient encore à l’esprit.

         - Comment vas-tu contrôler ce protonyx ? Si tu veux qu’il retrouve Eden et Adonis, il faudra le laisser en liberté dans Phylis 1. Il va semer la mort sur son passage parmi les habitants de la ville.

         Oued s’approcha de la cage et saisit un objet en métal accroché à l’une des grilles. Le protonyx essaya de le mordre, mais les barreaux étaient suffisamment resserrés pour l’empêcher de passer sa tête au travers. Oued montra l’objet, croisement de lames métalliques qui formaient un coffret de la taille de la tête du protonyx.

         - Le monstre ne pourra mordre personne car nous lui passerons cette muselière sur le visage.

         Oued se félicitait de cette idée. Il l’avait eue pendant que Sappho était allée affronter les protonyx sur Iadès. Il avait alors immédiatement ordonné à quelques-uns de ses hommes d’endormir l’un de ces monstres et de le lui rapporter sur le vaisseau impérial. Il possédait ainsi le moyen le plus rapide et le plus efficace pour retrouver les deux proèdres.

         A cet instant, sa bague scintilla et projeta l’image en trois dimensions du capitaine du vaisseau impérial dans la pièce.

         - Nous venons de nous positionner en orbite autour de Phylis, Commandeur, fit l’image. Vous pouvez vous apprêter à débarquer sur la planète.

         - Je vais embarquer dans une navette, fit Oued. Ordonnez aux troupes immortelles de commencer à prendre le contrôle de Phylis.

         - A vos ordres.

         La bague s’éteignit en même temps que l’image en trois dimensions.

         Oued referma l’entrepôt et remonta dans le véhicule en compagnie d’Elia. Ils reprirent le chemin inverse, traversèrent de nouveau la piste du spaciodrome et s’arrêtèrent devant une porte qui était réservée au Commandeur. Poursuivant à pied, ils empruntèrent une passerelle qui les amena directement dans la navette.

         Le Commandeur prit personnellement les commandes de l’appareil. Sans perdre un instant, il remonta la passerelle et verrouilla les portes. Les ailes se redressèrent, parallèles au sol, la cabine de pilotage s’abaissa pour laisser apparaître la piste de décollage derrière les vitres libérées.

         La navette fut propulsée hors du vaisseau impérial et se dirigea vers l’immense sphère grise appelée Phylis. Oued guida son approche et positionna son appareil au-dessus de la grisaille. Seules quelques villes qui émergeaient ça et là rompaient la monotonie de la mer de nuages qui défilait inlassablement sous la navette.

         - Je n’aime pas cette planète, soupira Elia. Elle est beaucoup trop inhospitalière.

         Phylis 1 apparut à l’horizon. Oued rassura la jeune fille.

         - Tu n’y resteras pas longtemps. Tu regagneras le vaisseau impérial dès que tu m’auras déposé sur la planète.

         - Je veux rester avec toi, protesta la jeune fille.

         - Phylis n’est pas un monde pour toi. Les Immortels vont bientôt y déclencher une guerre.

         Oued souhaitait rencontrer Syris avant de s’aventurer à la recherche d’Eden et d’Adonis dans la ville du bas. Il avait appris que la Doyenne logeait dans les appartements du sparapet. Il dirigea sa navette vers le spaciodrome supérieur et s’engouffra dans les entrailles de la pyramide de métal, un peu en dessous de la pointe en verre du sommet.

         Oued mit pied à terre sur Phylis 1 dès qu’Elia eut déclenché l’ouverture des portes de l’appareil. Conformément aux instructions qui lui avaient été confiées par le Commandeur, elle décolla immédiatement après afin de regagner le vaisseau impérial.

         Elia avait fait un grand geste de la main au Commandeur de la cabine de pilotage avant de s’envoler. Oued se demandait ce qui avait bien pu le séduire chez cette jeune femme, gentille mais totalement dépourvue d’esprit. Il se reprochait même d’avoir entretenu une liaison avec elle. En y songeant un peu plus, il lui apparut qu’elle était extrêmement séduisante, possédant un petit côté sauvage qui ne pouvait pas le laisser indifférent.

         Elia avait été formée dans l’entourage de Sappho. Même si elle ne possédait pas l’esprit de sa maîtresse, elle en avait copié le comportement et les attitudes. Oued aimait le corps d’Elia et sa manière de le mettre en valeur.

         Le Commandeur comprenait maintenant ce qui chez Adonis attirait Sappho. L’Impératrice se moquait éperdument des qualités du jeune homme, c’était son corps d’éphèbe qui l’intéressait, tout comme la beauté sensuelle d’Elia faisait vibrer les sens du Commandeur.

         Pendant que l’ascenseur l’emmenait vers les appartements du sparapet, le Commandeur se mit à apprécier différemment la situation qui se présentait à lui. Les pensées se bousculaient dans son esprit, l’envahissant de pensées confuses.

         La cabine de l’ascenseur s’arrêta et ses portes s’ouvrirent. Oued fit quelques pas sur la pelouse artificielle en direction de la bulle de verre de Syris. Au-dessus de la tête du Commandeur, la sphère holographique diffusait inlassablement ses images en provenance de la cité du bas. Le son était coupé, mais Oued devina que cette émission reliait la Doyenne avec l’expédition menée par Wacé.

         La Doyenne qui s’était assoupie avait cependant gardé ses sens en éveil. Elle ouvrit les yeux lorsqu’elle sentit la présence d’Oued le long de la paroi de verre de sa bulle.

         - Je ne t’attendais pas de sitôt, fit-elle sans cacher sa surprise.

         - Sappho souhaite retrouver Adonis le plus rapidement possible, expliqua Oued.

         - Mon pauvre, ironisa Syris. La femme que tu aimes te charge de lui ramener son amant. Ne te sens-tu pas ridicule ?

         - Pas du tout, car tu vas m’aider à abuser l’Impératrice. Dès que j’aurai récupéré Adonis, nous gagnerons Okara et tu transféreras mon cerveau dans son corps.

         La Doyenne se retourna nerveusement dans sa bulle.

         - Sappho ne sera pas dupe.

         - Peu importe, reprit Oued. Elle m’aimera car je posséderai ce qui la séduit chez Adonis : ce beau corps d’adolescent.

         - Et si je refuse ?

         - Les Immortels réduiront l’Apanama en une cité de cendres, menaça Oued.

         La Doyenne se plia aux bonnes grâces du Commandeur. Elle craignait la puissance destructrice des Immortels et ne souhaitait pas les provoquer. Mais elle ne s’avouait pas vaincue. Une fois avec Oued et Adonis dans la salle du Djed, elle pourrait encore retourner les événements en sa faveur.

         - Soit, fit-elle. Mais il te reste encore à retrouver Eden et Adonis avant Wacé.

         - Ce sera fait, assura t-il.

 

Chapitre 25                                                                                     Chapitre 27

 

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Published by Eloïs LOM
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