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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 18:19

 

J'ai lu 1984 de George Orwell à la fin des années 80, en 1989 plus précisément.

 

Le hasard de la date n'est pas anodin, puisque le livre est un plaidoyer contre le totalitarisme et que 1989 a vu la chute de la plupart des régimes communistes héritiers du stalinisme.

 

1984 Georges Orwell

 

Le roman a été écrit en 1948, et se déroule en 1984 : 84 est l'inverse de 48, d'où le titre (en 1948, l'année 1984 évoquait un futur assez lointain).

 

1984 est un classique de la science-fiction que j'ai lu un peu avant de lire Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley. De ce fait, j'ai tendance à associer à à comparer les deux ouvrages, d'autant plus que leurs trames réciproques traitent des mêmes thèmes bien que de manière très différente :

- le récit commence après une guerre mondiale

- les sociétés sont hyper totalitaires : elles ne contrôlent pas que la vie politique, mais également les moindres détails de la vie privée (il est même interdit d'aimer)

- il n'y a aucune issue en dehors de ces systèmes totalitaires, toute rebellion ou même la moindre contestation est écrasée.

 

Des deux romans, j'ai préféré Le meilleur des mondes.

 

En 1989, j'avais trouvé que 1984 "datait" un peu car les régimes totalitaires dont s'était inspiré le roman s'étaient tous écroulés. Le nazisme avait été vaincu dans l'apocalyse de la Seconde Guerre Mondiale et les régimes communistes s'effondraient les uns après les autres à la suite du mur de Berlin. Le spectre du totalitarisme version vingtième siècle s'éloignait définitivement.

 

Le totalitarisme du Meilleur des mondes, me semblait (et me semble encore) plus d'actualité par rapport à notre société contemporaine. J'expliquerai pourquoi dans un prochain article à propos de ce second ouvrage.

 

1984 n'en reste pas moins un livre de référence qui fait froid dans le dos. Le contrôle de la société par "Big Brother" est terrifiant. Non seulement la sphère publique est entièrement contrôlée, mais encore il ne reste plus aucun espace propice à la moindre intimité. Contrôle minutieux des pensées, négation de l'amour et de la sensualité par l'ensemble de la société, délation au sein de la famille, torture physique et morale, lavage de cerveau, destruction de la langue par la réduction continuelle du nombre de mots, parti unique, trucage de l'histoire, propagande, télésurveillance. Les hommes sont pires que des robots : ils n'ont plus la moindre humanité.

 

La vision de la société totalitaire de 1984 reste néanmoins un peu naïve et parfois caricaturale. 

 

Je ne vais pas dévoiler l'intrigue de 1984, car je pense qu'il vaut mieux lire un livre pour se faire une opinion et en saisir ainsi la quintessence.

 

Que l'on ait aimé ou non un ouvrage, il en ressort toujours quelque chose de sa lecture. Chacun y trouve sa vérité... 1984 ne peut pas laisser indifférent...

 

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Published by Eloïs LOM
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